Maladie,invalidité et insertion sociale
Principales conclusions - phase 1
- Les maladies chroniques ou handicaps affectent 17% de la population européenne dans son ensemble et environ 15 % de la population en âge de travailler.
- Les allocations pour handicapés concernent 6% de la population en âge de travailler.
- Environ un quart des nouvelles allocations pour handicapés sont versées en raison de maladies mentales.
- Les handicaps sont plus fréquemment observés chez les travailleurs manuels.
- Le taux de non-participation au marché du travail est deux fois plus élevé chez les personnes handicapées que chez les personnes sans handicap en âge de travailler.
- Le taux de chômage enregistré chez les personnes atteintes d’une maladie ou d’un handicap grave est environ trois fois plus élevé que chez les personnes non handicapées.
- Dans certains pays de l’UE, les personnes handicapées sont fortement dissuadées de travailler.
- Les politiques visant à augmenter la participation au marché du travail en réduisant les allocations sont probablement vouées à l’échec.
- Les personnes atteintes d’une maladie ou d’un handicap reçoivent un salaire inférieur à celui des personnes non handicapées.
- La ségrégation débute à un stade précoce, les enfants étant souvent relégués dans des réseaux d’enseignement parallèles ou exclus de la société en général.
Principales conclusions - phase 2
- Le nombre de personnes qui ont droit à une allocation d’incapacité permanente est en augmentation dans un grand nombre de pays, dépassant 10% de la main-d’œuvre dans certains États membres.
- La maladie joue un rôle prédominant dans le niveau élevé des taux actuels de départ à la retraite anticipée.
- La nature des maladies qui donnent lieu à des départs à la retraite anticipée et à une augmentation des demandes d'allocation d'invalidité est en train de se modifier: les problèmes de santé d'ordre psychologique et liés au stress deviennent actuellement de plus en plus courants par rapport aux accidents du travail.
- La façon dont les systèmes de retour à l'emploi sont conçus est souvent inadéquate.
- Il est essentiel d'apporter une réponse opportune et appropriée dès que la maladie commence à affecter la capacité de travail d'un employé.
- La probabilité d'un retour au travail est de moins de 50% pour ceux qui sont absents pendant trois à six mois.
- Les facteurs liés au travail, tels que le manque de contacts avec le lieu de travail pendant la période de congé, le manque de procédures pour gérer l'invalidité et d'une culture d'entreprise, peuvent tous contribuer à l'éventualité qu'une personne ne retourne pas au travail.
- Le processus de réintégration dans le marché de l'emploi implique habituellement un certain nombre de parties intéressées, telles que le travailleur, la famille, l'employeur, le médecin, le personnel de santé au travail et celui des ressources humaines.
La mise en place de politiques et la fourniture de services visant à promouvoir l’insertion sociale des personnes atteintes d’une maladie chronique (physique ou mentale) ou d’un handicap font l’objet d’une attention croissante. L’insertion sociale des personnes atteintes d’un handicap ou d’une maladie est indispensable à la réalisation des objectifs du sommet de Lisbonne et à la promotion d’une société caractérisée par un plus haut degré d’intégration.
Dans sa première phase de recherche sur le sujet de l'invalidité et l'insertion sociale, la Fondation a identifié une nette distinction entre les mesures à prendre pour lutter contre l'exclusion des personnes handicapées qui sont au chômage ou inactives économiquement, et les mesures convenant aux travailleurs qui se sont trouvés atteints d'un handicap qui a affecté leur travail.
Phase 1: Maladie, invalidité et insertion sociale
Le rapport Illness, disability and social inclusion (Maladie, invalidité et insertion sociale) passe en revue la nature et l’étendue des problèmes auxquels doivent faire face les différents groupes. Il identifie également les initiatives politiques en matière d’emploi, d’éducation, de logement, de transport et d’autres domaines qui facilitent l’intégration sociale et économique. Publié de façon à coïncider avec l’Année européenne des personnes handicapées 2003, le rapport entend orienter davantage les stratégies politiques sur les personnes atteintes d’une maladie chronique ou d’un handicap, en particulier celles en âge de travailler. Ce rapport a été lancé lors de la conférence de la Présidence italienne sur la maladie et l'emploi «Illness and employment: retaining the link to work» qui a eu lieu à Reggio Calabria, les 17 et 18 novembre 2003.
Voir aussi:
Phase 2: Emploi et invalidité - Stratégies de retour à l'emploi
La phase 2 de la recherche porte sur la question du maintien dans l'emploi des personnes atteintes de maladie chronique ou d'un handicap. Le rapport qui en résulte Employment and disability: Back to work strategies (en anglais) identifie et évalue les différentes initiatives et mesures politiques pour encourager à rester ou retourner sur le marché du travail par rapport aux attentes et besoins des salariés, des entreprises et des autorités publiques. Les recommendations prennent en considération les implications sur le coût et les allocations pour les parties prenantes. Il se penche également sur les nouvelles questions mises en lumière par les objectifs de Lisbonne, en particulier le vieillissement de la population active européenne.
Voir aussi:
Phase 3: Services d'assistance de retour à l'emploi pour personnes handicapées
Cette phase de recherche est centrée sur les personnes recevant des allocations d'invalidité à long-terme et sur l'efficacité des services d'assistance et de conseil dans leur retour à une activité salariée. Le rapport Employment guidance services for people with disabilities (en anglais) a examiné des études de cas dans 10 pays membres et identifié des exemples de bonnes pratiques de services d'aide au retour à l'emploi à l'attention des personnes ayant, à un moment donné de leur vie active, reçu une allocation d'invalidité.
Principales conclusions:
- Il n'est pas évident que les intitiatives selectionnées se concentrent exclusivement sur le groupe cible (les personnes recevant des allocations d'invalidité et ayant travaillé auparavant). Toutes les initiatives ont inclus ce groupe dans les services proposés, mais il n'était pas considéré comme un groupe d'intérêt spécifique;
- En général, les initiatives ont procuré un large éventail de services à leurs clients, mais aucune n'a fourni tous les éléments définis dans le cadre des bonnes pratiques;
- Peu d'initiatives employaient un personnel qualifié pour fournir des services de conseil à des personnes handicapées;
- Les initiatives innovantes comprenaient des services étendus et mieux intégrés, des services de gestion de cas actifs, et des services étendus de manière à inclure à la fois employeurs et clients;
- Les raisons d'entreprendre ces initiatives étaient sutout liées au besoin de trouver des solutions à des taux de chômage très élevés parmi la population handicapée.
Voir aussi:
Sont à voir également les précédents travaux de recherche de la Fondation sur l’emploi des personnes handicapées et sur la main d'oeuvre âgée (seconde moitié des années 90).
