La qualité de vie en Europe
Etude Eurobaromètre, pays adhérents et candidats, 2002
Travailler et vivre dans une Europe élargie
Lire le rapport en entier (en anglais)
Orientations
- La croissance économique dans les PA 10 contribue à améliorer la satisfaction de vie.
- Le chômage de longue durée reste le facteur le plus préjudiciable à la qualité de vie.
- L’intégration sociale et la satisfaction de vie augmentent lorsque le niveau élevé d’emploi s’accompagne d’emplois de qualité.
- Des mesures visant à concilier la vie professionnelle et la vie familiale peuvent favoriser une participation accrue des femmes au marché du travail avec des répercussions positives à la fois sur les taux de fécondité et sur la prise en charge des soins.
- De manière générale, les résultats prônent une politique intégrée dans le domaine de l’emploi, qui conjuguerait des taux d’emploi plus élevés et des emplois de meilleure qualité avec une meilleure coordination de l’activité professionnelle et des prestations informelles à vocation familiale.
Vivre pour travailler?
Le chômage est une entrave à l’intégration sociale…
Dans les pays adhérents, 21% des chômeurs et 18% des retraités – contre 13% seulement des personnes interrogées occupant un emploi – font état d’un manque d’intégration sociale. La plupart des Européens sont également convaincus que le chômage est la première cause de pauvreté ou d’exclusion sociale: il s’agit, en effet, du facteur le plus fréquemment cité dans 9 des 13 PAC et dans 11 des 15 États membres de l’UE.
… et une cause directe d’insatisfaction à l’égard de la vie
La majorité des Européens conviennent que l’emploi n’est pas seulement une source de revenu, mais également de contacts sociaux, d’estime de soi et d’une plus grande qualité de vie. Les personnes interrogées qui ont connu le chômage pendant deux ans au moins au cours des cinq dernières années se déclarent moins satisfaites de la vie en général, de la vie de famille, de la vie sociale et de leur état de santé, que celles qui ont toujours occupé un emploi.
Partout en Europe, avoir un bon emploi est le premier facteur pour une vie de qualité
Le revenu et l’emploi apparaissent comme les deux principaux facteurs de satisfaction à l’égard de la vie dans les PAC 13. Dans l’UE 15, l’emploi exerce, à cet égard, une influence plus déterminante encore que le revenu. Le chômage a, de son côté, un impact négatif sur le degré de satisfaction. On peut donc conclure que ce n’est pas uniquement l’absence de revenu qui pèse au chômeur, mais l’absence d’un emploi en tant que tel. Plus que n’importe quelle autre mesure d’assistance sociale de type classique, la lutte contre le chômage est perçue comme une démarche essentielle pour améliorer la vie de famille et faire monter les taux de fécondité.
Travailler pour vivre?
Deux fois plus de travailleurs des PAC connaissent de mauvaises conditions de travail
24% déclarent avoir des conditions de travail physiquement éprouvantes, contre 12% seulement dans l’UE 15. 27% des travailleurs des PAC considèrent qu’ils travaillent dans des conditions psychologiquement difficiles contre 16% dans l’UE 15. Les travailleurs occupant des postes à faible autonomie ne sont que 14% dans l’UE contre 23% dans les PAC. Ils sont deux fois plus nombreux dans les PAC (30%) à travailler plus de 48 heures par semaine que dans l’UE 15 (15%). L’intensité du travail apparaît néanmoins légèrement plus élevée dans l’UE 15 (16%) que dans les PAC (12%).eport negative physical working conditions against only 12% in the EU 15.
Ceux qui ont un emploi sont plus satisfaits que ceux au chômage, mais la qualité du travail est important
Des conditions de travail difficiles nuisent au degré de satisfaction à plusieurs égards. Ceux qui font des heures supplémentaires, qui effectuent un travail intensif ou astreignant sur le plan physique ou psychologique se déclarent moins satisfaits que ceux qui travaillent dans des conditions favorables.
Près de 20% des Européens occupant un emploi déclarent avoir des relations sociales perturbées en raison du travail
Ce pourcentage est plus élevé dans les pays adhérents et candidats (27%) que dans les 15 États membres de l’UE 15 (19%). En outre, 61% de ceux qui déclarent occuper un emploi psychologiquement éprouvant, 54% de ceux qui occupent des emplois physiquement lourds, et 49% de ceux travaillant de manière très intense affirment rencontrer des difficultés dans leurs relations avec leur famille et leurs amis en raison du travail.
Des journées de travail longues affectent les relations sociales
Plus d’une personne sur trois travaillant 48 heures par semaine ou davantage signale un problème de relations sociales, alors que cette proportion est inférieure à une personne sur cinq en cas de durée normale du temps de travail. La qualité des relations avec l’entourage familial et autre est moins affectée, en revanche, par le fait de travailler à temps partiel ou à temps plein.
Informations complémentaires
- Lire le rapport de synthèse: Perceptions des conditions de vie dans une Europe élargie (résumé également disponible)
- Voir également le rapport descriptif (en anglais) de la première enquête sur la qualité de vie en Europe.
