Communiqué, issue 1, 2004
Articles
- Perceptions de la qualité de vie très similaires en Europe
- Niveaux de négociation collective plus élevés dans l'UE qu'au Japon et aux États-Unis
- Selon une étude, les flux migratoires devraient être faibles
- Europe: la course à la compétitivité
- Focus sur les conditions de travail dans deux secteurs
- Un itinéraire pour la résolution des conflits
- Conditions de travail: une comparaison internationale
- L'économie des petits pays d'Europe est la plus touchée par les restructurations industrielles
- Travailleurs à temps partiel: des conditions de travail encore difficiles
Anciens numéros de Communiqué,
Seulement 1% de la population des pays adhérents devrait émigrer vers les États membres actuels de l’UE au cours des cinq prochaines années. Ce chiffre représente environ 220 000 personnes par an dans les conditions de la liberté de circulation. Toutefois, un risque réel de «fuite des cerveaux» en provenance des nouveaux États membres subsiste, explique la Fondation dans une nouvelle étude sur la migration et ses tendances dans une Europe élargie (Migration trends in an enlarged Europe).
L’étude recommande que des mesures appropriées de politique régionale et structurelle soient prises pour stimuler la croissance et encourager les salariés jeunes et hautement qualifiés à rester dans leur pays. Une telle approche est nécessaire pour que l’augmentation de la mobilité de la main-d’œuvre dans l’Union européenne élargie soit bénéfique aux deux parties.
Risque de fuite «des cerveaux et des jeunes»
L’étude, fondée sur des résultats d’enquête, révèle un sérieux risque de «fuite des cerveaux et des jeunes» en provenance des pays adhérents. 2 à 3% de la classe d’âge des 15-24 ans indiquent une «ferme intention» de déménager. Un tiers des migrants potentiels qui font état d’une ferme intention d’émigrer sont des étudiants, et un quart sont des personnes très qualifiées possédant un niveau d’étude supérieur. «Le dilemme de l’émigration en tant que défi politique posé à l’UE est le suivant: si la mobilité de la main-d’œuvre peut être bénéfique pour la croissance économique et la cohésion au niveau de l’ensemble de l’UE, elle peut néanmoins exercer des pressions sur la cohésion sociale au niveau local si elle n’est pas accompagnée d’une approche cohérente de l’intégration», commente Hubert Krieger, chargé de recherche de l’équipe Conditions de vie.
Le chômage a une influence sur les migrations, mais dans une bien moindre mesure que ce que l’on pensait et seulement dans un nombre limité de pays. Globalement, seuls 2% des chômeurs indiquent une ferme intention de déménager.
