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Communiqué, issue 1, 2004

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Avoir un bon emploi est jugé comme un facteur essentiel pour assurer une bonne qualité de vie, et la lutte contre le chômage est universellement perçue comme l’un des moyens les plus importants d’améliorer la situation économique et sociale de la famille. Ce sont quelques-unes des principales conclusions d’une étude conjointe de la Commission européenne et de la Fondation sur les conditions de vie et la qualité de vie, qui présente une image sociale de l’Union européenne actuelle (UE 15) et des pays adhérents et candidats (PAC 13) à la veille de l’élargissement.

«Les résultats de l’enquête plaident en faveur d’une politique de l’emploi intégrée, centrée sur l’augmentation du taux d’emploi pour parvenir à des emplois de meilleure qualité», explique Willy Buschak, le directeur intérimaire de la Fondation. «Avec ce rapport, nous disposons pour la première fois d’une analyse de la situation sociale dans toute la ‘nouvelle Europe’. Il représente également un tremplin pour l’initiative de Suivi de la qualité de vie en Europe de la Fondation, qui enrichit les outils de suivi sur les relations industrielles et les conditions de travail.»

Une vie de bonne qualité

D’après l’enquête, une bonne santé, un revenu suffisant et le fait d’avoir une famille sont les trois principaux facteurs qui contribuent à donner une bonne qualité à la vie pour la majorité des Européens. Lorsqu’on analyse d’autres facteurs moins importants, des différences apparaissent entre l’UE 15 et les PAC 13: un bon emploi, une bonne relation avec son partenaire, avoir des enfants et un logement adéquat sont mentionnés plus fréquemment dans les PAC 13 que dans l’UE 15. Le fait de disposer d’un temps de loisir suffisant pour profiter de la vie est également relativement plus important dans l’UE 15.

Aspects financiers

La prochaine vague de l’élargissement accentuera les inégalités dans l’UE – d’un PIB par habitant 2,8 fois supérieur dans l’UE 15 actuelle, nous passerons à un coefficient de 6,5 dans l’UE des 25, remplaçant ainsi la démarcation nord-sud du développement par un axe est-ouest. Globalement, le rapport révèle que la satisfaction à l’égard de la vie dans les 28 pays est étroitement liée au niveau de revenu et au PIB par habitant. Dans les PAC 13, l’insuffisance des indicateurs économiques traditionnels s’accompagne de degrés de satisfaction médiocres. La Bulgarie, la Roumanie et la Lettonie ont signalé les plus faibles taux de satisfaction à l’égard de la vie jamais enregistrés dans des enquêtes de l’UE.

Un bon emploi: primordial

La majorité des Européens considèrent qu’un emploi procure non seulement un revenu, mais également des contacts sociaux, une estime de soi et une meilleure qualité de vie. Les personnes qui sont restées au chômage pendant au moins deux ans au cours des cinq dernières années signalent un niveau de satisfaction plus faible à l’égard de la vie en général, la vie familiale, la vie sociale et la santé que celles qui ont occupé un emploi sans interruption.

Le rapport Perceptions of living conditions in an enlarged Europe (Perceptions des conditions de vie dans une Europe élargie) et les sept études comparatives sur la qualité de vie sont disponibles.

Dernière mise à jour de cette page: 12 Août, 2010