Communiqué, issue 1, 2004
Articles
- Perceptions de la qualité de vie très similaires en Europe
- Niveaux de négociation collective plus élevés dans l'UE qu'au Japon et aux États-Unis
- Selon une étude, les flux migratoires devraient être faibles
- Europe: la course à la compétitivité
- Focus sur les conditions de travail dans deux secteurs
- Un itinéraire pour la résolution des conflits
- Conditions de travail: une comparaison internationale
- L'économie des petits pays d'Europe est la plus touchée par les restructurations industrielles
- Travailleurs à temps partiel: des conditions de travail encore difficiles
Anciens numéros de Communiqué,
Selon la récente enquête annuelle sur les relations industrielles publiée par l’Observatoire européen des relations industrielles (EIRO), le niveau de négociation collective dans l’Union européenne est en moyenne près de quatre fois plus élevé qu’aux États-Unis et trois fois plus élevé qu’au Japon.
L’enquête annuelle Les relations industrielles dans l’UE, au Japon et aux États-Unis révèle qu’environ deux tiers de la force de travail de la nouvelle Union européenne élargie est couverte par la négociation collective. Bien que les taux de couverture des négociations collectives sont plus faibles dans les pays adhérents que dans les États membres actuels de l’UE, les salaires et les conditions de travail des travailleurs de l’Europe des 25 sont établis par des accords collectifs à un niveau bien plus élevé qu’au Japon et aux États Unis. Ceci est le reflet de différences très nettes dans le domaine des relations industrielles entre les trois économies.
«C’est ce qui constitue la différence la plus frappante entre les relations industrielles dans l’UE d’une part et aux États Unis et au Japon de l’autre.» explique Willy Buschak, le directeur intérimaire de la Fondation.
L’Europe en tête en matière de participation des salariés
La recherche montre que sur les 15 États membres actuels de l’UE, 13 possèdent des systèmes généralisés de représentation directe ou indirecte des employés au niveau de l’entreprise ou du lieu de travail. Les deux exceptions sont le Royaume-Uni et l’Irlande, mais la directive de l’UE de 2002 sur l’information et la consultation des travailleurs devrait étendre de tels arrangements même à ces deux pays.
Dans l’ensemble de l’UE, quelque 700 comités d’entreprise européens ont été créés dans des sociétés multinationales, suite à la directive de l’UE de 1994 sur le sujet. Aussi, la majorité des pays actuels de l’UE ont un système légal de représentation des employés au niveau du conseil d’administration.
Les nouveaux États membres de l’UE devront transposer la directive sur l’information et la consultation dans leur propre législation.
En revanche, ni le Japon ni les États-Unis ne possèdent de législation prévoyant des structures semblables aux comités d’entreprise ou une représentation des employés au niveau du conseil d’administration, bien qu'il existe certaines initiatives, en particulier au Japon.
Diminution constante de l’effectif des syndicats
Une caractéristique commune à l’Europe, au Japon et aux États-Unis est la baisse générale du nombre de salariés syndiqués au cours des dernières décennies. Les taux d’affiliation syndicale dans l’Union européenne sont toutefois bien supérieurs à ceux enregistrés au Japon et aux États-Unis. On prévoit que l’UE des 25 aura un taux moyen de densité syndicale de 29%, tandis que le Japon se situe à 20% et les États-Unis à 13%.
Pour ce qui est de la densité syndicale, elle est généralement plus faible dans les pays adhérents que dans les États membres actuels de l’UE.
