Communiqué, issue 6, 2003
Articles
- Programme 2004: défis et opportunités
- Politique sociale sous la présidence irlandaise de l’UE
- Insertion sociale et partenariats locaux
- Bienfaits tirés des mutations industrielles
- Utilisation des TIC dans l’édition et les médias
- Coordination transfrontalière dans le secteur automobile
- Meilleures perspectives d’emploi pour malades ou handicapés
- Résultats de l’enquête sur les utilisateurs du web
- Le nouvel Observatoire des conditions de travail prend forme
Anciens numéros de Communiqué,
Les entreprises européennes doivent accepter l’idée des mutations industrielles pour prospérer dans un marché de plus en plus mondialisé et stimuler l’économie, lutter contre le chômage et payer le coût du modèle socio-économique unique de l’Europe, selon une conférence récente sur les «Mutations industrielles en Europe: bilan, perspectives et responsabilités».
D’après la Fondation, le changement est essentiel, mais les restructurations doivent être effectuées de manière socialement acceptable et prendre réellement en compte les besoins et préoccupations des personnes concernées. Ceci nécessite l’engagement des employeurs aussi bien que celui des employés, ainsi qu’une approche coordonnée en matière de développement des compétences et de formation. La conférence, de deux jours, organisée conjointement par la Fondation et le Comité économique et social européen (CESE), s’est tenue à Bruxelles les 20 et 21 novembre 2003. Elle rassemblait dirigeants politiques européens, partenaires sociaux, autorités nationales et régionales, entreprises, chercheurs et autres experts. L’objectif était de mettre en commun les connaissances, d’échanger des informations sur les meilleures pratiques, d’identifier les perspectives de développement et de réexaminer les rôles et les responsabilités des différents acteurs concernés par les mutations industrielles.
Gérer le changement avec confiance
Lors de la conférence, le vicomte Etienne Davignon, président adjoint de la Société Générale de Belgique et ancien commissaire européen, a appelé à la création d’un cadre économique global pour aider les entreprises à faire face aux mutations industrielles «d’une façon encadrée et stable». Il a poursuivi en affirmant que les soutiens et avantages régionaux sont inéquitables et a proposé que ces initiatives soient uniquement mises en place pendant une période transitoire. Lorsque l’économie se rétablit dans sa situation initiale, ces avantages doivent être remplacés par des partenariats public-privé. «Les partenariats public-privé sont essentiels pour créer les meilleures conditions possibles pour la prospérité des entreprises», a déclaré Etienne Davignon.

Accent sur l’industrie lourde
Le secteur du charbon et de l’acier continuera à être la principale source d’énergie et d’électricité de l’Europe jusqu’à 2030, selon de récentes prévisions de la Commission européenne. «Nous souhaitons que l’Europe devienne forte et par conséquent, nous devons tenir compte de l’adaptation de l’industrie lourde», a expliqué Josly Piette, président de la commission consultative des mutations industrielles (CCMI) du CESE.
Formation tout au long de la vie
règlement à l’échelle de l’UE en matière de formation tout au long de
la vie. D’après les participants, ceci serait contre-productif au vu des
différences qui existent dans le paysage social et culturel européen.
Au contraire, il convient de concentrer davantage d’efforts pour encourager
une culture de la formation tout au long de la vie, l’esprit d’entreprise,
l’acceptation des mutations et la mise à jour des compétences.
«En Europe, 70 % des travailleurs pensent que leur travail leur demande
de nouvelles compétences, selon la troisième enquête européenne de la
Fondation sur les conditions de vie» a déclaré le directeur intérimaire
de la Fondation Willy Buschak dans son discours lors
de la conférence. «Toutefois, en réalité, la même étude montre qu’un tiers
seulement bénéficie d’une formation.»
La conférence, dont les travaux étaient principalement axés sur l’évolution
sectorielle dans les futurs États membres de l’UE, a examiné l’impact
des mutations industrielles en Europe sur l’environnement économique ainsi
que sur le développement économique et social de ces régions. Elle a également
mis en lumière le développement des partenariats vers une approche régionale
des mutations industrielles et l’importance de la gestion des compétences
pour anticiper les exigences du marché du travail.
