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Communiqués de presse, 26 février 2004

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Selon une étude, les flux migratoires devraient atteindre environ 1%

Au cours des cinq prochaines années, les flux migratoires en provenance de l’ensemble des nouveaux États membres et vers l’ensemble des États membres actuels - en cas de libre circulation totale - représenteraient probablement 1% environ de la population de ces nouveaux États membres, soit quelque 220 000 personnes par an. Telle est la conclusion d’une nouvelle étude de la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, l’agence européenne de Dublin, et de la Commission, publiée aujourd’hui à Bruxelles. Cette étude propose que l’Union européenne adopte les mesures politiques nécessaires au niveau structurel et régional pour stimuler la croissance et encourager les jeunes et le personnel hautement qualifié à rester dans leur pays. Elle préconise également de favoriser une plus grande mobilité professionnelle dans une Union européenne élargie, s’il y va de l’intérêt des deux parties.

L’étude poursuit en démontrant que les émigrants potentiels types des pays adhérents sont jeunes, ont obtenu un diplôme de l’enseignement du troisième cycle, ou suivent encore des études, et sont célibataires sans enfant. Il s’agit de plus en plus souvent de femmes.

Margot Wallström, commissaire européenne en charge de l’emploi et des affaires sociales faisant fonction déclare: «Cette étude confirme l’avis de la Commission qui estime que les craintes d’un flux migratoire massif en provenance des nouveaux États membres après le 1er mai 2004 se révéleront infondées. Les nouveaux États membres fourniront l’apport tant attendu de personnel hautement qualifié capable de contribuer activement au développement de l’économie européenne.»

L’étude fait apparaître un risque important «d’exode de jeunes et de cerveaux» des pays en voie d’adhésion; environ 2 à 3% de ces jeunes de 15 à 24 ans ont en effet manifesté leur intention de partir. Les pays en voie d’adhésion courent également le risque de perdre leur personnel hautement qualifié - parmi les émigrants potentiels ayant fermement manifesté leur intention de s’en aller, un tiers sont des étudiants et un quart ont acquis une formation supérieure (troisième cycle).

« Les flux migratoires, qui constituent un enjeu politique considérable pour l’UE, posent un dilemme: s’il est vrai que la mobilité professionnelle favorise la croissance économique et la cohésion au niveau de l’ensemble des régions de l’UE, elle risque d'exercer une pression sur la cohésion sociale au niveau local si elle ne s’accompagne par d’une approche holistique en matière d’intégration» a déclaré M. Willy Buschak, directeur faisant fonction de la Fondation.

Le chômage a effectivement une influence sur les flux migratoires, mais dans une mesure bien moindre que celle estimée et dans un nombre limité de pays. Dans l’ensemble, 2% des chômeurs seulement ont manifesté leur ferme intention de s’en aller. La situation familiale semble bien avoir une incidence sur le choix: sur 1% de personnes ayant indiqué leur ferme intention de partir, 70,4% étaient des célibataires, contre 26,0% de personnes mariées ou vivant en cohabitation, et 3,6% de veufs, divorcés ou séparés.

L’étude précise que «les pays destinataires de l’UE peuvent s’attendre à l’arrivée d'une main-d'œuvre hautement qualifiée, qui devrait améliorer leur assise économique à court terme et socio-économique à long terme, grâce à une structure démographique plus active. Les anciens États membres de l’UE se voient ainsi offrir plus de possibilités qu’ils ne courent de risques. Il semble bien qu’au niveau politique, les anciens États membres sont confrontés au problème du nombre considérable d’aspirants étudiants et qu’ils devront adapter leurs mesures afin de faire face au nombre croissant d’émigrants qui se trouvaient en situation de chômage. Les systèmes de sécurité sociale actuels ne devraient pas subir de forte pression à court terme dans les anciens États membres.»

En conclusion, l’étude fait observer que l’incidence de l’émigration risque, à moyen terme, de poser un problème plus grave aux nouveaux États membres que l’incidence de l’immigration aux États membres actuels. Elle suggère que l’Union européenne adopte les mesures politiques nécessaires au niveau structurel et régional pour stimuler la croissance et encourager les jeunes et le personnel hautement qualifié à rester dans leur pays. Elle préconise également de favoriser une plus grande mobilité professionnelle dans une Union européenne élargie, s’il y va de l’intérêt des deux parties.

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Pour plus de renseignements, veuillez contacter M. Måns Mårtensson, attaché de presse de la Fondation, par téléphone +353-1-204 3124, par téléphone portable +353-876-593 507 ou par courrier électronique: mma@eurofound.europa.eu

Note aux éditeurs

La Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail est une organisation tripartite de l'UE, dont le rôle est de proposer des résultats, des connaissances et des conseils, qui s'inspirent d'une recherche effectuée de manière comparative. La Fondation a été créée par le règlement (CEE) n° 1365/75 du 26 mai 1975 du Conseil.

De plus amples renseignements sur la Fondation sont disponibles à l'adresse suivante: http://www.fr.eurofound.europa.eu/about/about.htm

Dernière mise à jour de cette page: 07 Janvier, 2010