La qualité de vie en Europe
Enquête Eurobaromètre, pays adhérents et candidats, 2002
Fécondité et famille dans une Europe élargie
Lire le rapport en entier, ou le résumé (en anglais)
Résultats clés
- Forte évolution culturelle conduisant à une diminution de la taille des familles et à une procréation plus tardive.
- Faibles taux de fécondité dans tous les pays, sauf en Turquie.
- Absence de démarcation entre l’UE 15 et les PAC 13 dans ce domaine.
- Les citoyens des PAC perçoivent la lutte contre le chômage, plutôt que des mesures de politique familiale, comme la meilleure manière pour l’État de promouvoir la vie de famille.
Orientations
- Des mesures en faveur des familles pourraient conjointement prévoir un soutien suffisant du revenu, une protection des mères contre la discrimination professionnelle, des mesures pour la réinsertion des parents sur le marché du travail et une assistance plus grande aux parents isolés.
- Une action visant à améliorer les structures de garde des enfants permettrait de mieux concilier les responsabilités professionnelles et familiales, et de trouver un meilleur équilibre entre travail et vie privée.
- Il convient de renforcer les mesures destinées à aider le tiers de femmes qui ne parviennent pas à atteindre la taille de famille qu’elles jugent idéale.
Contexte
Le faible taux de fécondité et les valeurs culturelles qui y sont associées – familles plus petites, mères plus âgées à la naissance de leur premier enfant, participation accrue des femmes au marché du travail – se retrouvent aujourd’hui dans les 28 pays (à l’exception de la Turquie). Cette situation se traduira à long terme par un vieillissement de la population et une moindre croissance démographique de l’Europe par rapport à d’autres grandes régions du monde et notamment par rapport aux États-Unis, où le taux de fécondité est actuellement supérieur de 40% à celui de l’Europe. La variation des profils de fécondité ne correspond cependant pas à une démarcation est-ouest. Les PA 10 enregistrent un taux de fécondité légèrement inférieur à celui de l’UE, et la Turquie est le seul pays de l’enquête où la fécondité est supérieure au taux de remplacement.
La baisse des taux de fécondité s’explique essentiellement par la proportion plus élevée de femmes sans enfants, par l’augmentation de l’âge moyen des femmes à la naissance de leur premier enfant, et par la propension croissante des femmes à rester célibataires. Dans tous les pays, sauf la Turquie, les femmes dont la descendance est finale (âgées de 40 à 64 ans) considèrent que la taille de leur famille n’atteint pas tout à fait celle qu’elles espéraient: alors que 60% environ de l’ensemble de ces femmes déclarent avoir atteint la taille idéale de leur famille, 30% environ (femmes généralement plus instruites) affirment ne pas avoir atteint cette taille idéale, et 11% environ l’avoir dépassée. Le fait de ne pas avoir eu la descendance espérée s’explique principalement, selon les personnes concernées, par des raisons d’ordre économique (coût de l’éducation d’un enfant et difficulté de logement) et par des problèmes relationnels et de santé au sein du couple.
Présentations faites aux conférences
- Mai 2005: Demographic changes in Europe: Implications for family policy (PDF, 122KB)
- Décembre 2004: No future without children: demographic developments in Europe (PDF, 44KB)
- Mai 2004: Family life in Europe (PDF, 47KB)
Informations complémentaires
- Lire le rapport de synthèse: Perceptions des conditions de vie dans une Europe élargie (résumé également disponible)
- Voir également le rapport descriptif (en anglais) de la première enquête sur la qualité de vie en Europe
