Évolution des salaires ? mise à jour annuelle 2000

Dans cette mise à jour annuelle, nous passons en revue les grandes tendances de l'évolution des salaires dans les pays de l'Union européenne (Norvège comprise) en 1999 et 2000. Nous observons que les augmentations salariales négociées collectivement tournent en moyenne autour de 2,9% en 1999 et de 3,0% en 2000 ? des variations majeures existant toutefois selon les pays. Le fléchissement de l'augmentation moyenne de 3,1% en 1998 à 2,9% en 1999 laisse supposer que la modération salariale puisse subir des pressions dans certains pays. Cependant, si l'on tient compte de l'augmentation des prix et de la productivité, il semble que la modération ait persisté et même qu'elle se soit accentuée. Les chiffres ne permettent pas d'avancer qu'il y ait une plus grande modération salariale et une convergence dans les pays de la zone euro. Au plan sectoriel, les augmentations dans le secteur de la chimie ont généralement dépassé celles du commerce de détail et de la fonction publique en 1999, mais ces deux derniers secteurs ont "rattrapé" leur retard en 2000.

Le but de cette mise à jour annuelle de l'Observatoire européen des relations industrielles (European Industrial Relations Observatory - EIRO), fondée sur les apports de ses centres nationaux, est de fournir une indication générale globale des tendances des augmentations salariales en 1999 et 2000 au sein des Etats membres de l'UE (plus laNorvège). Nous n'essayons pas de produire un ensemble entièrement scientifique et comparable de systèmes salariaux, car l'EIRO n'est pas un service de statistiques et les salaires constituent un domaine où les comparaisons internationales significatives sont particulièrement difficiles. Les différences rencontrées dans les systèmes nationaux d'élaboration des salaires, dans les relations industrielles, la fiscalité et la sécurité sociale, ainsi que les moyens divergents utilisés pour la collecte et la présentation des statistiques sur les salaires, signifient qu'il est difficile d'établir des comparaisons entre les pays. Néanmoins, étant donné l'importance essentielle des salaires (et non la moindre dans le contexte de l'Union économique et monétaire (UEM) de l'UE, nous donnons ces indications générales sur l'évolution salariale récente tout en attirant l'attention sur les problèmes, les mises en garde et les réserves. Les chiffres fournis doivent être considérés avec la plus grande prudence, et les différentes notes et explications lues avec soin.

La signification macroéconomique de l'évolution des salaires dans l'UE d'aujourd'hui est donc résumée dans une étude comparative récente de l'EIRO (Wage policy and EMU - La politique salariale et l'UEM ? TN0007402S) : "L'introduction de l'UEM a créé de nouvelles conditions macroéconomiques entraînant des implications importantes pour la politique salariale. Depuis que l'UEM prive les États membres de l'UE concernés de taux de change et de taux d'intérêt comme moyens de compensation des déséquilibres des performances économiques, la politique salariale pourrait devoir supporter la charge principale de corriger ces déséquilibres. En outre, la politique salariale a la responsabilité importante d'assurer un fonctionnement sans heurt de l'UEM. Alors que des salaires "trop élevés" pourraient provoquer une pression inflationniste, des salaires "trop bas" pourraient entraîner un mouvement inverse, aboutissant à une spirale déflationniste."

Depuis le début de la phase deux de l'UEM en 1994, la Commission européenne et le Conseil européen ont adopté annuellement les "Grandes orientations de politique économique" (GOPÉ) qui contiennent les recommandations sur ce qu'ils considèrent comme"les évolutions salariales appropriées" dans la zone de la nouvelle monnaie unique européenne. Selon les recommandations du Conseil en juin 2000 sur les grandes orientations de politique économique des États membres de la Communauté, il est nécessaire:

  1. d'insister pour que les augmentations des salaires nominaux soient compatibles avec la stabilité des prix. Cela signifie que, dans la zone euro, les hausses de salaires globales ne doivent pas empêcher que les hausses de prix demeurent conformes à l'objectif de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de stabilité des prix;
  2. d'encourager une croissance des salaires réels en fonction de l'augmentation de la productivité de la main d'?uvre, tout en veillant à renforcer, si nécessaire, et à maintenir ensuite, la rentabilité des investissements permettant d'accroître les capacités et de créer des emplois (?);
  3. de veiller à ce que les négociations salariales collectives prennent en compte les différences de productivité (qu'elles soient attribuables aux compétences, à la qualification ou à la localisation géographique);
  4. de poursuivre la politique visant à réduire les différences de salaires entre hommes et femmes, dues à une discrimination de fait.

En outre, lors de sa réunion tenue à Cologne les 3 et 4 juin 1999, le Conseil européen a adopté une résolution sur un Pacte européen pour l'emploi-, qui a pour objectif la "coordination de la politique économique et l'amélioration des interactions de soutien mutuel entre l'évolution des salaires et la politique monétaire, budgétaire et fiscale par le dialogue macroéconomique visant à préserver une dynamique de croissance non-inflationniste" (Expectations and Outcomes of the Cologne European Council - Attentes et résultats du Conseil européen de Cologne ? EU9906180N)

Augmentations moyennes des salaires par conventions collectives

La négociation collective joue un rôle essentiel dans la fixation des salaires dans tous les pays concernés ici. Ceci dit, la nature de ce rôle diffère largement selon les pays: des niveaux de négociations différents (intersectoriels, sectoriels, par entreprise, etc.) exercent des influences différentes et la portée des négociations varie considérablement. En outre, l'importance de la négociation varie fortement selon les secteurs de l'économie et les groupes de travailleurs. La figure 1 fournit les chiffres relatifs à des augmentations nominales moyennes des salaires de base convenues par négociation collective dans chaque pays. Lorsque c'est possible, les chiffres couvrent l'ensemble de l'économie, malgré l'existence d'exceptions (voir les notes figurant sous le chiffre). Les données ne sont pas encore disponibles pour 2000 dans un certain nombre de cas; toutefois, pour certains pays, il n'existe que des chiffres partiels.

Les énormes différences dans l'élaboration des salaires à l'échelon national et les systèmes de relations industrielles sont illustrés par les divers moyens selon lesquels les augmentations dont il est question dans la figure 1 sont obtenues. En premier lieu, des négociations collectives libres (toutefois pas entièrement dans tous les cas) au niveau sectoriel jouent le rôle principal en Autriche, au Danemark, en France, Allemagne, Grèce, Italie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Espagne et Suède. Des accords intersectoriels nationaux sont responsables de la fixation des augmentations ou définissent les lignes directrices d'une négociation à un échelon moins élevé en Belgique, Finlande, Irlande et Norvège. Au Royaume-Uni, c'est la négociation au niveau de l'entreprise qui prédomine. L'indexation automatique des salaires représente une proportion importante des augmentations en Belgique et au Luxembourg. Le rôle des augmentations mentionnées dans le tableau varie également: dans des pays comme l'Autriche, le Danemark et l'Italie, les augmentations mentionnées sont des minima sectoriels, soumis ensuite à une négociation à un échelon inférieur (ou bien, comme c'est le cas en Autriche, il s'agit d'appliquer des augmentations salariales réelles négociées au niveau sectoriel); alors que dans des pays comme le Royaume-Uni, les chiffres représentent plutôt les augmentations effectives.

Ces réserves mises à part, les points suivants se dégagent de la figure 1 (aucun chiffre n'est disponible concernant la Grèce et la Norvège en 2000):

  • en 1999, les augmentations salariales nominales variaient entre 4,9% en Norvège (quoique ce chiffre inclue les effets de glissement des salaires et de report des années précédentes) et 1,6% en France. Des augmentations de 4% et plus ont été enregistrées dans deux pays, des augmentations de 3% à 4% dans six pays, des augmentations de 2% à 3% dans cinq pays et des augmentations de 1% à 2% dans trois pays. L'augmentation moyenne s'est située à 2,9%;
  • en 2000, les augmentations salariales nominales ont varié entre 5,5% en Irlande (limite déterminée par une convention nationale) et 1,6% en France. Des augmentations de 4% et plus ont été enregistrées dans deux pays, des augmentations de 3% à 4% dans cinq pays, des augmentations de 2% à 3% dans cinq pays, et des augmentations de 1% à 2% dans deux pays. L'augmentation moyenne s'est située à 3,0%;
  • l'augmentation moyenne s'est donc accrue très légèrement de 0,1 point de 1999 à 2000, indiquant une poursuite générale (quoique ralentie) de la modération des augmentations salariales nominales enregistrées de 1998 à 1999 (période où il y a eu une chute de 0,3 point). Cependant, le tableau s'est modifié fortement, le ratio d'augmentation salariale s'élevant entre 1999 et 2000 dans neuf pays, diminuant dans trois et restant stable dans deux. Ceci contraste avec la tendance générale de diminution du ratio des augmentations salariales de 1998 à 1999 (s'appliquant à 11 pays). La modération des salaires semble avoir subi le plus de pression en Irlande et aux Pays-Bas;
  • il semble qu'il y ait relativement peu de convergence entre les ratios d'augmentation salariale nominale dans les différents pays de l'EEE.

Si l'on considère seulement les pays de la zone euro, l'image est assez différente:

  • en 1999, les augmentations salariales nominales ont varié entre 3,8% au Luxembourg et 1,6% en France. Aucun pays n'a enregistré d'augmentation égale ou supérieure à 4%, quatre pays ont enregistré des augmentations de 3% à 4%; quatre autres pays des augmentations de 2% à 3%, et trois pays des augmentations de 1% à 2%. L'augmentation moyenne s'élevait à 2,7%.
  • en 2000, les augmentations salariales nominales ont varié entre 5,5% en Irlande et 1,6% en France. Deux pays ont enregistré des augmentations de 4% ou plus, tandis que des augmentations de 3% à 4% ont été enregistrées dans trois pays, des augmentations de 2% à 3% dans quatre pays, et des augmentations de 1% à 2% dans deux pays. L'augmentation moyenne se situait à 3,1%.
  • selon ces chiffres, alors que les augmentations salariales nominales en 1999 étaient inférieures dans les pays de la zone euro comparativement à l'UE ou l'EEE, en 2000 elles ont légèrement dépassé le chiffre global. Sans doute, la plus grande convergence et la plus grande stabilité constatées de 1998 à 1999 ont-elles été moins évidentes de 1999 à 2000.

Source: EIRO; * Moyenne en 1999 dans 16 pays; moyenne en 2000 dans 14 pays.

Les chiffres de la figure 1 doivent être lus en relation avec les notes suivantes:

  • Allemagne: les chiffres proviennent des archives des conventions collectives de l'Institut des sciences économiques et sociales (Wirtschafts- und Sozialwissenschaftliches Institut, WSI) et représentent l'augmentation moyenne annuelle des salaires fixée par conventions collectives.
  • Autriche: chiffres de la Fédération des syndicats autrichiens (Österreichischer Gewerkschaftsbund, ÖGB).
  • Belgique: les chiffres concernent uniquement les travailleurs manuels (les chiffres équivalents pour les travailleurs non manuels étaient de 1,0% en 1999 et 3,3% en 2000); les chiffres représentent globalement les augmentations salariales obtenues par convention collective (1,34% en 1999 et 1,17% en 2000), l'indexation salariale automatique et les effets de la réduction du temps de travail; les chiffres, provenant du Ministère du travail et de l'emploi, concernent les années jusqu'à septembre 1999 et 2000.
  • Danemark: aucun chiffre global n'est disponible et les chiffres utilisés sont liés à l'accord sectoriel industriel, qui gère le système de "salaire minimum", suivant lequel les conventions sectorielles déterminent seulement des taux minimaux, et les négociations locales subséquentes donnent lieu à des augmentations supplémentaires; le chiffre de 1999 représente l'augmentation à partir de mars 1999 et le chiffre 2000 l'augmentation à partir de mars 2000.
  • Espagne: les chiffres sont provisoires et proviennent des publications statistiques en matière de travail du Ministère du travail et des affaires sociales (MTAS); le chiffre pour l'année 2000 n'inclut pas l'effet des clauses de révision salariale liée à l'inflation.
  • Finlande: les chiffres sont fondés sur la modification annuelle de l'index contractuel salarial repris dans les Statistiques de Finlande; le chiffre pour l'année 2000 est préliminaire.
  • France: les chiffres représentent la modification annuelle du salaire mensuel de base pour tous les travailleurs (d'après l'étude ACEMO); le chiffre pour l'année 2000 concerne l'année jusqu'au 30 septembre.
  • Grèce: tous les chiffres sont des estimations de l'Institut du travail (Institute of Labour, INE/GSEE-ADEDY); les chiffres se rapportent à des augmentations à prix courant - l'augmentation à prix constant était de 1,6% en 1999.
  • Irlande: le chiffre de 1999 inclut tant l'augmentation de base prévue dans le Partenariat 1997-2000, que l'accord salarial national 2000 (P2000) (1,5% pendant les neuf premiers mois de 1999), plus l'augmentation maximum accordée dans le cadre de négociations locales en 1999 (2%); une augmentation supplémentaire salariale de 1%, non incluse ici, est appliquée pour les trois derniers mois de 1999 et les trois premiers mois de 2000; le chiffre s'applique au secteur privé - dans les services publics, la clause de négociation locale ne s'appliquait pas avant juillet 1999. Le chiffre 2000 représente le paiement de la première phase accordé dans le cadre du nouvel accord national, le Programme pour la prospérité et l'équité (Programme for Prosperity and Fairness, PPF), destiné à la fois aux secteurs privé et public; certains groupes d'agents de la fonction publique ont bénéficié également d'une majoration salariale unique et séparée de "rattrapage" de 3%, non incluse ici.
  • Italie: les chiffres proviennent de l'Institut national des statistiques (Istituto Nazionale di Statistica, Istat).
  • Luxembourg: pas de statistiques officielles disponibles; les chiffres représentent la moyenne de la fourchette estimée des augmentations salariales, plus une indexation salariale automatique de 2,5% chaque année.
  • Norvège: Il n'existe pas de chiffres fiables sur les augmentations salariales de base négociées collectivement pour tous les travailleurs; les chiffres donnés, obtenus auprès du Comité de calcul technique pour la détermination des revenus (Teknisk Beregningsutvalg, TBU), représentent une estimation des augmentations salariales annuelles (y compris les effets de glissement des salaires et de "report" des années précédentes) pour les travailleurs manuels et les agents du secteur public, groupes dont le salaire est principalement déterminé par négociation collective.
  • Pays-Bas: les chiffres proviennent de la Fondation du travail (Stichting van de Arbeid, STAR) et des conventions collectives.
  • Portugal: les chiffres émanent du Département des statistiques du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle du Ministère du travail et de la solidarité(Departamento de Estatística do Trabalho, Emprego e Formação Profissional, DETEFP); le chiffre pour 2000 concerne l'année jusqu'en août.
  • Royaume-Uni: Les chiffres sont basés sur les données d'analystes indépendants des revenus, Incomes Data Services (IDS) et Industrial Relations Services (IRS), ainsi que du Département de recherche sur le travail, un organisme lié aux syndicats (Labour Research Department, LRD); le chiffre pour 2000 concerne le mois d'avril.
  • Suède: aucun chiffre n'est disponible concernant les augmentations salariales moyennes fixées par conventions collectives, et les chiffres représentent une estimation fondée sur les conventions triennales conclues lors du cycle de négociations du printemps 1998.

Augmentations réelles des salaires

La figure 1 ci-dessus concerne les augmentations salariales nominales. Pour donner une indication des augmentations salariales réelles, la figure 2 ci-dessous ajuste les augmentations à l'inflation, en soustrayant les taux moyens annuels de l'inflation respectivement pour les périodes décembre 1998 à décembre 1999 et de décembre 1999 à décembre 2000, tels qu'ils sont calculés conformément à l'Index harmonisé des prix à la consommation d'Eurostat (HICP). Pour l'ensemble des 15 pays de l'UE, 1999 a été une année où l'inflation a commencé à grimper, passant presque d'une moyenne d'1,1% pour la période décembre 1998 à décembre 1999 à une moyenne de 2,1% pour la période décembre 1999 à décembre 2000. Comme la figure 2 le montre, l'inflation a absorbé les augmentations salariales nominales fixées par conventions collectives dans de nombreux pays.


Source: EIRO; *moyenne 1999 de 16 pays; moyenne 2000 de 14 pays.

La figure indique les tendances suivantes (pas de chiffres 2000 disponibles pour la Belgique, la Grèce et la Norvège):

  • les travailleurs concernés ont reçu des augmentations salariales réelles dans tous les pays en 1999 (et de même en 1998), mais en 2000, ceux-ci dans six pays (Belgique, Danemark, Finlande, France, Italie et Espagne) ont vu leur augmentation salariale nominale absorbée par l'inflation (même si dans certains cas, les chiffres d'augmentation salariale utilisés représentent des minima, accrus par des négociations subséquentes);
  • en 1999, la fourchette des augmentations salariales réelles se situait entre 2,8% en Norvège et au Luxembourg (où est appliquée une indexation automatique des salaires) et 0,1% en Italie (où des conventions sectorielles fixent les taux minimaux) ? une fourchette un peu moins large que celle observée pour les augmentations nominales. Des augmentations de 2% et plus ont été enregistrées dans quatre pays, des augmentations de 1% à 2% dans sept pays, et des augmentations inférieures à 1% dans cinq pays ? indiquant une convergence un peu plus forte que celle des augmentations nominales. L'augmentation moyenne se situait à 1,4% (comme ce fut le cas en 1998);
  • en 2000, la fourchette des augmentations salariales réelles était entre 2,3% au R.-U. et -7% en Italie (voir le point précédent). Seul le Royaume-Uni a enregistré une augmentation de plus de 2%, tandis que des augmentations de 1% à 2% ont été enregistrées dans deux pays, des augmentations de 0% à 1% dans cinq pays, et des diminutions allant jusqu'à moins 1% dans six pays ? indiquant de nouveau une convergence un peu plus grande que celle des augmentations nominales. L'augmentation moyenne se situait à 0,4%;
  • L'augmentation moyenne a donc diminué d'un point de pourcentage de 1999 à 2000, indiquant que - malgré une légère tendance à la hausse des augmentations salariales nominales - l'inflation a signifié un fléchissement appréciable des augmentations salariales réelles. La nature paneuropéenne de cette tendance est indiquée par le fait qu'entre 1999 et 2000, le taux d'augmentation salariale réelle a diminué dans tous les pays sauf aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.
  • Si l'on considère seulement les pays de la zone euro, les points suivants peuvent être relevés:
  • en 1999, les augmentations salariales réelles ont varié entre 2,8% au Luxembourg et 0,1% en Italie. Des augmentations de 2% et plus ont été enregistrées dans deux pays, des augmentations de 1% à 2% dans cinq pays et des augmentations de moins de 1% dans quatre pays. L'augmentation moyenne se situait à 1,2% (légèrement inférieure à la moyenne générale UE/EEE de 1,4%);
  • en 2000, les augmentations salariales réelles ont varié de 1,1% aux Pays-Bas et de -0,7% en Italie. Il n'y a pas eu d'augmentations de 2% et plus, tandis que des augmentations de 1% à 2% ont été enregistrées dans un pays, des augmentations de moins de 1% dans cinq pays, et des diminutions allant jusqu'à moins 1% dans cinq pays. L'augmentation moyenne s'est située à moins 0,1% (comparativement à la moyenne de 0,4% de l'ensemble UE/EEE);
  • ces chiffres indiquent que les augmentations salariales réelles (comme en 1998-1999) sont inférieures dans les pays participant à l'euro comparativement à l'UE/EEE dans son ensemble et qu'elles convergent davantage. Elles ont également diminué un peu plus de 1999 à 2000. Les augmentations salariales réelles les plus élevées en 2000 ont eu lieu à la fois dans les pays qui n'appartiennent pas à la zone euro (Suède et R.-U.). Il est permis de dire que les effets de l'UEM se sont fait sentir ici.

Utilisation de la marge à distribuer

Ces dernières années, certains syndicats se sont de plus en plus intéressés à la question de savoir dans quelle mesure les résultats des négociations collectives utilisent la "marge à distribuer" constituée du montant total de l'inflation et de la croissance de la productivité. Par exemple, le "groupe de Doorn" des syndicats de Belgique, Allemagne, Luxembourg et Pays-Bas (les syndicats du Benelux et d'Allemagne encouragent une coordination transnationale étroite des politiques de négociations dans l'UEM ? DE9810278F) a convenu de rechercher "des règlements de négociations collectives qui correspondent au montant total de l'évolution des prix et de l'augmentation de la productivité du travail", et il évalue chaque année dans quelle mesure il a épuisé complètement cette "marge à distribuer". Pour les syndicats, si les augmentations salariales sont égales ou dépassent l'augmentation totale de l'inflation et de la productivité, la négociation est qualifiée de réussie. Les syndicats de Doorn sont conscients qu'il existe beaucoup de difficultés méthodologiques et statistiques dans une comparaison semblable de l'évolution des salaires et que les négociations donnent d'autres résultats hors salaires, dont il est peut être difficile de calculer l'incidence sur les coûts. Cependant, cette mesure fournit une indication utile dans l'évaluation des résultats des négociations car elle tient compte de la productivité ainsi que de l'inflation.

Le tableau 1 ci-dessous évalue les résultats des négociations salariales en 1999 et 2000 à la lumière de cette formule de répartition. Il doit être traité avec la plus grande prudence, étant donné la nature souvent disparate, partielle et difficilement comparable des statistiques, et les notes doivent être lues avec soin.

Tableau 1. Résultats des négociations salariales dans l'UE et en Norvège, 1999-2000 (%)
Pays Année Inflation (A)* Produc- tivité (B)** Marge à distri-buer (A B = C) Augmen-tation salariale (D)*** Utilisation de la marge (D - C = E)
Allemagne 1999 0,6 0,9 1,5 3,1 1,6
. 2000 2,1 3,0 5,1 2,3 -2,8
. 1999/2000 2,7 3,9 6,6 5,5 -1,2
Autriche 1999 0,5 0,3 0,8 2,1 1,3
. 2000 2,0 n.r. - 2,5 -
. 1999/2000 2,5 - - 4,6 -
Belgique 1999 1,1 1,2 2,3 2,6 0,3
. 2000 2,9 1,3 4,2 2,8 -1,4
. 1999/2000 4,0 2,5 6,5 5,4 -1,3
Danemark 1999 2,1 1,6 3,7 2,5 -1,2
. 2000 2,7 2,4 5,1 2,4 -2,7
. 1999/2000 4,8 4,0 8,8 4,9 -3,9
Finlande 1999 1,3 1,6 2,9 1,8 -1,1
. 2000 3,0 n.r. - 2,8 -
. 1999/2000 4,3 - - 4,6 -
France 1999 0,6 2,5 3,1 1,6 -1,5
. 2000 1,8 2,5 4,3 1,6 -2,7
. 1999/2000 2,4 5,0 7,4 3,2 -4,2
. . . . . . .
Grèce 1999 2,3 4,1 6,4 4,1 -2,3
. 2000 2,9 2,9 5,8 n.r. -
. 1999/2000 5,2 7,0 12,2 - -
Irlande 1999 2,5 8,4 10,9 3,5 -7,4
. 2000 5,3 n.r. n.r. 5,5 -
. 1999/2000 7,8 - - 9,0 -
Italie 1999 1,7 0,3 2,0 1,8 -0,2
. 2000 2,6 1,8 4,4 1,9 -2,5
. 1999/2000 4,3 2,1 6,4 3,7 -2,7
Luxembourg 1999 1,0 2,2 3,2 3,1 -0,1
. 2000 3,8 2,0 5,8 4,5 -1,3
. 1999/2000 4,8 4,2 9,0 7,7 -1,4
Pays-Bas 1999 2,0 1,7 3,7 2,7 -1,0
. 2000 2,3 2,0 4,3 3,4 -0,9
. 1999/2000 4,3 3,7 8,0 8,1 -1,9
Norvège 1999 2,1 0,6 2,7 4,9 2,2
. 2000 3,0 1,8 4,8 n.r. -
. 1999/2000 5,1 2,4 7,5 - -
Portugal 1999 2,2 1,1 3,3 3,7 0,4
. 2000 2,8 2,2 5,0 3,5 -1,5
. 1999/2000 5,0 3,3 8,3 7,2 -1,1
Espagne 1999 2,2 2,2 4,4 2,7 -1,7
. 2000 3,5 2,5 6,0 3,0 -3,0
. 1999/2000 5,7 4,7 10,4 5,7 -4,7
Suède 1999 0,6 3,3 3,9 3,0 -0,9
. 2000 1,3 4,0 5,3 3,0 -2,3
. 1999/2000 1,9 7,3 9,2 6,0 -3,2
R.-U. 1999 1,3 0,8 2,1 3,0 0,9
. 2000 0,8 2,6 3,4 3,1 -0,3
. 1999/2000 2,1 3,4 5,5 6,1 0,6
Moyenne 1999 . . . . -0,7?
. 2000 . . . . -1,9??
. 1999/2000 . . . . -2,6***

* Taux moyens, décembre 1998 à décembre 1999 et décembre 1999 à décembre 2000.

** Notes sur les chiffres de productivité: Autriche - source WIFO; Belgique - source Bureau fédéral du plan; Danemark ? Source Statistiques du Danemark, le chiffre 2000 correspond seulement aux trois premiers trimestres; Finlande ? source Statistiques de Finlande; Espagne ? Ministère de l'économie; France ? source DARES (productivité horaire apparente du travail), estimation chiffre 2000 sur la base du premier semestre; Allemagne ? source Bureau des statistiques fédérales (productivité horaire du travail); Grèce ? source Commission européenne; Irlande ? source Bureau central des statistiques (rendement horaire des travailleurs industriels), premier trimestre; Italie ? source Banque centrale, premier semestre seulement pour l'année 2000; Luxembourg ? source groupe de Doorn; Pays-Bas ? source Bureau central des statistiques (1999), groupe de Doorn (2000); Portugal ? source Banco Espirito Santo, chiffre 2000 estimé; Royaume-Uni ? source Bureau national de statistiques (rendement obtenu par tâche, deuxième trimestre); Suède ? source Statistiques de Suède.

*** Voir notes à la figure 1 ci-dessus.

? Moyenne de 16 pays; ?? moyenne de 11 pays.

Le tableau indique que les syndicats en Europe ont rencontré de grandes difficultés pour parvenir à des accords dans les négociations qui utilisent complètement la marge à distribuer. Des chiffres sont disponibles concernant 11 pays pour la période complète 1999-2000 et ils montrent un écart total de 2,6 points de pourcentage entre les augmentations salariales et la somme des augmentations de l'inflation et de la productivité. L'écart s'est élargi considérablement, passant de 0,7 points en 1999 à 1,9 points en 2000 (alors que ce dernier résultat comprend nettement moins de pays). Pour les quatre pays où les syndicats utilisent la formule de Doorn, l'écart est inférieur à la moyenne, étant de 1,4 points pour la période 1999-2000, et la marge à distribuer était légèrement supérieure en 1999.

Pendant la période complète des deux années, seul le R.-U. a réussi à dépasser la marge à distribuer de 0,6 points; le Portugal et l'Allemagne suivaient de près ce pays. Les écarts les plus importants ont été enregistrés en Espagne et en France. En 1999, l'Autriche, l'Allemagne, la Belgique, la Norvège, le Portugal et le R.-U. ont tous dépassé la marge, mais aucun pays pour lesquels les chiffres sont disponibles n'a réussi de même en 2000. Entre 1999 et 2000, l'utilisation de la marge est diminuée dans tous les pays pour lesquels les chiffres sont disponibles, à l'exception des Pays-Bas.

Les chiffres confirment que la modération salariale s'est poursuivie et s'est même accentuée en 2000, si l'on tient compte de la productivité et de l'inflation.

Augmentations salariales négociées collectivement par secteur

Passant de l'ensemble de l'économie aux secteurs particuliers, nous donnons ci-dessous les chiffres des augmentations salariales négociées collectivement dans des secteurs sélectionnés pour représenter l'industrie manufacturière (produits chimiques), les services (commerce de détail), et le secteur public (services centraux de la fonction publique). Alors que ces chiffres plus spécifiques sont probablement plus précis que les augmentations moyennes générales données dans la section précédente, il est de nouveau conseillé de les utiliser avec la plus grande prudence et les notes sous chaque tableau doivent être lues soigneusement.

Les facteurs qu'il ne faut pas oublier lorsque l'on compare les chiffres d'augmentations salariales sectorielles, qui reflètent souvent les différences des systèmes de relations industrielles nationales, sont les suivants:

  • les chiffres sont obtenus de diverses manières ? habituellement c'est l'augmentation de base prévue dans l'accord sectoriel pertinent le plus récent, mais dans certains cas ils sont aussi le résultat de la moyenne d'un certain nombre d'accords négociés au niveau des entreprises (ex. au R.-U.);
  • les définitions des secteurs et la structure des négociations collectives varient considérablement d'un pays à l'autre, il n'est pas toujours certain que les choses soient comparables;
  • la mesure suivant laquelle le salaire réel reflète les augmentations mentionnées négociées collectivement est variable en raison des primes et paiements supplémentaires de forme diverse plus fortement présents dans certains pays que dans d'autres;
  • les augmentations salariales ne sont pas toujours entièrement intégrées, le recours à des paiements uniques apparaissant dans le cas notamment du commerce de détail en Belgique;
  • l'indexation automatique des salaires peut constituer une part considérable des augmentations salariales enregistrées (notamment en Belgique et au Luxembourg), alors que les chiffres pour 2000 en Espagne excluent les effets des clauses de révision des salaires liée à l'index;
  • Les rôles relatifs des négociations par secteur et par entreprise sont de nouveau un facteur important, du fait que les accords sectoriels mentionnés dans des pays comme la France, l'Italie et le Danemark prévoient seulement des salaires minimaux, une négociation subséquente ayant lieu à un échelon inférieur;
  • les dates auxquelles les diverses conventions collectives, et les augmentations salariales qui en découlent, sont d'application varient fortement et prennent cours rarement au début de l'année civile;
  • dans certains pays, des conventions pluriannuelles sont d'application (notamment en Belgique, Danemark, Finlande, Irlande, Italie et Suède), les augmentations salariales n'étant pas toujours payées en tranches égales, ce qui fausse les chiffres annuels;
  • seule une catégorie de travailleurs peut être mentionnée dans les tableaux là où les négociations sont menées séparément pour les travailleurs manuels et non manuels (notamment en Belgique);
  • dans la fonction publique, les augmentations mentionnées dans les tableaux sont, dans certains cas, non pas le résultat de négociations, mais sont imposées par décision ministérielle, quoique souvent après consultation (notamment en Allemagne et au Portugal).

Si l'on compare les trois secteurs, en 1999, les augmentations nominales moyennes les plus élevées ont été enregistrées dans le secteur de la chimie, avec 3,0%, suivi du commerce de détail avec 2,8% et la fonction publique avec 2,7%. Cependant, en 2000, l'augmentation moyenne dans les trois secteurs a été de 3,0% (également la moyenne de l'ensemble de l'économie), indiquant une stabilité dans le secteur de la chimie mais une tendance à la hausse dans les deux autres secteurs. On peut s'attendre à ce que des augmentations dans la fonction publique puissent être freinées par la pression accrue sur les finances du secteur public en raison du critère de convergence de l'UEM, mais si cela s'est révélé vrai jusqu'à un certain point dans quelques pays en 1999, cette tendance n'est pas apparue en 2000.

Secteur de la chimie

En 1999, un grand nombre d'augmentations salariales nominales ont été accordées dans le secteur de la chimie en Europe, la plus élevée étant de 5,5% enregistrée en Grèce et la plus faible de 0,4% en France (où elle se réfère seulement aux taux minimums). En 2000, la fourchette des augmentations est restée la même, l'augmentation salariale la plus élevée se situant en Irlande, à 5,5% (y compris l'indexation salariale automatique), et la plus faible de nouveau en France à 0,4%. L'augmentation salariale moyenne est restée virtuellement stable de 1999 à 2000 à 3,0% - très semblable aux chiffres moyens de l'ensemble de l'économie (voir figure 1 ci-dessus): en effet, le taux d'augmentation s'est élevé dans quatre pays, a diminué dans sept et est resté inchangé dans trois autres (aucune donnée pour les deux années n'est disponible pour la Belgique et la Norvège) (voir figure 3 ci-dessous).

En 1999, les travailleurs de la chimie en Grèce, au Luxembourg et au R.-U. ont reçu des augmentations salariales négociées collectivement (un point de pourcentage ou plus) sensiblement supérieures à l'augmentation moyenne nationale de tous les secteurs, tandis que ceux de France ont reçu une augmentation notablement inférieure. En 2000, un accord nettement au-dessus de la moyenne a été enregistré en Finlande et une majoration sensiblement inférieure à la moyenne a été accordée en France.


Source: EIRO; * moyennes 1999 et 2000 de 14 pays.

Les chiffres de la figure 3 doivent être lus en relation avec les notes suivantes.

  • Allemagne: les chiffres, provenant des archives des négociations collectives WSI, s'appliquent seulement à l'Allemagne de l'Ouest; le chiffre 1999 concerne une convention sectorielle en vigueur depuis juin/juillet 1999 pour 13 mois; le chiffre de 2000 s'applique à un accord en vigueur à partir de juin/juillet 2000 pour 12 mois; pour l'Allemagne de l'Est, des conventions sectorielles ont aménagé des augmentations de 3,7% (12 mois à partir de janvier 1999) et 2,8% (12 mois à partir de juin/juillet 2000).
  • Autriche: les chiffres (de ÖGB) concernent les conventions collectives sectorielles en vigueur du 1er janvier au 31 décembre 1999 (chiffre 1999) et du 1er janvier au 31 décembre 2000 (chiffre 2000).
  • Belgique: les accords prévoient des augmentations en espèces plutôt que des majorations en pourcentages; pour les travailleurs manuels, le salaire horaire est augmenté de 3 BEF à partir de février 2000 et de 3 BEF à partir de juillet 2000; pour les travailleurs non manuels, le salaire mensuel est majoré de 750 BEF à partir de janvier 2000 et de 750 BEF à partir d'avril 2000; chiffres émanant du Ministère du travail et de l'emploi.
  • Danemark: les chiffres utilisés se rapportent à la convention sectorielle de l'industrie, qui applique le système de "salaire minimum", par lequel les accords sectoriels établissent des taux minimums, les négociations locales subséquentes donnant lieu à d'autres augmentations; le chiffre pour 1999 représente l'augmentation à partir de mars 1999 et le chiffre 2000 l'augmentation à partir de mars 2000.
  • Espagne: les chiffres provisoires viennent des publications des statistiques du travail du MTAS; le chiffre pour l'année 2000 n'inclut pas l'effet des clauses de révision salariale liée à l'inflation.
  • Finlande: les augmentations étaient respectivement d'application à partir du 1er janvier 1999 et du 23 mars 2000; ces chiffres proviennent des statistiques de Finlande.
  • France: Les augmentations étaient appliquées respectivement à partir du 1er mars 1999 et du 1ermars 2000 et concernent des taux minimums.
  • Grèce: les chiffres proviennent du syndicat POEPDHV.
  • Irlande: le chiffre de 1999 inclut à la fois l'augmentation de base prévue dans la convention salariale nationale 1997-2000 P2000 (1,5% pendant les neuf premiers mois de 1999), plus l'augmentation maximum autorisée dans le cadre des négociations locales en 1999 (2%); une augmentation supplémentaire de 1%, non incluse ici, a été appliquée pendant les trois derniers mois de 1999 et les trois premiers mois de 2000; le chiffre s'applique au secteur privé ? dans le secteur public, la clause de négociation locale n'est entrée en vigueur qu'en juillet 1999. Le chiffre 2000 représente le paiement de la première phase dans le cadre de la nouvelle convention nationale PPF valable pour les secteurs privé et public; il y a eu également une prime salariale unique et séparée de "rattrapage" de 3 %, non incluse ici, pour certains groupes d'agents de la fonction publique.
  • Italie: chiffres venant de l'Istat.
  • Luxembourg: les chiffres concernent seulement Du Pont de Nemours, le plus grand groupe de l'industrie chimique au Luxembourg, et comprennent une augmentation liée à l'index automatique de 2,5% chaque année.
  • Pays-Bas: les chiffres proviennent de STAR et des conventions collectives pertinentes.
  • Portugal: les chiffres émanent du syndicat FEQUIMETAL.
  • R.-U.: moyenne approximative d'une fourchette d'accords signalés par IDS pour les produits pétroliers, les produits chimiques et les produits pharmaceutiques.
  • Suède: aucun chiffre n'est disponible sur les augmentations salariales moyennes négociées collectivement, et les chiffres représentent une estimation fondée sur les conventions triennales conclues lors du cycle de négociations au printemps 1998.

Commerce de détail

La fourchette des augmentations salariales nominales dans le secteur du commerce de détail en 1999 a été de 4,9% en Norvège (ce chiffre toutefois comprend des éléments supplémentaires) et zéro en France. En 2000, la fourchette des augmentations a peu changé, l'Irlande venant en tête de liste avec 5,5% et l'Autriche et la France se situant les derniers avec 1,8%. La moyenne s'est élevée de manière sensible de 2,8 à 3% entre 1999 et 2000, le taux d'augmentation s'élevant dans sept pays, diminuant dans trois et restant stable dans quatre (aucune donnée n'est disponible pour les deux années concernant la Belgique et aucune donnée pour 2000 à propos de la Norvège) (voir figure 4 ci-dessous). Les augmentations salariales du secteur du commerce de détail ont été inférieures à la moyenne de l'ensemble de l'économie en 1999, mais ont été égales à celle-ci en 2000.

En 1999, les travailleurs du secteur du commerce de détail en France et au Luxembourg ont reçu des augmentations salariales négociées collectivement sensiblement inférieures (un point de pourcentage ou davantage) aux augmentations nationales moyennes des autres secteurs, tandis que dans aucun pays les travailleurs du secteur du commerce de détail n'ont reçu d'augmentations notablement supérieures. En 2000, le seul accord qui différait sensiblement de la moyenne nationale était la faible augmentation au Luxembourg.


Source: EIRO; * moyenne 1999 de 15 pays; moyenne 2000 de 14 pays.

Les chiffres de la figure 4 doivent être lus en relation avec les notes suivantes.

  • Allemagne: les chiffres proviennent des archives des négociations collectives WSI; le chiffre de 1999 concerne une convention sectorielle en vigueur depuis juillet 1999 pour neuf mois et le chiffre de 2000 s'applique à un accord en vigueur à partir de mai 2000 pour 11 mois;
  • Autriche: les chiffres (de ÖGB) concernent les conventions collectives sectorielles en vigueur du 1erjanvier au 31 décembre 1999 (chiffre 1999) et du 1er janvier au 31 décembre 2000 (chiffre 2000).
  • Belgique: les accords prévoient des augmentations en espèces plutôt que des majorations en pourcentages; dans le secteur des supermarchés, le salaire mensuel a été augmenté de 300 BEF à partir d'octobre 1998 et de 500 BEF à partir de juillet 2000, plus des paiements uniques de 1 000 BEF en mai 1998 et mai 1999; les chiffres émanent du Ministère du travail et de l'emploi.
  • Danemark: les chiffres concernent les travailleurs non qualifiés, les augmentations pour les travailleurs qualifiés se situant à 2,3% en 1999 et 2,2% en 2000; le chiffre pour 1999 représente l'augmentation en vigueur à partir de mars 1999 et le chiffre pour 2000, la majoration appliquée à partir de mars 2000.
  • Espagne: les chiffres provisoires proviennent des publications des statistiques du travail du MTAS; le chiffre pour l'année 2000 n'inclut pas l'effet des clauses de révision salariale liée à l'inflation.
  • Finlande: les augmentations étaient respectivement d'application à partir du 1er janvier 1999 et du 1er mars 2000; ces chiffres proviennent des statistiques de Finlande.
  • France: à partir d'avril 2000, il existe des échelles salariales mensuelles minimales séparées pour les sociétés dont l'effectif est inférieur à 20 travailleurs et qui n'ont pas encore mis en place la semaine de travail de 35 heures et pour les sociétés qui ont déjà appliqué la semaine de 35 heures; la deuxième échelle salariale ne peut pas être comparée avec les taux précédents, de sorte que le chiffre 2000 représente la différence entre la première nouvelle échelle salariale minimum et l'échelle salariale précédente (transitoire) mise en oeuvre en 1998; le chiffre est une moyenne de la fourchette d'augmentations allant de 1,1% à 2,5%, selon la fonction;
  • Grèce: le chiffre de 1999 inclut des augmentations de 2% à partir du 1 janvier et de 1,7% à partir du 1er juillet; le chiffre de 2000 inclut des augmentations de 2,7% à partir du 22 février et de 1,7% à partir du 1er juillet (basé sur une décision de médiation); les chiffres proviennent de la Fédération grecque des travailleurs du secteur privé.
  • Irlande: le chiffre de 1999 inclut à la fois l'augmentation de base prévue dans la convention salariale nationale 1997-2000 P2000 (1,5% pendant les neuf premiers mois de 1999) plus l'augmentation maximum autorisée par les négociations locales en 1999 (2%); une augmentation supplémentaire de 1%, non incluse ici, a été appliquée pendant les trois derniers mois de 1999 et les trois premiers mois de 2000; le chiffre s'applique au secteur privé ? dans le secteur public, la clause de négociation locale n'est entrée en vigueur qu'en juillet 1999. Le chiffre de 2000 représente le paiement de la première phase dans le cadre de la nouvelle convention nationale PPF valable pour les secteurs privé et public; il y a eu également une prime salariale unique et séparée de "rattrapage" de 3 %, non incluse ici, pour certains groupes d'agents de la fonction publique.
  • Italie: chiffres venant de l'Istat.
  • Luxembourg: aucun chiffre disponible, mais il est estimé que les augmentations étaient proches de zéro, à l'exception d'une augmentation automatique liée à l'index de 2,5% chaque année.
  • Norvège: le chiffre, venant de TBU, inclut plus que les augmentations salariales négociées collectivement (par ex. le glissement salarial et les effets de report);
  • Pays-Bas: le chiffre de 1999 concerne une augmentation applicable à partir du 1er janvier 1999 et le chiffre de 2000 une augmentation en vigueur à partir du 1er juillet 2000 (un taux de 1,5% supplémentaire a été payé le 1er janvier 2001); les chiffres proviennent de STAR et des conventions collectives concernées.
  • Portugal: les chiffres de 1999 et 2000 se réfèrent respectivement aux augmentations 1998-1999 et 1999-2000; les chiffres émanent du syndicat FETESE.
  • R.-U.: données obtenues auprès de IDS pour les secteurs du commerce de détail et de la distribution.
  • Suède: aucun chiffre n'est disponible sur les augmentations salariales moyennes négociées collectivement, et les chiffres représentent une estimation fondée sur les conventions triennales conclues lors du cycle de négociations au printemps 1998.

Fonction publique

La fourchette des augmentations salariales nominales dans le secteur de la fonction publique en 1999 a été de 4,7% en Norvège (le chiffre inclut toutefois des éléments supplémentaires) et 0,5% en France. En 2000, la fourchette des augmentations s'est élargie quelque peu, l'Irlande passant en tête de liste avec 8,5% (y compris une prime de "rattrapage" de 3%) et la France se situant encore au dernier rang avec 0,5%. L'augmentation moyenne s'est élevée de manière appréciable de 2,7% en 1999 à 3,0% en 2000, le taux d'augmentation s'élevant dans sept pays, diminuant dans cinq et restant stable dans trois autres (aucune donnée pour l'année 2000 n'est disponible concernant la Norvège) (voir figure 5 ci-dessous). Les augmentations salariales de la fonction publique ont été inférieures à la moyenne de l'ensemble de l'économie en 1999, mais l'ont égalée en 2000.

En 1999, la fonction publique au R.-U. a reçu une augmentation salariale sensiblement supérieure (un point de pourcentage ou davantage) à l'augmentation moyenne nationale pour tous les secteurs, tandis que les fonctionnaires de France et de Grèce ont reçu une augmentation nettement inférieure. En 2000, des accords sensiblement au-dessus de la moyenne ont été enregistrés en Irlande (suite à une majoration spéciale de "rattrapage" pour la fonction publique) et au R.-U. et des montants nettement inférieurs à la moyenne en Autriche, France et Italie.


Source: EIRO; moyenne 1999 de 16 pays; 2000 moyenne de 15 pays.

Les chiffres de la figure 5 doivent être lus en relation avec les notes suivantes.

  • Allemagne: les chiffres proviennent des archives des négociations collectives WSI; le chiffre 1999 concerne une convention sectorielle applicable à partir d'avril 1999 pendant 12 mois, et le chiffre 2000 à une convention sectorielle applicable à partir d'août 2000 pendant 13 mois; les chiffres concernent la convention collective pour le personnel du secteur public non titularisé ? Les augmentations salariales des fonctionnaires sont déterminées par la loi, mais généralement s'alignent sur la convention du secteur public.
  • Autriche: les chiffres (de ÖGB) concernent les conventions collectives sectorielles en vigueur du 1er janvier au 31 décembre 1999 (chiffre 1999) et du 1er janvier au 31 décembre 2000 (chiffre 2000).
  • Belgique: pas d'augmentation négociée collectivement au cours des deux années; les chiffres représentent seulement les augmentations de 2% liées à l'index de juin 1999 et septembre 2000; les chiffres émanent du Ministère du travail et de l'emploi.
  • Danemark: les chiffres de 1999 et 2000 concernent les augmentations respectivement en vigueur à partir du 1er avril 1999 jusqu'au 31 mars 2000, et du 1er avril 2000 jusqu'au 31 mars 2001.
  • Espagne: les chiffres provisoires, venant des publications des statistiques du travail du MTAS, s'appliquent à l'administration publique; le chiffre pour l'année 2000 n'inclut pas l'effet des clauses de révision salariale liée à l'inflation.
  • Finlande: les augmentations étaient respectivement d'application à partir du 1er janvier 1999 et du 1er mars 2000; ces chiffres proviennent des statistiques de Finlande.
  • France: le chiffre pour 1999 se réfère à une augmentation applicable à partir du 1er novembre 1998 (dans le cadre d'une convention de 1998); le chiffre de 2000 se rapporte à une augmentation accordée à partir du 1er décembre 2000 (les négociations salariales sont encore en cours au début de 2001).
  • Grèce: chiffres de la fédération des syndicats ADEDY.
  • Irlande: le chiffre de 1999 inclut à la fois l'augmentation de base prévue dans la convention salariale nationale 1997-2000 P2000 (1,5% pendant les neuf premiers mois de 1999) plus l'augmentation maximum autorisée par les négociations locales à partir de juillet 1999 (2%); une augmentation supplémentaire de 1%, non incluse ici, a été appliquée pendant les trois derniers mois de 1999 et les trois premiers mois de 2000; le chiffre 2000 représente le paiement de la première phase dans le cadre de la nouvelle convention nationale PPF valable pour les secteurs privé et public; il y a eu également une prime salariale unique et séparée de "rattrapage" de 3 % pour certains groupes d'agents de la fonction publique, y compris du personnel titularisé.
  • Italie: chiffres provenant de l'Istat.
  • Luxembourg: les chiffres comprennent une augmentation automatique liée à l'index de 2,5% chaque année.
  • Norvège : le chiffre, émanant du TBU, inclut plus que les augmentations salariales négociées collectivement (par ex. le glissement salarial et les effets de report);
  • Pays-Bas: le chiffre de 1999 concerne une augmentation applicable à partir du 1er août 1999 et le chiffre 2000 une augmentation applicable à partir du 1er août 2000 (un supplément de 0,5% a été payé le 1er janvier 2001); les chiffres proviennent de STAR et des conventions collectives concernées.
  • Portugal: les augmentations sont fixées par décision ministérielle (pour 2000, ordre n° 80/2001 du 8 février) après consultation.
  • R.-U.: moyenne approximative de la fourchette des accords conclus dans les départements de la fonction publique, tels qu'ils sont signalés par IDS.
  • Suède: aucun chiffre n'est disponible sur les augmentations salariales moyennes négociées collectivement, et les chiffres représentent une estimation fondée sur les conventions triennales conclues lors du cycle de négociations au printemps 1998.

Revenus moyens

L'analyse ci-dessus examine les augmentations salariales négociées collectivement, en se fondant principalement sur le contenu des conventions. Une indication plus claire de l'évolution réelle des revenus des travailleurs est fournie par les chiffres des revenus, généralement basés sur une étude des revenus des personnes et incluant des éléments tels que les bonus et le paiement des heures supplémentaires. La figure 6 ci-dessous fournit les données sur les augmentations des revenus moyens en 1999 et 2000 (toutefois les chiffres ne sont pas encore disponibles pour les deux années ? ou pour l'une ou l'autre année dans le cas de la France et du Portugal - et certains chiffres pour 2000 sont partiels).

Cette fois encore, une grande prudence est conseillée et les notes figurant sous le tableau doivent être lues attentivement. La nature des statistiques et les définitions des revenus varient considérablement de pays à pays, et dans certains cas (notamment en Belgique et au Danemark), les chiffres concernent seulement des groupes particuliers de travailleurs.

La fourchette des augmentations des revenus moyens en 1999 se situait entre 4,9% en Norvège et 2,0% en Allemagne tandis qu'en 2000 les extrêmes concernaient l'Irlande, avec 8,1%, et l'Allemagne, avec 1,5% (cependant il y avait davantage de lacunes dans les données nationales pour cette année-là). Le taux moyen d'augmentation dans tous les pays examinés s'est élevé de 3,5% en 1999 à 3,7% en 2000 (quoique cette dernière moyenne soit fondée sur un nombre sensiblement moindre de pays).

Lorsqu'on les compare avec les données relatives aux augmentations salariales négociées collectivement, les chiffres des revenus aident à aplanir jusqu'à un certain point les distorsions provoquées par le fait, par exemple, que les conventions collectives pertinentes dans certains pays prévoient seulement des minimums. Les augmentations des revenus sont donc sensiblement plus élevées que les augmentations salariales négociées au Danemark, en Finlande, Irlande, Italie et au R.-U. (toutefois elles sont plus faibles dans les pays comme l'Allemagne et l'Espagne). Dans l'ensemble, les augmentations moyennes des revenus sont supérieures aux augmentations salariales négociées.

Si l'on considère seulement les pays de la zone euro (et ceux pour lesquels les chiffres sont disponibles), les augmentations moyennes des revenus, de 3,1% en 1999 et 3,6% en 2000, sont inférieures à l'ensemble des pays européens analysés, mais cet écart se réduit considérablement de 0,4 points de pourcentage en 1999 à 0,1 point en 2000 (toutefois, la moyenne de cette dernière année est basée sur un nombre sensiblement inférieur de pays).


Source: EIRO; moyenne 1999 de 14 pays; moyenne 2000 de 10 pays.

Les chiffres de la figure 6 doivent être lus en relation avec les notes suivantes.

  • Allemagne: Chiffres du Bureau des statistiques fédérales (Statistisches Bundesamt Deutschland).
  • Autriche: chiffres des Statistiques d'Autriche.
  • Belgique: les chiffres correspondent aux travailleurs manuels seulement; les augmentations pour les travailleurs non manuels étaient de 1,0% en 1999 et de 3,3% en 2000; le chiffre 1999 couvre la période septembre 1998 à septembre 1999 et le chiffre de 2000 couvre la période septembre 1999 à septembre 2000; les chiffres comprennent l'indexation salariale automatique, les augmentations négociées collectivement et les effets de la réduction du temps de travail; chiffres du Ministère du travail et de l'emploi.
  • Danemark: les chiffres se réfèrent aux travailleurs du secteur privé et couvrent respectivement les années jusqu'en août 1999 et août 2000; pour le secteur public, les chiffres sont de 4,8% pour 1998-1999 et de 2,8% pour 1999-2000; les chiffres concernant le secteur public local sont de 3,8% pour 1998-1999 et de 3,5% pour 1999-2000; les chiffres proviennent des Statistiques du Danemark.
  • Espagne: les chiffres provisoires, extraits des études salariales du MTAS, représentent les revenus mensuels moyens par travailleur (y compris les heures supplémentaires); le chiffre 1999 s'applique à toute l'année jusqu'au quatrième trimestre inclus, et le chiffre 2000 à l'année jusqu'au troisième trimestre inclus.
  • Finlande: les chiffres émanent des Statistiques de Finlande, index de modification salariale annuelle; le chiffre de 2000 est préliminaire.
  • Grèce: chiffres du Ministère de l'économie nationale; les chiffres concernent les augmentations aux prix courant ? les augmentations à prix constant étaient de 2,3% en 1999 et de 1,6% en 2000.
  • Irlande: chiffres du Bureau central de statistique (Central Statistical Office).
  • Italie: chiffres de l'Istat; les chiffres concernent l'augmentation des revenus nominaux bruts; le chiffre 2000 inclut seulement les entreprises de plus de 500 travailleurs.
  • Luxembourg: le chiffre 1999 est évalué à la moitié de l'augmentation de 3,1% enregistrée pour la période de deux ans 1998-1999, plus l'indexation salariale automatique de 2,5%.
  • Pays-Bas: chiffres du Bureau de statistique central (Centraal Bureau voor de Statistiek, CBS).
  • Norvège: les augmentations salariales annuelles calculées par TBU, extraites de diverses sources ? principalement les Statistiques de Norvège (Statistics Norway) (y compris également certains chiffres obtenus auprès d'organisations patronales; ce sont les statistiques disponibles les plus précises, toutefois certains groupes ne sont pas inclus et les chiffres ne sont pas basés sur les changements du revenu individuel.
  • Suède: les chiffres, provenant des Statistiques de Suède (Statistics Sweden), se réfèrent uniquement au secteur privé; le chiffre 2000 concerne l'année jusqu'en octobre.
  • UK: statistiques provenant de l'index des revenus moyens établi par l'Office des Statistiques nationales (Office for National Statistics).

Salaires minimums

Neuf des 16 pays considérés ont un salaire minimum national, fixé soit par la loi ou par une convention intersectorielle nationale. La figure 7 ci-dessous fournit les données sur les augmentations du salaire minimum en 1999 et 2000 pour huit pays ? le salaire minimum irlandais n'a été introduit qu'en 2000. Ces salaires minimums sont généralement augmentés grâce à une certaine forme de mécanisme d'indexation, et dans certains pays grâce à des décisions politiques.

Les augmentations salariales minimales vont de 4,1% (au Portugal) à 0,02% (en Belgique) en 1999, et de 4,1% à 0,02% dans les mêmes pays en 2000. Le taux moyen général d'augmentation s'est élevé très légèrement de 2,9% en 1999 à 3,0 en 2000. Les augmentations des salaires minimaux sont généralement à la traîne des augmentations salariales négociées collectivement, la France constituant toutefois une exception en 2000, les Pays-Bas en 1999 et le Portugal au cours des deux années.


Source: EIRO.

Les chiffres de la figure 7 doivent être lus en relation avec les notes suivantes.

  • Belgique: l'augmentation pour 1999 est appliquée à partir de juin; l'augmentation pour 2000 est appliquée à partir de septembre.
  • Espagne: des augmentations ont été appliquées par des mesures législatives en janvier 1999 et janvier 2000.

France: l'augmentation pour 1999 est appliquée à partir de juillet 1999; L'augmentation pour 2000 est appliquée à partir de juillet 2000; l'augmentation de 2000 est appliquée au taux horaire (celle-ci est en vigueur pour ceux qui ne travaillent pas encore selon la semaine de 35 heures ? The SMIC in the age of the 35-hour week - Le SMIC à l'ère de la semaine de 35 heures - FR0007177N).

  • Grèce: les chiffres donnés concernent les augmentations annuelles ? les augmentations ont lieu tous les six mois; les chiffres se réfèrent aux augmentations à prix courant ? les augmentations à prix constant étaient de 1,0% en 1999 et 0,5% en 2000.
  • Luxembourg: le chiffre donné en 1999 comprend une augmentation de 1,3% appliquée par la loi en janvier 1999 et une augmentation de 2,5% accordée par indexation automatique en août 1999; le chiffre de 2000 n'inclut que l'augmentation accordée par indexation automatique en juillet 2000 (par la suite, il y a eu une augmentation de 3,1% en janvier 2001).
  • Pays-Bas: le chiffre de 1999 inclut une augmentation de 1,63% accordée le 1er janvier 1999 et une augmentation de 1,33% accordée le 1er juillet; le chiffre 2000 inclut une augmentation de 1,26% accordée le 1er janvier et une augmentation de 1,73% accordée au 1er juillet.
  • Portugal: les augmentations ont été appliquées par des mesures législatives en janvier 1999 et janvier 2000.
  • R.-U.: le salaire minimum a été introduit pour la première fois en avril 1999; la première augmentation a été accordée en octobre 2000.

L'Allemagne n'a pas de salaire minimum national obligatoire ou convenu. Cependant, le salaire minimum négocié collectivement dans le secteur de la construction a été étendu par le Ministère du travail pour couvrir l'ensemble de l'industrie et donc fait office de salaire minimum obligatoire pour le secteur. En 2000, le taux a été augmenté de 2%.

Coûts salariaux

Il est évident que les coûts salariaux ne comprennent pas seulement les gains des travailleurs, mais également les coûts indirects tels que les cotisations sociales des employeurs et les taxes liées à l'emploi. Dans la figure 8 ci-dessous, nous fournissons les chiffres d'Eurostat concernant les augmentations des coûts salariaux horaires nominaux pour 1999 et 2000 ? aucune donnée n'est disponible pour la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Les statistiques comprennent: les gains bruts des travailleurs (y compris la valeur de toutes les contributions sociales, les impôts sur le revenu, etc., payables par le travailleur, même si elles sont effectivement retenues par l'employeur et payées directement aux régimes d'assurance sociales, aux administrations fiscales, etc., au nom du travailleur); les contributions sociales; et les taxes liées à l'emploi. (Mark Carley, SPIRE Associates).


Source: Eurostat.

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