Suède
Le projet KrAmi: résoudre les problèmes de la criminalité et de l'abus de drogues chez les jeunes grâce à un service coordonné
- Jeunes chômeurs de longue durée
- Secteur public
- Service coordonné/intégré
- Participation directe de l'usager
- Implication du personnel et participation au processus de prise de décision
- Formation et développement du personnel
Il s'agit d'un programme intégré d'emploi, d'éducation des capacités sociales et d'adaptation au marché du travail destiné aux jeunes chômeurs ayant été condamnés pour des infractions, rencontré des problèmes de drogue ou manifesté des comportements asociaux. Son objectif consiste à les réinsérer dans la vie sociale et économique afin d'éviter qu'ils ne récidivent. Pour cela il est veillé à ce qu'ils puissent trouver un logement, une formation et un emploi stable. Ils reçoivent également le soutien des services sociaux et médicaux. Le caractère exceptionnel du projet (du moins pour la Suède) en fait un modèle d'intégration de services et de coopération entre les services publics de la ville et du gouvernement central (services sociaux, de réinsertion et du marché du travail). Concrètement, le programme KrAmi est «un exemple de la manière dont les 'praticiens' ont poussé la notion de coopération au delà du simple travail en commun des autorités». Le développement et la formation du personnel ainsi que l'évaluation régulière du travail jouent un rôle crucial pour la pertinence du projet au regard des besoins des groupes d'usagers. Il est à remarquer que le projet dispose maintenant d'un financement propre permanent et que le modèle a été reproduit un peu partout dans le pays.
Le projetKrAmi est un programme intégré d'emploi, d'éducation des capacités sociales et d'adaptation au marché du travail destiné aux jeunes chômeurs ayant été condamnés pour des infractions, rencontré des problèmes de drogue ou manifesté des comportements asociaux. Il offre à ces jeunes une réelle alternative à la délinquance et leur évite de récidiver. Ce projet est né vers le milieu des années 80 lorsqu'il est apparu que les autorités avaient besoin de coopérer avant de laisser sortir ces jeunes de prison ou des centres d'éducation surveillée et que les services d'aide post-pénale étaient incapables de prévenir la récidive. Son objectif consiste à réinsérer les jeunes dans la vie sociale et économique afin d'éviter qu'ils ne récidivent. Pour cela il est veillé à ce qu'ils puissent trouver un logement, une formation et un emploi stable. Ils reçoivent également le soutien des services sociaux et médicaux.
Le caractère exceptionnel du projet en fait un modèle d'intégration de services et de coopération entre les services publics de la ville et du gouvernement central (services sociaux, de réinsertion et du marché du travail). Le personnel est payé par les trois autorités et chacune contribue au financement des frais de fonctionnement du projet. Le personnel travaille selon un cadre et des méthodes communs et bénéficie d'activités de formation et de développement du personnel. Cette méthode de travail en commun a montré de bons résultat et a une optique multidisciplinaire. Elle a également permis d'augmenter le degré de satisfaction au travail. La coopération a permis d'obtenir une base de connaissances qui a contribué à ce résultat de même que le caractère permanent du financement. La formation et la mise en commun de règles et cultures de départements différents sont à l'origine des nouvelles méthodes de travail qui s'attachent plus aux objectifs du projet. L'usage raisonné des ressources, la limitation de la bureaucratie et des coûts ont permis de lutter plus efficacement contre l'exclusion des jeunes. L'évaluation des ressources menée actuellement démontre que l'approche intégrée a été une source d'économies et d'amélioration des services et résultats.
Le programme dure 6 mois, mais peut être prolongé, le cas échéant, pendant plusieurs années pour certains jeunes. Celui-ci est strict et comporte des règles de base qu'il faut respecter pour pouvoir y participer. Le programme est composé de quatre domaines d'activité principaux: incorporation, conseil, expérience professionnelle pratique et activités de loisir. Une grande part du programme consiste à restaurer la confiance des jeunes. La majeure partie du programme a trait à l'expérience professionnelle. Les jeunes y apprennent les exigences du travail et les techniques de recherche d'emploi en même temps qu'ils acquièrent de l'expérience. L'agence pour l'emploi peut subventionner l'employeur qui embauche un de ces jeunes. Le but ultime est de les aider à trouver un travail qui les intéresse et d'intégrer cela dans une formation professionnelle. Le programme apporte surtout une aide pratique aux jeunes afin de leur permettre d'acquérir un comportement socialement acceptable, comprendre comment établir des relations avec les autres, gérer leur vie sociale, résoudre les problèmes quotidiens, trouver et conserver leur emploi.
Pour l'instant il n'y a pas de procédure de contrôle de la qualité mais le personnel évalue tous les mois le programme. En outre une évaluation externe a lieu régulièrement. En 1999, le Conseil national du centre de santé et de bien être pour l'évaluation des services sociaux a effectué une évaluation poussée des résultats du programme de réinsertion et de traitement des jeunes délinquants. Le projet a démontré notamment la qualité de l'approche individuelle, des méthodes de comparaison entre les comportements socialement acceptables et dangereux ainsi que l'intérêt des actions de soutien au placement de jeunes en entreprise à des fins de formation professionnelle pratique. Le projet a donné de bons résultats en ce qui concerne la création de possibilités d'emploi, la réduction de la délinquance, l'amélioration des relations avec la famille et les tiers. Les mesures de soutien à la réduction de l'abus de drogues et à la promotion de la santé se sont également révélées efficaces.
Les méthodes de travail intégré, l'accent mis sur les placements et l'importance de l'établissement de relations sociales pour les groupes de jeunes exclus participant au projet, font preuve de la pertinence de l'approche adoptée vis-à-vis des groupes d'usagers. D'autres villes suédoises ont adopté ce modèle car il peut parfaitement s'appliquer en tout lieu du pays.
