Communiqués de presse, 26 février 2004
Selon une étude, les flux migratoires devraient atteindre environ 1%
L'étude se fonde sur des données de l’Eurobaromètre rassemblées pour la Commission européenne. L’enquête a été menée au printemps 2002 dans 13 pays adhérents et candidats. Les chiffres susmentionnés concernent les moyennes des 10 pays adhérents. L’échantillonnage était constitué de 1 000 personnes par pays, à l’exception de Malte et de Chypre (500) et de la Pologne et de la Turquie (2000).
À partir de ces données du sondage Eurobaromètre, l’étude examine les motifs incitant à la migration; ceux-ci peuvent s’avérer très différents d’un pays à l’autre. Elle se penche également sur les effets éventuels de «l’accueil des cerveaux», les personnes hautement qualifiées revenant notamment dans leur pays d’origine pour profiter d’une meilleure situation économique et d’une qualité de vie supérieure.
L’étude et le sondage sur lequel elle se base n’établissent aucune distinction entre la libre circulation des travailleurs, qui peuvent bénéficier de mesures transitoires jusqu’à 7 ans après l’élargissement, et la libre circulation des personnes en général. Les dispositions actuelles de l’UE en matière de libre circulation des personnes, de droit de résidence et de liberté d’établissement entreront en vigueur le 1er mai 2004.
L’expérience des élargissements antérieurs a démontré que l’émigration diminue plutôt qu’elle n’augmente après l’élargissement. Par exemple, les flux migratoires en provenance de l’Espagne vers les autres pays de l’UE ont diminué de plus de 200 000 personnes en 1970 (établissement de la zone de libre-échange) à 120 000 personnes à la fin des années 70 (demande d’adhésion) et à environ 2 000 à 3 000 personnes au début des années 90 (après l’adhésion).
Les dernières données concernant la mobilité au sein de l’Union européenne montrent qu’environ 1,5% des salariés de l’UE actuelle ont quitté sur un an une autre région de leur État membre ou un autre État membre. En outre, une étude réalisée en 2001 a fait apparaître qu’environ 8% de la population de l’UE a fait part de son intention de partir vers un autre État membre au cours des cinq prochaines années, mais 4% seulement a réalisé cet objectif au cours des 10 dernières années. Dès lors, il est probable que les indications quant aux personnes faisant part de leur intention de partir sont plus nombreuses que celles sur les personnes qui s’en vont réellement.
L’Union européenne accueille actuellement chaque année environ 1,5 million d’immigrants provenant d’États membres autres que ceux en voie d’adhésion.
Le sondage a mesuré les attitudes vis-à-vis de l’émigration dans l’UE à différents niveaux:
- l’envie diffuse d’émigrer
- l’intention de base d’émigrer
- l’intention ferme d’émigrer
L’étude a ses limites. Elle se fonde sur des données rassemblées à une époque où la question se pose encore quant aux États membres qui imposeront des restrictions d’accès à leur marché du travail. Elle ne fait pas la distinction entre les différentes destinations des flux migratoires. Elle ne précise pas la longueur du séjour prévue.
Le résumé du rapport est disponible et peut être téléchargé.
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