|
Vous êtes ici: Eurofound > Areas of expertise > Social cohesion > La qualité de vie en Europe My Eurofound: Login or Sign Up   

La qualité de vie en Europe

Enquête Eurobaromètre, pays adhérents et candidats, 2002

Intégration et exclusion sociales dans une Europe élargie

Lire le rapport en entier, ou le résumé (en anglais)

Orientations

  • Le chômage est une cause fondamentale d’exclusion sociale. La lutte contre ce phénomène doit donc être intensifiée.
  • L’éducation joue un rôle crucial dans la promotion de l’insertion sociale – un manque de qualifications ou de formation réduit les possibilités de participation à la vie de la société.
  • La lutte contre l’exclusion sociale exige la réduction du chômage et de la pauvreté. Mais il est également démontré qu’une consolidation de la solidarité familiale et d’autres systèmes d’assistance ont un effet stabilisateur sur l’estime de soi et le sentiment d’appartenance à la société.
  • Le renforcement des associations bénévoles et des activités de la société civile peut largement contribuer à éviter l’exclusion sociale.
  • Combattre l’exclusion exige la coordination des politiques de l’emploi, de l’éducation et de la famille (de même que des politiques de logement et de proximité).
  • L’exclusion est le plus souvent associée à des critères sociaux traditionnels tels que la profession et le revenu, et moins souvent assimilée à des facteurs tels que le sexe et l’âge.

De nombreux Européens connaissent des difficultés économiques

La moitié des personnes interrogées dans les PAC et un quart environ des citoyens de l’UE 15 signalent avoir connu, à un moment ou un autre, le chômage ou des difficultés économiques. Mais en dépit de conditions de vie plus précaires, le sentiment d’exclusion sociale n’est pas plus grand dans les PAC que dans l’UE. Les citoyens des PAC parviennent, en effet, à gérer les difficultés économiques mieux que ceux de l’UE, puisque 24% de ceux qui connaissent des difficultés dans l’UE, contre 19% seulement dans les PAC, se sentent écartés de la société. Ce constat peut s’expliquer, partiellement du moins, par des facteurs tels que l’existence de réseaux de solidarité familiale et sociale, qui parviennent à atténuer l’impact de la privation. Le fait d’avoir des enfants réduit de près de moitié le risque de sentiment d'exclusion.

La majorité des Européens (68%) se considèrent socialement intégrés

Le pourcentage est légèrement plus élevé dans l’UE 15 (69%) que dans les dix pays adhérents (64%), mais beaucoup plus faible dans les trois pays candidats. Au niveau de l’UE 25, seulement 1% des citoyens éprouvent un sentiment d’exclusion multiple, à savoir sentiment de ne pas être reconnu, d’être laissé en dehors de la société et de se sentir à la fois inutile et inférieur. Deux ou plus de ces sentiments sont partagés par 12% de la population de l’UE 15 et par 14% des habitants des pays adhérents. (Les sans-abri et les minorités ethniques telles que les Roms, qui représentent 10% de la population de certains PAC, sont sous-représentés dans ces chiffres.)

Les facteurs de sexe et d’âge ont peu d’impact sur le sentiment d’insertion sociale

Il apparaît que des facteurs tels que le revenu, l’éducation, et la situation et la catégorie professionnelles déterminent plus largement le sentiment d’insertion sociale que certaines différences relevant de facteurs sociodémographiques. Ainsi le chômeur éprouve-t-il, dans tous les pays, un sentiment d’exclusion sociale plus marqué que n’importe quelle autre catégorie. Les personnes confrontées à des difficultés financières et les travailleurs non qualifiés sont, eux aussi, particulièrement exposés. L’écart entre les «inclus» et les «exclus» est moins marqué dans les sociétés où les difficultés économiques constituent un phénomène plus général.

Tous les Européens perçoivent le chômage de longue durée comme la cause profonde de la pauvreté

Cette première cause est suivie de l’alcoolisme, de la maladie, de l’éclatement familial et de la toxicomanie. La réduction des prestations sociales est signalée, dans les PAC, comme un facteur important de pauvreté, tandis que les citoyens de l’UE 15 sont plus nombreux à citer le manque d’éducation. Si l’alcoolisme est mentionné plus fréquemment dans les PAC que dans l’UE 15 comme facteur de pauvreté, l’inverse est vrai en ce qui concerne la toxicomanie. Interrogés sur les causes générales de pauvreté et d’exclusion sociale, les citoyens de l’ensemble de l’UE 25 placent l’injustice sociale en première position, même si 35% seulement des répondants sont de cet avis dans l’UE 15 contre une majorité absolue dans les PAC.

Informations complémentaires

  • Voir également le rapport descriptif (en anglais) de la première enquête sur la qualité de vie en Europe.
Dernière mise à jour de cette page: 17 Décembre, 2007