33ème congrès de la CFE-CGC
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La CFE-CGC a tenu son 33ème Congrès en décembre 2006. Le Congrès a élu aux trois principaux postes Gérard Labrune, Hélios Insa et Bernard Van Craeynest, élu Président un an plus tôt en remplacement de Jean-Luc Cazette, décédé. Le Congrès a affirmé sa détermination à développer l’organisation et le nombre d’adhérents pour « plus de sens dans un monde sans repère ».
La Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres, CFE-CGC a tenu son 33ème congrès confédéral en région parisienne. Quelques 300 délégués se sont réunis les 6 et 7 décembre 2006 pour débattre et approuver :
- Le rapport d’activité 2003-2006 ;
- Le rapport financier ;
et élire les membres des différentes instances confédérales.
Depuis le dernier congrès en 2003 (FR0312101N), la CFE-CGC a élu en décembre 2005 un nouveau président : Bernard Van Craeynest a succédé à ce poste à Jean-Luc Cazette, décédé. Bernard Van Craeynest a pris la tête de la confédération à l’issue d’un débat animé entre lui, présenté par la Fédération de la métallurgie (représentant 24% des adhérents) et l’autre candidate, Danièle Karniewicz, soutenue par la Fédération de la Chimie (6%).
Seuls un représentant de la Confédération générale du travail, CGT et de la Confédération française démocratique du travail, CFDT ont assisté au Congrès ainsi que le Président de la Confédération européenne des Cadres, CEC issu des rangs de la CFE-CGC.
Le bilan de l’activité
Pour ouvrir le congrès, le secrétaire général sortant, Jean-Louis Walter qui a assuré quelques mois l’intérim de la direction de la Confédération, a introduit succinctement le rapport moral d’activité. Il a été présenté pour la seconde fois sous la forme d’un film vidéo de plus d’une heure retraçant chronologiquement les principaux points marquants et initiatives syndicales.
Le rapport d’activité a été approuvé par 89,6% des voix exprimées.
Son adoption, celle du rapport financier et les élections des différentes instances confédérales se sont effectuées comme en 2003 par vote électronique.
Les orientations adoptées
Le 7 décembre, le discours programme du seul trinôme candidat à la tête de la direction de la CFE-CGC composée de :
- Bernard Van Craeynest pour le poste de président ;
- Gérard Labrune pour le poste de secrétaire général ;
- Hélios Insa, trésorier confédéral depuis 1999, pour le poste de trésorier,
a été résolument tourné vers l’impérieuse nécessité de mettre l’accent sur la syndicalisation avec notamment pour objectif de faire passer le nombre des adhérents de la CFE-CGC de 160 000 (dont 77% d’hommes) à 200 000 en trois ans.
Bernard Van Craeynest a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la cohésion interne en proposant « une équipe au service des militants et une méthode de travail pour défendre ceux » que la CFE-CGC représente afin d’être « en ordre de marche » pour « permettre de porter le projet de la CFE-CGC ».
Face aux propositions des rapports Chertier (FR0606049I), Hadas-lebel (FR0606039I) et du Conseil économique et social, CES, le président a défendu l’idée :
- de fonder la représentativité syndicale non pas sur les résultats électoraux, mais sur le taux de syndicalisation ;
- d’imiter le Danemark pour que seuls les adhérents aux syndicats bénéficient des accords signés par les syndicats.
Ces thèmes ont fait l’objet d’un débat organisé par la CFE-CGC le 8 décembre en présence, entre autres, des rapporteurs, du Ministre du travail et de représentants du Mouvement des entreprises de France, MEDEF, de l’Union des industries métallurgiques et minières, UIMM, de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, CGPME
Par ailleurs, Bernard Van Craeynest a promu un « contrat d’engagement social » qui constituerait « une garantie de parcours professionnel intégrant l’activité syndicale afin que la prise de responsabilité syndicale soit reconnue ».
De même, après avoir dénoncé la dégradation du pouvoir d’achat, des conditions de travail et d’emploi des cadres, BVC s’est prononcé en faveur de la création d’un salaire minimum pour les cadres et de réflexions sur la sécurisation des parcours professionnels (FR0611049I).
Les débats et les votes
Des interventions de Fédérations (chimie, fonctions publiques, santé, agro-alimentaire, construction, assurance) reprochent à Bernard Van Craeynest de ne pas avoir intégré dans le trinôme Danièle Karniewicz. Elle est actuellement présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés, CNAVTS, et a été réélue Secrétaire Nationale à l’issue du congrès. L’équipe et le programme présentés par BVC ont été approuvés par 184 voix avec 33,6% d’absentions et 66,4% de votes favorables, soit 2 points par rapport à 2005, mais inférieur au score obtenu en 2003 par son défunt prédécesseur (84,2%).
Benoît Robin, Institut de recherches économiques et sociales (IRES)