|
Vous êtes ici: Eurofound > Presse > Communiqués de presse > Communiqués de presse, 30 novembre 2004 My Eurofound: Login or Sign Up   

Communiqués de presse, 30 novembre 2004

fr_rgb

1. Évolution du temps de travail en Europe

D’après les recherches effectuées par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, la durée moyenne d’une semaine de travail pour les travailleurs des nouveaux États membres est de 44,4 heures, par rapport à 38,2 heures dans l’ancienne UE des 15. Le temps de travail hebdomadaire moyen est le plus long (40 heures) en Hongrie, Pologne, Estonie, Lettonie, Slovénie et à Malte, et le plus court en France (35 heures), aux Pays-Bas (37 heures) et au Danemark (37 heures). La durée moyenne du temps de travail hebdomadaire définie par convention collective au Royaume-Uni est de 37,2 heures.

Sur la période comprise entre 1999 et 2003, la durée moyenne du temps de travail hebdomadaire pour les pays de l’UE des 15 et la Norvège est passé de 38,6 heures à 38,0 heures. Au Royaume-Uni, la durée moyenne du temps de travail hebdomadaire a diminué d’une heure (2,5 % à 3%) au cours de la même période.

Toutefois, au cours de la dernière décennie, l’intensité du rythme de travail a fortement augmenté et ne montre aucun signe de ralentissement. Il est un fait que la plupart des gens effectuent un nombre d’heures de travail moins élevé qu’auparavant, mais ils doivent travailler à une cadence plus forte, de sorte que plus de la moitié des travailleurs en Europe sont confrontés à un rythme de travail élevé et à des contraintes de délais très courts pendant au moins un quart de leur temps de travail. Il s’en suit qu’un travailleur sur trois en Europe se plaint de troubles du dos d'origine professionnelle. Près d’un sur deux se plaint de travailler dans des positions inconfortables ou fatigantes. Lorsqu’on les interroge à ce sujet, les travailleurs européens répondent qu’ils aimeraient que les gouvernements et les partenaires sociaux mettent en place des horaires de travail plus flexibles.

«Les travailleurs européens produisent plus en moins de temps, en raison de l’accroissement constant des niveaux d’intensité du rythme de travail, du stress et de la demande», déclare M. Willy Buschak, directeur faisant fonction de la Fondation européenne. «Nos recherches montrent qu’une nouvelle organisation du temps de travail sur toute la durée de la vie est nécessaire si l’Europe veut pouvoir faire face aux défis que représentent une société vieillissante et une concurrence croissante sur le marché mondial.»

Cadre-info: préférences en matière de temps de travail

Les recherches effectuées par la Fondation européenne montrent que:

  • la moitié des employés en Europe souhaite une réduction de 10 % du temps de travail hebdomadaire;
  • plus de 20 % des employés déclarent qu’ils opteraient pour un congé sans solde de trois mois;
  • 14 % des travailleurs à temps complet ont essayé de travailler à temps partiel;
  • 40 % des femmes actives plus âgées envisagent de prendre leur retraite pour pouvoir s’occuper des membres de leur famille d’âge avancé;
  • environ 10 à 15 % des actifs souhaitent une réduction du temps de travail tout le long de la vie.

En Europe, les horaires flexibles du travail concernaient 25 % des travailleurs en 1988 contre 29 % en 1998. Les dispositions en matière de flexibilité concernent néanmoins davantage les personnes plus jeunes que les plus âgées.

Sources: Troisième enquête européenne sur les conditions de travail (2000, 2001); Annual review of working conditions in the EU : 2003-2004 (étude annuelle des conditions de travail dans l’UE: 2003-2004), Working-time preferences and work-life balance in the EU : some policy considerations for enhancing the quality of life (préférences en matière de temps de travail et conciliation entre travail et vie personnelle dans l’UE: quelques considérations en matière de politiques destinées à améliorer la qualité de la vie).

Pour plus d’informations comparatives sur les questions se rapportant aux conditions et au temps de travail dans l’UE des 25 et deux pays candidats, veuillez consulter les trois sources ci-dessous:

2. Le vieillissement actif

Les taux d'emploi des travailleurs plus âgés varient considérablement d'un genre à l'autre. Dans l’UE des 15, le taux d’emploi des femmes âgées de 55 à 64 ans était de 24 % en 1992 contre 30,5 % en 2002 ; pour les hommes, ce taux est passé de 49,4 % à 50,1 %. Dans les anciens pays adhérents et candidats, le taux d’emploi féminin est passé de 22,1 % en 1997 à 21,4 % en 2002, et le taux d’emploi masculin de 42,9 % à 41,2 %.

Dans l’UE des 15, l’emploi des travailleurs plus âgés correspond à 80 % de l’augmentation totale de l’emploi en 2002. Entre 1997 et 2002, 36 % des emplois créés pour les travailleurs plus âgés étaient une conséquence de l’augmentation du travail à temps partiel. En 2002, le nombre de travailleurs âgés de 50 ans s’étant installés à leur propre compte a augmenté d’environ 3 % contre moins de 0,3 % pour les travailleurs jeunes.

L’âge moyen de sortie du marché du travail a légèrement augmenté mais demeure encore loin de l’âge cible d’environ 65 ans. Dans l’UE des 15, l’âge de sortie est passé de 60,4 ans en 2001 à 60,8 en 2002. Dans les anciens pays adhérents, ces chiffres atteignent 57,8 ans pour 2001 et 58,2 ans pour 2002.

active_ageing

Le rapport thématique de l’Observatoire européen des conditions de travail, intitulé Âge et travail en Europe, examine les mesures prises par sept pays en vue de cibler ces objectifs. Il identifie des éléments positifs en termes de qualité du travail et d'emploi. Ces éléments proviennent d’un échantillonnage d’informations de sept pays dont les expériences, les modèles sociaux et les évolutions sont représentatifs de la diversité européenne, ainsi que de données provenant d’Eurostat, de l’enquête sur l’emploi de 2002, des enquêtes européennes sur les conditions de travail et de l’OCDE. Des exemples relatifs à des cas d’entreprises illustreront ces réussites.

De plus amples informations sur le vieillissement actif sont disponibles grâce aux liens suivants:

3. Qualité de la vie européenne

La nouvelle étude de la Fondation sur la «qualité de vie en Europe» couvre 28 pays, soit les 15 pays de l’ancienne Union européenne et les 13 pays adhérents et candidats. Cette initiative de surveillance à grande échelle, lancée en mai 2003, se concentre sur l’emploi, les ressources économiques, la vie de famille, la vie communautaire, les réalisations sur le plan de la santé et de l’éducation.

4. La Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail

La Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail est une organisation tripartite de l’UE, dont le rôle est de fournir aux acteurs clés de la politique sociale des résultats, des connaissances et des conseils provenant de la recherche comparative. La Fondation a été créée par le règlement (CEE) n° 1365/75 du Conseil du 26 mai 1975. Elle est située à Dublin, en Irlande.

Retour au communiqué de presse.

Pour plus de renseignements, veuillez contacter M. Måns Mårtensson, attaché de presse de la Fondation, par téléphone +353-1-204 3124 ou par téléphone mobile +353-876-593 507

Dernière mise à jour de cette page: 17 Décembre, 2007