Communiqués de presse, 13 mai 2004
Conférence de la présidence de l’UE «Familles, changement et politique sociale en Europe», Dublin, 13-14 mai 2004
La famille reste la pierre angulaire des sociétés européennes
La solidarité entre générations est beaucoup plus courante que ce que reflète le débat public sur le «conflit entre les générations». C’est ce qu’ont révélé deux enquêtes récentes sur la qualité de vie et la famille menées dans les 25 pays de l’UE élargie par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, l’agence européenne basée à Dublin. Au sein des nouveaux États membres de l’UE et de l’ancienne Europe des 15, environ 85% des personnes estiment qu’il n’existe pas de conflits importants entre les générations. Dans l’ancienne Europe des 15, près de la moitié des citoyens mettent plutôt l’accent sur les tensions raciales et ethniques, qui selon eux, constituent les clivages générationnels les plus importants, et plus de la moitié de la population des nouveaux États membres de l’UE considère les fortes tensions entre les riches et les pauvres comme le principal facteur de division dans la société.
Avec l’allongement de l’espérance de vie et la baisse des taux de fécondité, l’écart entre le nombre de personnes âgées qui ont besoin d’assistance et de soins et le nombre de personnes qui les dispensent se creuse. Actuellement, environ 25% des personnes dans les nouveaux États membres de l’UE et 21% des personnes de l’ancienne Europe des 15 sont régulièrement et d’une certaine manière impliqués, bien que de façon informelle, dans des activités d’aide aux personnes.
Les rapports de ces enquêtes examinent les questions du soutien familial et des soins au sein du système familial et, plus particulièrement, la façon dont les gens souhaitent financer ces soins: 80% des personnes dans les nouveaux États membres de l’UE sont favorables à une future extension de l’aide familiale, contre seulement 59% dans l’ancienne Europe des 15. Les ressortissants des nouveaux États membres de l’UE sont prêts à assumer les frais de l’aide aux personnes âgées, tandis que ceux de l’ancienne Europe des 15 préfèrent laisser ce soin au contribuable.
Six des États membres de l’ancienne Europe des 15 considèrent la diminution du taux de chômage comme la priorité essentielle pour soutenir les familles. Viennent ensuite les horaires de travail flexibles et la garde des enfants. Dans les nouveaux États membres de l’UE, l’accent est plutôt placé sur les allocations familiales et sur le niveau des indemnités compensatrices versées dans le cadre du congé parental, c’est-à-dire sur les mesures relatives aux coûts liés à l’éducation des enfants.
«La diminution constante du taux de fécondité au cours des trois dernières décennies implique de remettre les politiques familiales à l’ordre du jour dans de nombreux États membres de l’UE et de mener des actions concertées afin d’accroître les taux de natalité. La croissance démographique européenne est actuellement inférieure de 40% à celle des États-Unis», déclare Willy Buschak, directeur faisant fonction de la Fondation.
Les rapports montrent que l’adhésion des 10 nouveaux États membres de l’UE ne modifie en rien les taux de fécondité décroissants que connaît l’Europe. Seules Malte (1,9) et Chypre (1,83) révèlent des taux de fécondité supérieurs à la moyenne des 25 États membres de l’UE (1,46) et les huit autres nouveaux États membres n’atteignent pas cette moyenne. Le taux moyen dans l’ancienne Europe des 15 s’élève à 1,47 enfant par famille.
Les rapports s’intègrent dans une série d’études de la fondation sur la qualité de vie en Europe, y compris dans les trois pays candidats que sont la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.
L’article de conférence intitulé «Family life in Europe – Results of recent surveys on Quality of Life in Europe» (La famille en Europe – Résultats des études récentes sur la qualité de vie en Europe) par Hubert Krieger, chargé de recherche, peut être téléchargé également à partir du site de la Présidence irlandaise de l’UE Présidence irlandaise de l’UE.
Informations complémentaires sur les activités de suivi relatives à la qualité de vie menées par la Fondation.
Voir aussi le contexte.
Note aux éditeurs
La Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail est une organisation tripartite de l'UE, dont le rôle est de proposer des résultats, des connaissances et des conseils, qui s'inspirent d'une recherche effectuée de manière comparative. La Fondation a été créée par le règlement (CEE) n° 1365/75 du 26 mai 1975 du Conseil.
De plus amples renseignements sur la Fondation sont disponibles à l'adresse suivante: http://www.fr.eurofound.europa.eu/about/about.htm
Pour plus de renseignements, veuillez contacter M. Måns Mårtensson, attaché de presse de la Fondation, par téléphone +353-1-204 3124 ou par téléphone mobile +353-876-593 507.
