|
Vous êtes ici: Eurofound > Presse > Bulletin > Communiqué, issue 6, 2004 My Eurofound: Login or Sign Up   

Communiqué, issue 6, 2004

Special Foundation Forum 2004

Articles

Previous issues of Communiqué

«Il semblerait plus approprié de concilier toutes les facettes de notre vie: notre travail, nos responsabilités familiales, nos loisirs, ainsi que notre santé et notre bien-être. Un bon équilibre vie-travail nous permettra de gérer tous ces éléments conjointement, plutôt que de nous concentrer seulement sur un ou deux aspects au détriment des autres.»
Bertie Ahern, premier ministre irlandais

An Taoiseach, Bertie Ahern, with the Foundation’s Acting Director, Willy Buschak, at the opening of the Forum

Le premier ministre irlandais, Bertie Ahern, et le directeur faisant fonction de la Fondation, Willy Buschak, lors de l’ouverture du Forum

Trouver de nouvelles façons d’appréhender la question de la conciliation entre travail et vie personnelle: tel était l’un des thèmes essentiels du Forum 2004 de la Fondation, qui s’est déroulé à Dublin les 3 et 4 novembre 2004.

Le second Forum bisannuel de la Fondation, qui a réuni des praticiens, des décideurs politiques et des experts de haut niveau provenant de différents États membres de l’UE et d’ailleurs, avait pour objectif d’engager une réflexion sur les différentes facettes de l’équilibre vie-travail, et de fournir une plate-forme propice aux débats et à l’échange d’expériences.

Dans son discours d’ouverture, Willy Buschak, le directeur faisant fonction de la Fondation, a souligné la nécessité de repenser le mode d’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle de chacun.

«Notre conception du temps et de sa répartition entre vie professionnelle et vie personnelle est aujourd’hui remise en question par deux facteurs de changement principaux», a-t-il déclaré.

«D’une part, la mondialisation introduit des modalités de temps de travail plus variées et complexes ainsi que des paradigmes organisationnels. Dans le même temps, chacun aspire à davantage d’autonomie et doit pouvoir choisir ses horaires, afin de s’adapter à la diversité croissante des styles de vie et des schémas familiaux», a-t-il souligné.

Willy Buschak a ajouté que la notion désuète du temps clairement segmenté entre travail et activités sociales n’était pour beaucoup plus de mise. Il a conclu qu’il fallait adopter une approche plus intégrée envisageant l’aménagement du temps de travail tout au long de la vie de chacun.

Autre intervenant dans le cadre du forum de cette année, le premier ministre irlandais, Bertie Ahern, a proposé de dissiper certaines idées fausses dans le cadre du débat sur l’équilibre vie-travail.

«Je suis légèrement troublé par la tournure que prend le débat actuel dans la mesure où il semble impliquer la nécessité de choisir entre ce qu'on appelle “travail” et ce qu'on appelle “vie personnelle”», a-t-il indiqué.

«Il est également clair que l’équilibre entre travail et vie personnelle ne se résume pas à limiter le nombre d’heures passées au travail. Il s’agit plutôt de donner un certain degré d’autonomie aux salariés sur la façon dont ils gèrent leur temps de travail. Pour y parvenir efficacement, nous devrons concevoir ensemble – employeurs, travailleurs, syndicats et gouvernement – une approche à long terme qui devra prendre en compte les modifications de nos priorités individuelles à mesure de l’évolution de notre carrière et de nos circonstances personnelles», a souligné le premier ministre irlandais.

Dans son allocution principale, Vlado Dimovski, le ministre du travail, de la famille et des affaires sociales de la République de Slovénie a placé l’accent sur le rôle du «capital humain».

«Le capital humain est le principal moteur de la productivité dans les sociétés modernes basées sur la connaissance. Toutefois, ce capital humain ne résulte pas uniquement du système éducatif, mais également des entreprises et des familles. Malheureusement, ces connaissances restent en grande partie confinées dans la sphère familiale en raison de l’absence de systèmes de garde d’enfants abordables, du manque de flexibilité du temps de travail et d’autres obstacles», a déclaré M. Dimovski.

«La conversion de ces connaissances personnelles et tacites en connaissances organisationnelles constitue un défi majeur et illustre l’importance de la conciliation entre le travail et la vie familiale. Les employeurs doivent trouver des façons plus créatives d’associer la flexibilité à la sécurité et à la protection sociale», a-t-il ajouté.

Dernière mise à jour de cette page: 17 Décembre, 2007