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Grèce

Centre médico-social de la santé mentale, Birona-Kaisariani

Le centre fait partie de la clinique psychiatrique de l'université d'Athènes. Il fournit les soins primaires de santé mentale, de réhabilitation, sociaux et psychiatriques, et dispose d'ateliers de formation professionnelle. Il dispose de services pour les adultes, les enfants et la réadaptation des malades mentaux chroniques. Chacun d'entre eux travaille dans un cadre multidisciplinaire avec des travailleurs sociaux, des thérapeutes professionnels et du personnel psychiatrique et d'assistance. Il existe des liens étroits avec les autorités locales et d'autres organisations. L'évaluation fait partie des fonctions de recherche exercées par l'université. Les résultats positifs de l'évaluation sont la preuve de la pertinence du centre.

  • Personnes atteintes de maladies mentales
  • Secteur public
  • Service coordonné/intégré

Le centre a été créé en 1979 et couvre les besoins d'une population d'environ 100 000 personnes. Ses services sont fournis par l'intermédiaire de trois entités.

Il existe, premièrement, un service pour adultes de plus de 18 ans, chargé de tous les types de problèmes de santé mentale. Il est composé d'une équipe de quinze personnes dont quatre psychiatres, un psychologue, deux visiteurs de santé, deux travailleurs sociaux et six personnes assurant des fonctions administratives ou auxiliaires. Les prestations comprennent la couverture immédiate des soins psychiatriques et le soutien psychosocial, dans les locaux du centre ou au domicile des patients, les conseils, le diagnostic, la surveillance clinique, la psychothérapie et les soins psychiatriques réguliers aux malades chroniques.

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Il existe, deuxièmement, un service destiné aux enfants et adolescents âgés de 1 à 17 ans, chargé de tous les types de problèmes de santé mentale. Il est composé d'une équipe de neuf personnes dont deux pédopsychiatres, deux psychologues, deux travailleurs sociaux, un thérapeute professionnel, un psychopédagogue et un orthophoniste. Le service travaille en étroite collaboration avec les écoles voisines et couvre les conseils aux parents, les problèmes d'apprentissage, les troubles de l'élocution, les problèmes psychologiques et psychiatriques.

Il existe, troisièmement, un service de réadaptation pour malades mentaux chroniques composé d'une équipe de dix-huit personnes dont un psychiatre, deux travailleurs sociaux, six thérapeutes professionnels, cinq techniciens et quatre personnes assurant des fonctions administratives ou auxiliaires. Le service met en œuvre un programme de soins de jour qui se concentre sur la thérapie professionnelle à destination des individus ou groupes; un programme de club social favorisant la socialisation et le développement de la sociabilité via des groupes de musique, peinture, journalisme et photographie; des ateliers de formation professionnelle; une coopérative artisanale œuvrant pour la réhabilitation professionnelle et fonctionnant de manière semi-autonome grâce aux patients, avec des activités de couture, d'assemblage et de construction de mobilier en bambou.

Le centre travaille en étroite collaboration avec deux autorités locales et d'autres organisations situées dans le bassin d'activités. Les services sont fournis dans les locaux du centre et via cinq postes détachés utilisant les bâtiments d'autres organismes (le centre social local, trois KAPI et un bureau de quartier d'une autorité locale).

L'évaluation fait partie du travail de recherche réalisé par le centre dans le cadre de ses activités pédagogiques liées à l'université d'Athènes. Cette évaluation a trait aux aspects internes et externes du travail du centre, tels que la qualité des prestations et l'efficacité du travail. Dans ce dernier domaine, deux études ont été réalisées dans le bassin d'activités du centre. La première a été menée en 1979, avant l'ouverture, et la seconde en 1991 afin d'évaluer la demande de services psychiatriques par rapport au nombre de personnes habitant dans le bassin d'activités du centre et ayant demandé un traitement hospitalier ambulatoire ou non. La comparaison des événements entre les deux dates laisse apparaître une baisse de 37% des demandes, soit une preuve tangible du rôle positif du centre en tant que filtre au traitement hospitalier. D'autres recherches sont venues étayer le fait que la santé mentale des patients ayant bénéficié des services de réhabilitation s'était améliorée et le faible taux d'abandon comparé aux autres données internationales disponibles.

Dernière mise à jour de cette page: 17 Décembre, 2007