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Finlande

Projet NEKKU à Mäntsälä

Ce projet municipal a pour vocation d'assurer, par le travail en milieu ordinaire, la réadaptation des personnes souffrant de troubles psychiques et de favoriser leur autonomie par une orientation professionnelle et une formation adaptées, une aide à l'intégration dans le travail, la diffusion d'informations et une campagne de sensibilisation. Différents modèles existent suivant les besoins de l'usager : placements dans un emploi assisté ou protégé, ou encore contrat emploi-formation. L'usager est assisté dans son travail par un tuteur.

  • Adultes atteints de maladies mentales
  • Secteur public
  • Service coordonné/intégré
  • Mesures locales d'amélioration de la qualité

Le projet Nekku s'inscrit dans le réseau associatif national des projets E.C.H.O. Il a pour objet de créer "un modèle de réadaptation par étapes, fondé sur le soutien à l'individu concerné ... et de créer un réseau dans lequel la réadaptation par le travail devienne réalisable". Lorsque le projet a débuté, les modèles de travail et les ressources dont disposaient la municipalité ne permettaient pas une réadaptation par une carrière professionnelle. Cela a été rendu possible par le biais du projet. Ce dernier vise à mettre au point des méthodes de réadaptation pour aider les personnes souffrant de troubles d'apprentissage et de troubles psychiques (et les autres personnes non directement aptes au travail) à prendre en charge différents secteurs de leur vie. La méthode utilisée repose sur la création d'un système d'emploi graduel, fondé sur le soutien à l'individu. Le processus de réadaptation s'appuie sur l'exploitation de toutes les ressources à disposition de l'usager. L'objectif est de mettre au point des méthodes qui puissent être transposées à d'autres groupes d'usagers en dehors du projet.

Le fait de retrouver un emploi est peut-être l'un des plus grands changements dans une vie et, pour une partie des usagers, cela ne s'est pas fait sans certains troubles. Dans des circonstances aussi critiques, une consultation auprès d'une clinique d'hygiène mentale ou d'un psychothérapeute a pu être organisée par le tuteur ou le chef de projet. L'objectif principal était de déterminer comment répondre aux besoins particuliers de chaque personne à la recherche d'un emploi et de trouver les moyens appropriés.

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Le processus de réadaptation comprend un certain nombre de mesures pratiques : orientation professionnelle adaptée, familiarisation avec les modèles de titre emploi-service, contrat de formation après la réadaptation, mise à disposition de personnel de soutien et intégration des activités professionnelles dans les procédures standards de la municipalité, et enfin, diffusion d'informations et campagne de sensibilisation.

L'organisation du projet est relativement simple. Les procédures pratiques sont assurées par le tuteur et le chef de projet, secondés en partie par le conseiller en service social de la municipalité. Dans le cadre du projet, un réseau associatif a été constitué grâce à la collaboration entre les employeurs et les diverses unités de réadaptation. Le chef de projet a invité les organisations professionnelles et les associations patronales à étudier les possibilités d'emploi pour les personnes connaissant des difficultés d'apprentissage. A Mäntsälä, 12 entreprises ont semblé présenter les conditions requises pour le projet. Trois types de modèles générateurs d'emploi ont été appliqués : travail assisté protégé, travail assisté au sein de la communauté et travail dans le cadre d'un contrat de formation. Les stagiaires en réadaptation ont effectué un travail en milieu ordinaire dans des sociétés privées sans contrat de travail officiel. Dans les cas de ce type, c'est l'employeur qui s'acquitte des cotisations à la sécurité sociale et verse une prime de sujétion sur le compte bancaire de l'employé. Cette prime n'entraîne pas de réduction des prestations sociales et elle n'est pas non plus imposable, tellement le montant concerné est faible. Bien qu'un contrat de travail officiel ne soit pas signé, les engagements réciproques des parties sont convenues dans le cadre d'un "contrat adapté". Ce contrat indique les tâches à effectuer et les horaires de travail ainsi que le délai de préavis et décrit les divers avantages indirects offerts, etc. Le contrat est signé par les deux parties. L'employé peut bénéficier des services du tuteur aussi longtemps qu'il lui paraît nécessaire.

La majorité des participants (17 personnes) ont appris à mieux maîtriser leur vie au cours du projet. Cela ressort de la baisse des excès d'alcool et de l'enthousiasme accru pour les études. Bien plus de la moitié (13) des participants ont connu une évolution positive dans leur carrière professionnelle. Le modèle d'emploi en travail protégé est plus proche d'un statut de travail "normal" que ne l'est le travail protégé dans le modèle communautaire. L'essentiel est que l'employeur et le salarié s'accordent sur un contrat à durée indéterminé ordinaire. Le stagiaire en réadaptation est également rémunéré (et au moins au salaire minimum légal de 4 500 à 6 000 FIM par mois) en fonction du travail effectué. En vertu du programme de travail assisté, l'employeur et le salarié peuvent se prévaloir de l'assistance d'un tuteur si nécessaire. Au début, le travail à effectuer et les horaires ont été revus avec l'employeur et une journée de travail a été établie suivant les affinités de chacun des participants prenant un emploi.

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Dans le cas d'un contrat emploi-formation, l'organisme établissant le contrat verse à l'employeur une allocation de formation, financée sur les fonds du ministère de l'éducation. Le stagiaire perçoit un salaire pour les jours travaillés dans la société et une indemnité journalière de la part de l'organisme de formation. Système très souple, le contrat de formation autorise toute une série d'applications pratiques.

Le tuteur assure également le soutien des personnes handicapées durant leur temps libre. Cette extension du soutien au temps de loisirs s'est avérée une solution tout à fait raisonnable. Elle permet au stagiaire de varier ses loisirs en pratiquant divers hobbies. Les activités de loisirs ont fait en règle générale l'objet d'événements (intégrés) pour toute la population, notamment sous la forme de cours et d'excursions.

Le projet a été crédité de résultats positifs. La possibilité d'expérimenter différents types d'emplois et de tâches par ce biais a ouvert de nouveaux horizons aux stagiaires. Grâce aux mesures d'accompagnement du projet, ils sont nombreux à avoir fait des progrès et pris leur vie en main. Plusieurs d'entre eux ont trouvé un travail plus motivant et progressé dans leur carrière professionnelle. Les parents de l'un des jeunes handicapés ont déclaré que l'apparence de vie normale introduite grâce au projet était "le plus grand changement jamais intervenu dans la vie de [leur] enfant".

Le projet Nekku met en lumière un problème que rencontrent le plus souvent ceux qui travaillent pour un petit nombre d'usagers : les effectifs en personnel, plus particulièrement dans une petite municipalité, peut se réduire à une ou tout au plus à quelques personnes. Cela pose de nombreuses difficultés pour assurer les tâches à effectuer. Le problème se fait particulièrement sentir lorsqu'un employé tente de modifier des habitudes anciennes de travail solidement ancrées. La plupart du temps - et le temps des loisirs également - est alors consacré à apporter des changements et à en justifier la nécessité. Aussi, les pressions provoquées (par l'écart entre les besoins des usagers et les ressources dont dispose la municipalité, ainsi que les méthodes qu'elle emploie) peuvent résulter en une situation intolérable pour un employé isolé.

Dernière mise à jour de cette page: 17 Décembre, 2007