Évolution du temps de travail - 2003

La présente étude sur l’évolution de la durée du temps de travail en 2002 et 2003 montre que la durée conventionnelle moyenne de travail hebdomadaire dans l’Union européenne (ainsi que la Norvège) est restée relativement stable, de l’ordre de 38 heures. Dans l’UE et la Norvège, la durée moyenne normale de travail annuel établie collectivement se situe autour de 1 700 heures. Sur les trois secteurs examinés, la métallurgie affiche la durée de travail hebdomadaire conventionnelle la plus élevée, suivie du secteur public local et du secteur bancaire. Le droit au congé payé annuel conventionnel, en légère augmentation, se situe à 26,5 jours en 2003. Dans les pays adhérents et candidats, la durée moyenne de travail conventionnelle est bien supérieure, avec presque 40 heures par semaines et plus de 1 800 heures par an.

Nous tentons dans la présente étude de dégager une vue d’ensemble de la durée du temps de travail - telle qu’elle est établie par les conventions collectives et la législation - dans l’Union européenne, en Norvège et dans 10 pays adhérents et candidats en 2003 (et 2002), basée sur les contributions des centres nationaux de l’Observatoire européen des relations industrielles (EIRO).

La durée du temps de travail demeure une des préoccupations fondamentales des relations industrielles. Si (comme nous le verrons ci-après) les réductions massives généralisées des horaires de travail hebdomadaires sont rares depuis quelques années (à l’exception notable de l’introduction de la semaine obligatoire de 35 heures en France), elles figurent encore à l’ordre du jour de nombreux pays. De plus, des réductions plus minimes du temps de travail continuent d’être négociées, souvent à titre de compensation pour les travailleurs, en échange de l’introduction d’une plus grande flexibilité souhaitée par les employeurs.

L’obtention de réductions supplémentaires du temps de travail constitue encore une revendication majeure du mouvement syndical en Europe. La Confédération européenne des syndicats (CES) a adopté une résolution au cours de son congrès de 2003 (EU0306207F) dans laquelle elle s’engage à 'militer pour la semaine de 35 heures et les mesures innovantes de réduction du temps de travail au travers de la négociation collective combinée, le cas échéant, de manière adéquate avec l’initiative législative, y compris la révision de la directive sur le temps de travail pour garantir qu’elle couvre tous les travailleurs, afin de pouvoir mieux concilier vie professionnelle et familiale, répondre au besoin de postes et de formations de qualité tout en tenant compte des aspects liés à l'emploi et à l'environnement.'

En prenant un exemple au niveau sectoriel européen, lors de son congrès 2003, la Fédération européenne des métallurgistes (FEM) a adopté un programme de travail pour 2003-2007 qui souligne que 'l'organisation et la fixation de la durée du temps de travail demeurent l'un des thèmes prioritaires des négociations collectives et constitue un instrument important dans la bataille contre le chômage'. La FEM réaffirme son engagement - énoncé dans une charte sur le temps de travail de 1998 (BE9912311F) - envers la semaine de 35 heures ainsi qu’envers la norme européenne d’un maximum de 1750 heures contractuelles par an (ce qui correspond à 38 heures par semaine) et d’un maximum annuel de 100 heures supplémentaires rémunérées. Par ailleurs, dans les points d’action adoptés lors de sa conférence de 2003, l’UNI-Europa, l’organisation régionale européenne de l’Union Network International (UNI), s’engage à ce que 'la réduction du temps de travail reste une revendication majeure'.

Comme dans d’autres domaines des statistiques du travail, il s'avère très difficile de procéder à des comparaisons internationales sur le temps de travail. Outre le fait que tous les pays n’assurent pas la collecte de données comparables, il existe aussi des problèmes particuliers:

  • il existe différentes méthodes pour calculer le temps de travail, les calculs sur une base annuelle et non hebdomadaire étant de plus en plus courants dans plusieurs pays (TN0308101S);
  • le fait que la réduction du temps de travail ait été mise en place dans certains pays en introduisant des jours de congé supplémentaires ou en réduisant les horaires annuels tout en laissant relativement inchangée la semaine de travail ordinaire;
  • le recours croissant à des formules où le temps de travail hebdomadaire peut varier considérablement par rapport à une moyenne sur une période de référence;
  • le traitement des travailleurs à temps partiel; et
  • les rôles divergents de la négociation collective et de la législation, cette dernière ayant un impact sur la durée effective de travail dans certains pays, alors que dans d’autres elle ne fixe qu’un 'plafond de sécurité'.

Les statistiques concernant la durée normale de travail hebdomadaire sont également problématiques en termes de comparaison entre les pays car elles éludent des questions telles que les heures supplémentaires (TN0302101S) ou la durée des congés annuels et autres.

La présente étude a pour objet de fournir des informations générales sur les développements actuels, tout en mettant en évidence les pièges impliqués dans un tel exercice de comparaison. Pour des raisons d’espace, et parce que notre but n’est pas d’élaborer un guide statistique, nous ne précisons pas la façon dont les statistiques ont été obtenues pour chaque pays, et attirons plutôt l’attention sur les problèmes. Les chiffres présentés doivent être interprétés avec beaucoup de précaution, et les différentes notes explicatives lues avec attention.

Durée moyenne de travail hebdomadaire conventionnelle

La négociation collective joue un rôle essentiel dans la détermination de la durée du travail dans tous les pays considérés dans la présente étude (bien que dans une moindre mesure dans certains des pays adhérents et candidats). Toutefois, sa nature varie considérablement selon les pays, avec des différences observées dans les niveaux de négociation (intersectoriel, sectoriel, entreprise, etc.), le rôle de chaque niveau et le champ d’application des négociations (bien qu’elle avoisine trois-quarts de la force de travail actuelle de l’UE et environ quatre travailleurs sur 10 dans les nouveaux États membres rejoignant l’UE en 2004). De plus, l’importance des négociations collectives est très variable selon les secteurs d’activité et les catégories de travailleurs. Le rapport entre la négociation collective et la législation sur le temps de travail diffère également selon les pays. La figure 1 ci-dessous présente la durée moyenne normale de travail hebdomadaire convenue collectivement en 2003 pour les travailleurs à temps plein, dans tous les secteurs de l’économie, pour les 26 pays examinés.

Figure 1. Durée moyenne normale de travail hebdomadaire convenue collectivement, 2003

Figure 1. Durée moyenne normale de travail hebdomadaire convenue collectivement, 2003

* Chiffres de 2000, ** Moyenne de tous les pays, *** Moyenne UE et Norvège, **** Moyenne de tous les pays adhérents et candidats, ***** Moyenne de 8 nouveaux États membres rejoignant l’UE en 2004, ****** Moyenne UE élargie (23 États membres)

Source: EIRO.

La figure 1 doit être lue en tenant compte des notes suivantes.

  • Belgique: les statistiques font référence à la semaine de travail réglementaire fixée par la convention collective intersectorielle (elle est passée en janvier 2003 à 38 heures contre 39 auparavant).
  • Bulgarie: les statistiques renvoient à la semaine normale établie dans la grande majorité des accords.
  • Chypre: statistiques de la Fédération panchypriote du travail (PEO).
  • Estonie: tel qu’établi par la loi.
  • Finlande: ces statistiques sont des estimations basées sur les clauses typiques des accords sectoriels.
  • France: depuis le 1er janvier 2002, le temps de travail hebdomadaire normal doit, légalement, être fixé à 35 heures dans toutes les entreprises (celles de moins de 20 salariés bénéficient de dérogations liées aux heures supplémentaires).
  • Allemagne: les statistiques portent sur l’ensemble de l’Allemagne; pour l’Allemagne de l’ouest, le chiffre est de 37,4 heures à la fois en 2002 et en 2003 et pour l’Allemagne de l’est, le chiffre est de 39,1 heures en 2002 et de 39,0 en 2003; les données proviennent des archives de conventions collectives de l’Institut des sciences économiques et sociales (Wirtschafts- und Sozialwissenschaftliches Institut, WSI).
  • Grèce: les statistiques proviennent du Service central de la statistique (ESYE).
  • Hongrie: les conventions collectives prévoient habituellement un temps de travail hebdomadaire réglementaire de 40 heures (bien que le Code du travail permette aux conventions collectives de stipuler une durée moins longue, dans la pratique les écarts par rapport à la durée réglementaire sont relativement rares).
  • Italie: les statistiques correspondent au point médian des 36 à 40 heures hebdomadaires stipulées dans les conventions.
  • Lettonie: tel qu’établi par la loi.
  • Luxembourg: ces statistiques sont des estimations.
  • Malte: alors qu’il n’existe aucune donnée statistique, la plupart des conventions collectives spécifient un temps de travail hebdomadaire normal de 40 heures (selon l’unité bibliothèque et informations, Office national de la statistique)
  • Pays-Bas: les statistiques sont basées sur un échantillon des conventions collectives.
  • Norvège: les statistiques sont basées sur 'le temps de travail normal' des salariés couverts par les conventions collectives; les salariés pratiquant le travail posté (par exemple dans la métallurgie) ou le travail de nuit (par ex. dans les administrations locales de la santé) font moins d’heures par semaine.
  • Pologne: tel qu’établi par la loi.
  • Portugal: aucune donnée disponible depuis 2000; les statistiques proviennent du département des statistiques du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (Departamento de Estatística do Trabalho, Emprego e Formação Profissional, DETEFP) du ministère de l’emploi et de la solidarité.
  • Roumanie: tel qu’établi par l’'unique convention collective nationale tripartite', qui prévoit un cadre minimum de base relatif aux conditions d’emploi.
  • Slovaquie: les statistiques font référence aux salariés dans le cadre du travail à un seul poste - le chiffre équivalent pour les personnes travaillant à deux équipes est de 37,4 heures; données du système d’information de Bratislava sur les conditions de travail.
  • Slovénie: les statistiques sont basées sur la norme dans les conventions collectives sectorielles.
  • Espagne: chiffres calculés à partir des statistiques sur les conventions collectives du ministère du travail et des affaires sociales (MTAS) concernant le temps de travail annuel moyen établi par conventions (1 762 heures en avril 2003), en considérant une semaine de six jours et 274 jours ouvrables par an.
  • Suède: statistiques de l’autorité de médiation (Medlingsinstitutet).
  • Royaume-Uni: les statistiques émanent de l’étude 760 (octobre 2003) sur le 'temps de travail et les congés' de l’Incomes Data Services (IDS).

La figure 1 présente uniquement les données de l’année 2003, car dans la plupart des cas, elles sont identiques à celles de 2002. La durée moyenne de travail hebdomadaire des 15 États membres de l’UE actuels et de la Norvège est restée quasiment stable à 38,0 heures (en baisse par rapport à 38,1 heures en 2002). La seule évolution majeure entre 2002 et 2003 est relevée en Belgique, où la semaine de travail normale fixée dans la convention collective intersectorielle nationale est passé de 39 heures à 38 heures au 1er janvier 2003 (beaucoup d’accords sectoriels prévoient déjà une semaine de 38 heures ou moins - voir ci-après).

En 2003, on a enregistré un écart de cinq heures (de 35 heures en France à 40 heures en Grèce) par rapport à la durée normale de travail hebdomadaire conventionnelle dans l’UE et la Norvège. Toutefois, dans 14 pays, le temps de travail hebdomadaire normal est compris entre 37 et 39 heures incluses.

En étudiant la période 1999-2003, la moyenne du temps de travail conventionnel hebdomadaire pour l’UE actuelle et la Norvège est passée de 38,6 à 38,0 heures et cette évolution est probablement en grande partie due à l’introduction progressive de la semaine de 35 heures en France, conformément à la loi, qui s’est achevée début 2002. Globalement, le temps de travail hebdomadaire est resté relativement stable, avec de très rares diminutions importantes. Comme nous l’avons vu, la principale exception est la France, où le temps de travail a diminué de quatre heures (soit plus de 10%) au cours des cinq années. En Belgique, on relève une réduction de deux heures (soit 5%), au cours de la période, du temps de travail hebdomadaire maximum normal établi dans l’accord intersectoriel national. Les chiffres au Luxembourg, en Suède et au Royaume-Uni ont diminué d’environ une heure (soit 2,5% à 3%). En Allemagne, le chiffre pour l’ouest du pays est resté stable, alors que pour l’est, il a légèrement diminué (de 0,2 heures). La Finlande a probablement connu une baisse, mais les sources de données utilisées n’ont pas été uniformes sur la période, ce qui semble également le cas au Portugal, bien qu’aucune nouvelle donnée ne soit disponible depuis 2000. Les chiffres sont restés inchangés sur la période de cinq ans en Autriche, au Danemark, en Grèce, en Irlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Norvège et en Espagne (malgré une très légère tendance à la baisse dans ce dernier). Ainsi, à quelques exceptions près, les premières années du XXIe siècle ont marqué une relative stagnation (pas générale) du temps de travail moyen normal convenu collectivement. Dans la majorité des pays, la plupart des réductions ont été globalement faibles (avec des exceptions dans des secteurs et entreprises spécifiques), et se sont souvent accompagnées de nouvelles mesures de flexibilité. Toutefois, la moyenne de l’UE et de la Norvège a encore continué à baisser, bien que lentement au cours de ces dernières années.

En examinant de façon plus détaillée la négociation collective sur le temps de travail en 2003, l’événement le plus marquant est survenu en Allemagne. En effet, le syndicat allemand des métallurgistes (Industriegewerkschaft Metall, IG Metall), qui a été pionnier de la semaine de 35 heures en Allemagne de l’ouest, et qui est parvenu à l’imposer dans la métallurgie en 1995, a cherché à s’étendre à l’Allemagne de l’est. Il a réussi à conclure un accord à cet égard dans l’industrie est-allemande de l’acier (DE0307201N) mais a échoué dans la métallurgie, malgré quatre semaines de grève (DE0307204F), et la semaine de 38 heures a été maintenue. Il s’agissait du premier échec d’IG Metall dans un conflit majeur depuis les années 50. Cet événement illustre certainement l’impression que l’ère des grandes réductions globales du temps de travail convenues collectivement est terminée (du moins pour le moment) dans beaucoup de pays de l’UE.

La flexibilité, sous différentes formes, semble désormais le principal thème des négociations sur le temps de travail. Par exemple, des accords sectoriels introduisant ou étendant la flexibilité du temps de travail ont été signés en 2003 dans des pays tels que la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Un exemple intéressant a été relevé au Danemark, où de nouvelles conventions collectives dans les secteurs des finances et des abattoirs/ de la transformation de la viande ont introduit un système innovant d’'options individuelles', qui permet aux salariés de décider de l’utilisation d’une certaine quantité du salaire global - en choisissant entre un salaire plus important, des cotisations de retraites plus élevées ou davantage de temps libre - dans le cadre collectif des accords (DK0302102F). Toutefois, il convient de noter que des réductions significatives du temps de travail global continuent d’être obtenues dans certains cas spécifiques (par exemple, en avril 2003, un accord chez Allied Irish Banks (AIB) a introduit la semaine de 35 heures, qui est relativement rare en Irlande (IE0305201N)).

Les réductions du temps de travail restent à l’ordre du jour de nombreux syndicats dans l’UE, notamment dans les pays avec un temps de travail hebdomadaire conventionnel supérieur à la moyenne. Par exemple, en décembre 2003, la Confédération générale grecque du Travail (GSEE) a demandé qu’une nouvelle convention collective générale nationale soit signée en 2004, qui prévoit des réductions du temps de travail allant dans le sens d’une semaine de 35 heures (GR0402101N). Dans les débats d’ouverture du cycle de négociation 2004 en Suède, les syndicats de l’industrie ont rejeté les propositions des employeurs de mettre un terme aux réductions progressives du temps de travail, équivalent à 0,5% de la masse salariale annuelle, qui ont eu lieu depuis 1998 (SE0401104F).

S'agissant des pays adhérents et candidats, il convient tout d’abord de noter que le rôle actif de la négociation collective dans la fixation du temps de travail hebdomadaire normal est relativement faible dans beaucoup de pays d’Europe centrale et orientale (PECO). Ainsi, dans des pays tels que l’Estonie, la Lettonie et la Pologne, les conventions collectives n’ont pas tendance à s’écarter du temps de travail statutaire (généralement 40 heures). La semaine de travail moyenne convenue collectivement dans les 10 pays était de 39,7 heures en 2003, en baisse par rapport à 39,8 heures en 2002 -1,7 heure de plus que dans les États membres actuels de l’UE et en Norvège. Les seuls changements entre 2002 et 2003 sont relevés en Pologne où le chiffre (basé sur la législation en la matière) a diminué d’une heure et en Slovaquie où la baisse est d’une demie heure. En général, les 10 pays ont encore un temps de travail hebdomadaire normal de 40 heures, à l’exception de la Slovaquie et de Chypre, où les horaires conventionnels tournent autour de la moyenne de l’UE actuelle. Les réductions du temps de travail ne semblent pas avoir actuellement une place importante à l’ordre du jour, à quelques exceptions près. En Bulgarie par exemple, les syndicats ont revendiqué en septembre 2003 une réduction progressive du temps de travail hebdomadaire de 40 à 35 heures (BG0309102F). La première réponse de toutes les organisations patronales a été négative alors que le ministère du travail et de la politique sociale n’a pas souhaité intervenir, préférant laisser les discussions aux mains des partenaires sociaux. En Hongrie, des négociations sur la réduction du temps de travail ont eu lieu en 2003 dans le cadre du Conseil de réconciliation des intérêts nationaux (Országos Érdekegyeztető Tanács, OÉT) mais elles semblent dans l’impasse (HU0307101N).

En ajoutant les huit nouveaux États membres rejoignant l’UE en 2004 considérés ici aux 15 États membres actuels, le temps de travail moyen convenu collectivement atteint 38,6 heures en 2003 (contre 38,7 en 2002), soit 0,6 heure de plus que la moyenne actuelle de l’UE.

Durée maximale légale de la journée et de la semaine de travail

Des négociations collectives sur la durée du temps de travail se sont déroulées dans tous les pays dans le cadre des lois sur la durée maximale du travail. Ces lois doivent au moins respecter les dispositions de la directive (93/104/CE) de 1993 concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail, qui prévoit une durée maximale hebdomadaire de travail de 48 heures (en moyenne sur une période de référence n’excédant pas quatre mois), 11 heures de repos journalier et un temps de travail maximal de huit heures pour les travailleurs de nuit. Les pays candidats doivent avoir mis en œuvre les dispositions de la directive au moment de rejoindre l’UE.

Tableau 1. Durée maximale légale de travail hebdomadaire, 2003
Chypre 48
Danemark: 48
France: 48
Allemagne: 48
Grèce: 48
Hongrie: 48
Irlande: 48
Italie: 48
Luxembourg: 48
Malte: 48
Pays-Bas: 48
Portugal: 48
Roumanie 48
Royaume-Uni: 48
Autriche: 40
Estonie: 40
Finlande: 40
Lettonie 40
Norvège: 40
Pologne: 40
Slovaquie: 40
Slovénie: 40
Espagne: 40
Suède: 40
Belgique: 38

* Il n’y a pas explicitement de maximum hebdomadaire en Allemagne, le chiffre de 48 heures représente une moyenne basée sur la réglementation concernant le maximum quotidien.

Source: EIRO.

Comme le montre le tableau 1 ci-dessus, les pays se répartissent dans deux groupes principaux: ceux qui fixent un temps de travail hebdomadaire maximum à 48 heures tel que spécifié dans la directive sur le temps de travail de l’UE et ceux qui ont adopté une limite plus basse, de 40 heures (ou 38 en Belgique). Dans le premier groupe de 14 pays, le maximum légal est bien supérieur à la durée moyenne conventionnelle ainsi qu’à la durée moyenne effective ou habituelle (voir la figure 5 et le tableau 3 ci-dessous) - et agit principalement comme un «filet de sécurité» (bien que le chiffre de 48 heures comprenne souvent les heures supplémentaires - TN0302101S). Dans le second groupe de 12 pays, le maximum légal est beaucoup plus proche de la durée moyenne conventionnelle ou effective/usuelle de travail hebdomadaire (et identique aux horaires convenus par conventions collectives dans certains cas), ce qui reflète le rôle prépondérant de la législation en matière de temps de travail dans ces pays (bien qu’à nouveau, les heures supplémentaires puissent ne pas être incluses dans ce chiffre). Les pays adhérents ont connu quelques changements dans ce domaine en 2003, avec une semaine maximum introduite pour la première fois à Malte et une réduction du maximum hebdomadaire en Pologne (d’une heure) et en Slovénie (de deux heures). Le maximum a aussi été réduit d’une heure en Belgique.

Dans de nombreux pays, il est possible de dépasser ce plafond légal dans le cadre des dispositifs favorisant la flexibilité du temps de travail, où les horaires hebdomadaires peuvent osciller autour d’une moyenne sur une période de référence (comme le permet la directive de l’UE) (TN0308101S). Par exemple:

  • en Autriche, la durée de travail hebdomadaire peut être modifiée jusqu’à 50 heures sur une période de référence, via un accord, si une moyenne de 40 heures par semaine est maintenue;
  • au Danemark, le maximum de 48 heures doit être respecté en moyenne sur une période de quatre mois;
  • en Estonie et en Slovaquie, la semaine de travail moyenne peut être de 48 heures maximum sur une période de quatre mois, en tenant compte des heures supplémentaires;
  • en Finlande, la durée de travail hebdomadaire peut varier sur une période de référence de 52 semaines, si une moyenne de 40 heures hebdomadaires est maintenue;
  • aux Pays-Bas, la durée maximale est de 48 heures sur une période de référence de 13 semaines. Si aucun accord n’est conclu entre l’employeur et les syndicats (ou le comité d’entreprise), la durée maximale légale de travail est de neuf heures par jour, mais suite à un accord, la journée de travail peut être étendue à 12 heures, tant que les horaires hebdomadaires moyens ne dépassent pas 60 heures sur une période de référence de quatre semaines (et ne dépassent pas 48 heures sur une période de 13 semaines);
  • en Norvège, les horaires hebdomadaires moyens peuvent varier et aller jusqu’à 48 heures, tant que le maximum de 40 heures est maintenu sur une période de référence allant jusqu’à un an. Dans certaines circonstances spécifiques, la période de référence peut être étendue;
  • au Portugal, depuis 2003, les horaires hebdomadaires peuvent atteindre jusqu’à 60 heures dans certaines circonstances;
  • en Espagne, la durée de travail hebdomadaire peut être supérieure si une moyenne de 40 heures est maintenue sur une période de référence; et
  • au Royaume-Uni, la durée de travail hebdomadaire peut être supérieure à 48 heures si la moyenne est maintenue sur une période de référence de 17 semaines.

Tous les pays considérés dans cette étude prévoient également une durée maximale légale de la journée de travail, comme indiqué dans le tableau 2 ci-dessous - même si cela a été introduit en 2003 seulement à Malte et en Slovénie. À Chypre, au Danemark, en Irlande, en Italie et au Royaume-Uni, la durée maximale de travail journalier n’est pas définie explicitement (excepté pour les travailleurs de nuit), mais l’application de la période minimale de repos journalier de onze heures prévue par la directive sur le temps de travail implique un maximum de 13 heures par jour. À nouveau, la prise en compte des heures supplémentaires varie suivant les pays, et la durée de la journée de travail peut souvent être supérieure dans le contexte des dispositifs de flexibilité du temps de travail. Par exemple:

  • en Finlande, la limite de huit heures n’inclut pas les heures supplémentaires;
  • en Allemagne, la durée quotidienne de travail peut être étendue jusqu’à 10 heures, si une moyenne de huit heures est maintenue sur une période de référence de 24 semaines;
  • aux Pays-Bas, comme indiqué précédemment, si aucun accord n’est conclu entre l’employeur et les syndicats (ou le comité d’entreprise), la durée légale maximale de travail est de neuf heures par jour, mais suite à un accord, les horaires journaliers peuvent être étendus à 12 heures, sous réserve que la durée moyenne de travail hebdomadaire ne dépasse pas 60 heures sur une période de référence de quatre semaines (et n’excède pas 48 heures sur une période de 13 semaines);
  • au Portugal, depuis 2003, la journée de travail peut être étendue jusqu’à 12 heures dans certaines circonstances;
  • en Roumanie, le temps de travail quotidien peut être supérieur si la moyenne de huit heures est maintenue;
  • en Espagne, la durée quotidienne de travail peut être étendue si une moyenne de neuf heures est maintenue sur une période de référence; et
  • en Suède, la durée quotidienne de travail peut varier dans certaines circonstances.
Tableau 2. Durée maximale légale de la journée de travail, 2003
Chypre 13
Danemark: 13
Irlande: 13
Italie: 13
Grèce: 13
Royaume-Uni: 13
Malte: 12.5
Hongrie: 12
Autriche: 10
France: 10
Luxembourg: 10
Portugal: 10
Slovénie: 10
Pays-Bas: 9
Norvège: 9
Slovaquie: 9
Espagne: 9
Belgique: 8
Bulgarie: 8
Estonie: 8
Finlande: 8
Allemagne: 8
Lettonie 8
Pologne: 8
Roumanie 8
Suède: 8

Source: EIRO.

Durée conventionnelle de travail hebdomadaire par secteur d’activité

Après avoir examiné l’économie dans son ensemble, examinons à présent certains secteurs d’activité. Les statistiques présentées ci-dessous correspondent à la durée moyenne normale de travail hebdomadaire des travailleurs à temps plein, fixée par négociation collective dans certains secteurs représentatifs de l’industrie manufacturière (métallurgie), des services (banque), et de la fonction publique (secteur public local). Même si ces données plus spécifiques sont probablement plus précises que les moyennes globales figurant au précédent chapitre, il convient de les utiliser avec beaucoup de précaution et de lire attentivement les notes explicatives de chaque figure - tous les avertissements précités sont également applicables aux statistiques sectorielles.

La comparaison des trois secteurs montre qu’en 2003, la métallurgie affiche la durée moyenne de travail hebdomadaire conventionnelle la plus élevée dans l’UE et la Norvège, soit 37,9 heures, suivie de la banque avec 37,6 heures et de la fonction publique locale avec 37,2 heures (même classement qu’en 2001 et 1999). Dans ces trois secteurs, la durée moyenne de travail est inférieure à la moyenne de l’ensemble de l’économie de 38,0 heures. Dans ces trois cas, on a noté de légères baisses au cours de la période de cinq ans 1999-2003, dues en particulier à des pays tels que la France, la Finlande, les Pays-Bas dans le cas de la métallurgie; la France, la Belgique, la Grèce, l’Italie, le Luxembourg et l’Espagne dans le cas de la banque et la France et l’Italie dans le cas du secteur public local. Cela confirme que les réductions du temps de travail (généralement assez faibles) persistent dans des secteurs et pays particuliers, conduisant à une baisse légère mais constante des moyennes globales.

En ce qui concerne les pays adhérents et candidats, la durée conventionnelle de travail hebdomadaire est supérieure à la moyenne de l’UE/Norvège, mais souvent non supérieure à celle affichée par certains des États membres actuels avec une durée de travail plus importante. La différence entre la moyenne pour l’UE et la Norvège et celle des pays adhérents et candidats varie entre 2,1 heures dans la banque et 1,4 heure dans la métallurgie.

Métallurgie

La figure 2 ci-dessous illustre la durée normale de travail hebdomadaire convenue collectivement dans la métallurgie (basée sur les conventions collectives sectorielles applicables, sauf spécification contraire dans les notes explicatives sous la figure). Aucune donnée n’est disponible pour l’Estonie, la Lettonie et la Pologne alors qu’il n’existe pas d’industrie métallurgique en tant que telle à Malte. La figure présente uniquement les données de l’année 2003, en raison des évolutions minimes par rapport aux chiffres de 2002 dans tous les pays, hormis l’Espagne et le Royaume-Uni, où une réduction de 0,1 à 0,2 heure a eu lieu.

Dans l’UE et en Norvège, la durée de travail hebdomadaire moyenne conventionnelle dans la métallurgie était de 37,9 heures en 2003. Depuis 1999, le temps de travail moyen a baissé, avec 38,4 heures au départ, largement en raison des réductions entrées en vigueur en France, en Finlande, aux Pays-Bas et dans une moindre mesure en Espagne et au Royaume-Uni (bien que les sources de données utilisées pour les statistiques de l’EIRO aient changé dans certains pays au fil des années).

En 2003, dans l’UE et en Norvège, la durée de travail hebdomadaire la plus longue dans la métallurgie (40 heures) a été relevée en Grèce, au Portugal et en Suède (bien que le chiffre suédois soit susceptible d’être inférieur dans la pratique, en raison de différentes méthodes de réduction du temps de travail) et la plus courte en France et en Allemagne de l’ouest (35 heures). L’écart, de cinq heures, est identique à celui de la durée moyenne de travail hebdomadaire pour l’économie globale. Le classement des pays est similaire à celui présenté pour l’ensemble de l’économie, bien que la durée du travail dans le secteur de la métallurgie en Allemagne de l’ouest et en Finlande soit bien inférieure à la moyenne nationale, alors qu’elle est nettement supérieure en Italie, au Portugal et en Suède. Dans l’ensemble, la durée moyenne conventionnelle de travail hebdomadaire dans la métallurgie, avec 37,9 heures, est légèrement inférieure à la moyenne globale (38,0 heures).

En ce qui concerne les pays adhérents et candidats, des données sont disponibles pour six pays, avec une semaine de travail moyenne de 39,3 heures en 2003 -1,4 heure au dessus de la moyenne de l’UE et la Norvège. Il n’y a pas eu de changement depuis 2002. La durée de travail hebdomadaire moyenne en Slovaquie et à Chypre avoisine la moyenne de l’UE actuelle, alors qu’elle est de 40 heures (à savoir deux heures de plus que dans l’UE actuelle) dans les quatre autres pays adhérents et candidats. En Slovaquie, le temps de travail hebdomadaire dans la métallurgie est légèrement inférieur à la moyenne de l’ensemble de l’économie alors que dans les autres pays, il est égal ou proche de cette moyenne.

En considérant tous les pays examinés qui rejoindront l’UE après mai 2004, la durée moyenne de travail hebdomadaire dans la métallurgie était de 38,1 heures en 2003, une demie heure de moins que la moyenne de l’ensemble de l’économie et 0,2 heure de plus que dans la métallurgie dans l’UE actuelle.

La norme minimale proposée par la FEM de 38 heures de travail maximum par semaine a désormais été atteinte en moyenne dans les États membres de l’UE actuelle (ainsi qu’en Norvège), mais pas en Grèce, au Portugal, en Suède, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, en Autriche et en Espagne (même si la présence de différents dispositifs sur la flexibilité et les réductions du temps de travail mis en œuvre par le biais de congés plutôt que de réduction de la semaine de travail de base implique qu’aucune conclusion définitive ne peut être tirée sur ce point). Cette norme est presque atteinte dans l’UE élargie, mais avec plus de retard dans la plupart des pays adhérents et candidats.

Figure 2. Durée normale de travail hebdomadaire convenue collectivement dans la métallurgie, 2003

Figure 2. Durée normale de travail hebdomadaire convenue collectivement dans la métallurgie, 2003

* Chiffres de 2002, ** Moyenne de tous les pays, *** Moyenne de l’UE et de la Norvège, **** Moyenne de tous les pays adhérents et candidats, ***** Moyenne de l’UE élargie

Source: EIRO.

La figure 2 doit être lue en tenant compte des notes suivantes.

  • Belgique: les statistiques correspondent à la métallurgie industrielle et artisanale - le sous-secteur de la construction de pont et la métallurgie structurelle, la durée de travail hebdomadaire conventionnelle est de 37 heures.
  • Bulgarie: 37 heures pour les salariés ayant des conditions de travail dangereuses.
  • Allemagne: les statistiques, provenant des archives des conventions collectives du WSI, concernent l’Allemagne de l’ouest; pour l’Allemagne de l’est, les chiffres sont de 38 heures.
  • Grèce: 35 heures dans la construction navale.
  • Italie: estimation basée sur un chiffre annuel de la banque d’Italie (Banca D'Italia) de 1 730 heures (en considérant un congé annuel de 28 jours et 12 jours fériés).
  • Pays-Bas: ce chiffre tient compte des congés accordés pour la réduction du temps de travail - le chiffre de base est de 40,15 heures par semaine.
  • Slovaquie: 33,5 heures pour ceux qui travaillent dans des lieux de travail présentant un risque d’exposition aux substances cancérigènes.
  • Espagne: les chiffres concernent l’ensemble de l’industrie et sont calculés à partir des statistiques sur les conventions collectives du ministère du travail et des affaires sociales (MTAS) sur le temps de travail moyen annuel établi collectivement (1 758,1 heures en 2003), en considérant une semaine de six jours et 274 jours ouvrables par an.
  • Suède: les conventions collectives couvrant la période 2001-2004 prévoyaient que 1,5% de la masse salariale pourrait être prise en congé payé, contribution à un compte de temps de travail ou au comptant, mais aucune donnée n’indique dans quelle mesure ces 'réserves de temps de travail' ont affecté la durée du travail.
  • Royaume-Uni: les statistiques de l’IDS (voir note de la figure 1 ci-dessus), concernent les secteurs de l’ingénierie, dont l’électronique.

Banque

La figure 3 ci-dessous illustre la durée normale de travail hebdomadaire convenue collectivement dans la banque (basée sur les conventions collectives sectorielles applicables, sauf spécification contraire dans les notes explicatives sous la figure). Aucune donnée n’est disponible pour l’Estonie, la Lettonie et la Pologne. La figure présente les données pour l’année 2003 uniquement, compte tenu des évolutions minimes par rapport aux chiffres de 2002 dans tous les pays, hormis le Royaume-Uni, où une très légère augmentation a eu lieu (le chiffre utilisé est une moyenne des accords d’entreprise).

Depuis 1999, la durée de travail hebdomadaire moyenne dans la banque dans l’UE et en Norvège a légèrement diminué, passant de 37,6 à 37,2 heures, largement en raison des réductions en France, en Belgique, en Grèce (où il y a eu une baisse de 1,3 heure en septembre 2002), en Italie, au Luxembourg et en Espagne, avec des temps de travail assez stables par ailleurs.

Dans l’UE et la Norvège, les horaires hebdomadaires les plus longs (40 heures) sont relevés en 2003 en Suède alors que les plus faibles sont relevés en Belgique, en France et au Portugal (35 heures). L’écart, de cinq heures, est identique à celui de la durée moyenne de travail hebdomadaire pour l’économie globale. La durée du travail dans le secteur bancaire est souvent inférieure à la moyenne nationale de l’ensemble de l’économie - dans une vaste mesure en Belgique, en Grèce et au Portugal, et dans une moindre mesure en Finlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne et au Royaume-Uni. Toutefois, le temps de travail dans la banque est bien supérieur à la moyenne nationale en Allemagne et en Suède. Dans l’ensemble, la durée moyenne conventionnelle de travail hebdomadaire dans la banque (37,2 heures) est de 0,8 heure inférieure à la moyenne globale (38,0 heures).

En ce qui concerne les pays adhérents et candidats, des données sont disponibles pour sept pays, avec une semaine de travail moyenne de 39,3 heures en 2003 -2,1 heures au dessus de la moyenne de l’UE actuelle et de la Norvège. Il n’y a pas eu de changement depuis 2002. La durée de travail hebdomadaire moyenne à Chypre correspond à la moyenne de l’UE actuelle, alors qu’elle est de 39 heures environ en Slovaquie et à Malte et de 40 heures (à savoir environ trois heures de plus que dans l’UE actuelle) dans les quatre autres pays adhérents et candidats. À Chypre et à Malte, le temps de travail hebdomadaire dans la banque est inférieur d’une heure environ à la moyenne de l’ensemble de l’économie alors que dans les autres pays, il est égal ou proche de cette moyenne.

En considérant tous les pays examinés qui seront États membres de l’UE après mai 2004, la durée moyenne de travail hebdomadaire dans la banque était de 37,6 heures en 2003, soit une heure de moins que la moyenne de l’ensemble de l’économie et 0,4 heure de plus que dans la banque dans l’UE actuelle.

Figure 3. Durée normale de travail hebdomadaire convenue collectivement dans la banque, 2003

Figure 3. Durée normale de travail hebdomadaire convenue collectivement dans la banque, 2003

* Chiffres de 2002, ** Moyenne de tous les pays, *** Moyenne de l’UE et de la Norvège, **** Moyenne de tous les pays adhérents et candidats, ***** Moyenne de l’UE élargie

Source: EIRO.

La figure 3 doit être lue en tenant compte des notes suivantes.

  • Chypre: temps de travail hebdomadaire normal de 35 heures pendant la saison estivale (mai à août) et de 37,5 heures pendant le reste de l’année.
  • Italie: estimation basée sur un chiffre annuel de la banque d’Italie de 1 639 heures (en considérant un congé annuel de 28 jours et 12 jours fériés); ce chiffre correspond au secteur des crédits et assurances, les statistiques les plus récentes pour le secteur bancaire datant de 2000 (estimées à 37,3 heures par semaine, basées sur un chiffre annuel de 1 649 heures).
  • Malte: estimation du syndicat maltais des salariés du secteur bancaire (Malta Union of Bank Employees).
  • Roumanie: statistique basée sur les conventions collectives des cinq principales banques.
  • Espagne: calculé à partir des chiffres du syndicat COMFIA pour le temps de travail annuel conventionnel (1 700 heures) en considérant une semaine de six jours et 274 jours ouvrables par an.
  • Royaume-Uni: les statistiques de l’IDS (voir note de la figure 1 ci-dessus), concernent le secteur de la finance.

Secteur public local

La figure 4 ci-dessous illustre la durée normale de travail hebdomadaire convenue collectivement dans le secteur public local en 2003 (basée sur les conventions collectives sectorielles applicables, sauf spécification contraire dans les notes explicatives sous la figure). Aucune donnée n’est disponible pour l’Estonie, la Lettonie et la Pologne. Le seul changement entre 2002 et 2003 est relevé en Slovaquie où le temps de travail dans le secteur public local était légalement défini (40 heures par semaine) jusqu’à 2003, date à laquelle la première convention collective du secteur a introduit la semaine de 37,5 heures. La législation joue encore un rôle important, par rapport à la négociation, dans la fixation du temps de travail hebdomadaire dans le secteur public local dans des pays tels que l’Autriche, le Portugal et l’Espagne.

Depuis 1999, la durée conventionnelle moyenne de travail hebdomadaire du secteur public local dans l’UE et la Norvège a légèrement baissé (de 37,9 à 37,6 heures) essentiellement en raison des réductions en France et en Italie, les changements étant rares par ailleurs.

En 2003, dans l’UE et en Norvège, la durée de travail hebdomadaire la plus longue dans le secteur public local (40 heures) a été relevée en Autriche, en Grèce, au Luxembourg et en Suède et la plus courte (33 heures) en Italie. L’écart, de sept heures, est légèrement supérieur à celui de la durée moyenne de travail hebdomadaire pour l’économie globale. La durée du travail dans le secteur public local est bien inférieure à la moyenne nationale de l’ensemble de l’économie en Italie et au Portugal, et dans une moindre mesure en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne et au Royaume-Uni. Toutefois, le temps de travail dans le secteur public local est bien supérieur à la moyenne nationale en Autriche, au Luxembourg et en Suède. Dans l’ensemble, la durée moyenne conventionnelle de travail hebdomadaire dans le secteur public local (37,6 heures) est inférieure de 0,4 heure à la moyenne globale (38,0 heures).

En ce qui concerne les pays adhérents et candidats, des données sont disponibles pour sept pays, avec une semaine de travail moyenne dans le secteur public local de 39,3 heures en 2003 -1,7 heures au dessus de la moyenne de l’UE actuelle et de la Norvège. Le seul changement entre 2002 et 2003 a été relevé en Slovaquie (voir précédemment). La durée de travail hebdomadaire moyenne à Chypre et en Slovaquie est juste en dessous de la moyenne de l’UE actuelle, alors qu’elle est de 40 heures ailleurs (à savoir 2,4 heures de plus que dans l’UE actuelle). À Chypre et en Slovaquie, le temps de travail hebdomadaire dans le secteur public local est inférieur à la moyenne de l’ensemble de l’économie alors que dans les autres pays, il est égal ou proche de cette moyenne.

En considérant l’UE après l’élargissement de mai 2004, la durée moyenne de travail hebdomadaire dans le secteur public local était de 38,0 heures en 2003, soit 0,6 heure de moins que la moyenne de l’ensemble de l’économie et 0,4 heure de plus que dans le secteur public local de l’UE actuelle.

Lors de sa dernière assemblée générale en 2000, la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP) a fixé la semaine de 35 heures comme une revendication prioritaire pour ses adhérents. Elle est toutefois loin d’avoir atteint cet objectif en moyenne en Europe même si la semaine de 35 heures a été instaurée en France, au Portugal et en Italie.

Figure 4. Durée normale de travail hebdomadaire convenue collectivement dans le secteur public local, 2003

Figure 4. Durée normale de travail hebdomadaire convenue collectivement dans le secteur public local, 2003

* Chiffres de 2002, ** Moyenne de tous les pays, *** Moyenne de l’UE et de la Norvège, **** Moyenne de tous les pays adhérents et candidats, ***** Moyenne de l’UE élargie

Source: EIRO.

La figure 4 doit être lue en tenant compte des notes suivantes.

  • Autriche: chiffre habituel pour les salariés du secteur public local; le temps de travail est fixé par la loi ou par des décrets, quasiment tous les salariés de la fonction publique ne bénéficiant pas du droit de conclure des accords collectifs.
  • Chypre: temps de travail hebdomadaire normal de 36 heures pendant la saison estivale (juin à août) et de 38 heures pendant le reste de l’année.
  • Finlande: le chiffre correspond à un maximum plutôt qu’à un temps de travail hebdomadaire normal.
  • Allemagne: les statistiques, provenant des archives des conventions collectives du WSI, concernent l’Allemagne de l’ouest; pour l’Allemagne de l’est, les chiffres sont de 40 heures; secteur public local couvert par un accord national de la fonction publique.
  • Italie: estimation basée sur un chiffre annuel de la banque d’Italie de 1 458 heures (en considérant un congé annuel de 28 jours et 12 jours fériés); ce chiffre correspond à l’administration publique en général.
  • Malte: chiffre provenant de l’association des conseils locaux (Local Councils Association).
  • Portugal: tel qu’établi par la loi (décret-loi n°187/88 du 27 mai 1988).
  • Slovaquie: 36,25 heures pour ceux qui travaillent dans un système à deux équipes et 35 heures pour ceux qui travaillent dans un système à trois équipes ou en continu.
  • Espagne: tel qu’établi par la loi budgétaire de l’état.
  • Suède: les cols bleus dans le secteur municipal de la santé ont une semaine de 37 heures.
  • Royaume-Uni: statistiques de l’IDS (voir note de la figure 1 ci-dessus).

Durée effective/habituelle de travail hebdomadaire

Certains des problèmes rencontrés pour les données concernant la durée normale de travail hebdomadaire établie collectivement sont évités dans les statistiques sur la durée effective de travail hebdomadaire, généralement mesurée à partir des enquêtes sur les forces de travail. Ces statistiques fournissent un aperçu plus précis du nombre d’heures effectivement travaillées au cours d’une semaine donnée, car elles intègrent des facteurs tels que les heures supplémentaires et les absences. Néanmoins, les données nationales sur la durée moyenne de travail effectif hebdomadaire sont souvent problématiques dans le cadre des comparaisons, à cause des différences de définition. Certaines enquêtes nationales ne font notamment pas de distinction entre les travailleurs à temps plein et à temps partiel. Ainsi, dans la figure 5 ci-dessous, nous présentons les statistiques d’Eurostat correspondant à la durée habituelle de travail hebdomadaire travaillée par les travailleurs à plein temps, à partir de ses enquêtes sur les forces de travail 2002, pour les États membres de l’UE, la Norvège et 12 pays adhérents et candidats. La durée habituelle de travail hebdomadaire correspond au nombre d’heures pendant lesquelles la personne travaille normalement, y compris les heures supplémentaires - rémunérées ou non rémunérées - normalement effectuées (mais n’inclut pas le temps de trajet entre le domicile et le travail et les principales pauses pour les repas).

Figure 5. Durée habituelle de travail hebdomadaire, travailleurs à temps plein, 2002

Figure 5. Durée habituelle de travail hebdomadaire, travailleurs à temps plein, 2002

Source: enquêtes sur les forces de travail d’Eurostat.

Dans l’UE et la Norvège, la durée habituelle du travail hebdomadaire la plus longue des travailleurs à temps plein est relevée au Royaume-Uni (d’assez loin), en Grèce et en Espagne et la plus courte en Italie, en Norvège et en France. Entre 2001 et 2003, la moyenne des 15 pays de l’UE a légèrement diminué, de 40,1 heures à 40 heures. La moyenne pour les 10 pays adhérents était supérieure de 1,4 heure à celle de l’UE actuelle en 2002. Tous les pays adhérents et candidats hormis Chypre et la Lituanie ont une durée de travail habituelle supérieure à la moyenne de l’UE actuelle. Toutefois, le temps de travail au Royaume-Uni s’avère supérieur à chacun des pays adhérents et candidats respectivement, hormis la Lettonie.

Dans tous les pays, la durée habituelle de travail moyenne des hommes est supérieure à celle des femmes. L’écart moyen entre les sexes est de 2,2 heures par semaine (ou environ 6%) tant dans l’UE actuelle que dans les pays adhérents et candidats, et il est supérieur de trois heures par semaine ou plus au Royaume-Uni, en Pologne, en Irlande et en Italie, mais il est de moins d’une heure en Autriche, en Suède, en Bulgarie, en Roumanie, en Slovaquie et à Chypre

Dans tous les pays, la durée habituelle de travail hebdomadaire est supérieure à la durée conventionnelle normale de travail hebdomadaire. Dans l’UE et la Norvège, la durée moyenne habituelle de travail hebdomadaire était de 40,0 heures en 2002, contre 38,0 heures pour la durée moyenne de travail hebdomadaire établie collectivement (il n’est pas possible de calculer exactement ce chiffre pour les pays adhérents et candidats, mais l’écart semble similaire à celui de l’UE actuelle). La durée moyenne habituelle de travail hebdomadaire est supérieure d’une heure au maximum à la durée conventionnelle normale en Grèce, en Hongrie, à Malte, en Irlande, au Luxembourg, en Italie et en Norvège. Toutefois, dans sept pays, la durée habituelle de travail hebdomadaire est supérieure de deux heures ou plus à la durée conventionnelle: Chypre, Danemark, Allemagne, France, Slovaquie, Lettonie et Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, on note un écart de 6,1 heures entre les horaires établis par conventions et les horaires habituels, reflétant probablement la tradition culturelle des heures supplémentaires et des horaires de travail extensifs et la faible couverture des négociations collectives dans ce pays.

Les enquêtes sur les forces de travail d’Eurostat pour 2002 fournissent également des statistiques concernant la durée habituelle de travail hebdomadaire des travailleurs à temps partiel, présentées dans la figure 6 ci-dessous.

Figure 6. Durée habituelle de travail hebdomadaire, travailleurs à temps partiel, 2002

Figure 6. Durée habituelle de travail hebdomadaire, travailleurs à temps partiel, 2002

Source: enquêtes sur les forces de travail d’Eurostat.

La durée habituelle de travail hebdomadaire des travailleurs à temps partiel la plus longue dans l’UE et la Norvège est relevée en Italie, en France, en Belgique et en Suède et la plus courte en Irlande, au Danemark, en Espagne et en Allemagne. Entre 2001 et 2002, la moyenne des 15 pays de l’UE a légèrement diminué, de 19,8 heures à 19,7 heures. La moyenne pour les 10 pays adhérents était supérieure de 3,5 heures à celle de l’UE actuelle en 2002. Tous les pays adhérents et candidats hormis la Slovénie ont une durée de travail à temps partiel habituelle supérieure à la moyenne de l’UE actuelle alors que le temps de travail à temps partiel habituel en Italie est supérieur à la moyenne des pays adhérents.

En moyenne, la durée habituelle de travail à temps partiel moyenne des femmes est supérieure à celle des hommes dans l’UE actuelle (de 0,9 heure par semaine) mais inférieure à celle des hommes (de 1,1 heure par semaine) dans les pays adhérents. On dénombre presque autant de pays où les hommes travaillant à temps partiel ont des horaires plus longs et que de pyas où ce sont les femmes travaillant à temps partiel qui travaillent le plus longtemps. Dans le premier groupe de pays, les plus grands écarts (avec les hommes à temps partiel travaillant en moyenne plus de trois heures de plus par semaine que les femmes à temps partiel) sont relevés en Italie, au Luxembourg et en Roumanie. Dans le second groupe, le plus grand écart (avec les femmes à temps partiel travaillant en moyenne plus de quatre heures de plus par semaine que les hommes à temps partiel) est enregistré en Suède et au Danemark.

Il semble qu’il y ait peu de rapport entre la durée du travail à plein temps et à temps partiel, bien qu’elle soit dans les deux cas comparativement supérieure dans un certain nombre de pays adhérents et candidats (notamment en Roumanie, en Lettonie, en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne). Il est intéressant de noter que certains des pays affichant la durée de travail à plein temps habituelle la plus longue sont aussi ceux dont la durée de travail à temps partiel est la plus courte - notamment le Royaume-Uni et la Slovénie - alors que certains des pays ayant la durée de travail à plein temps habituelle la plus faible sont aussi ceux affichant la plus forte durée de travail à temps partiel - notamment en Italie, en France et en belgique.

Comme mentionné ci-dessus, les données nationales sur la durée effective moyenne de travail hebdomadaire sont souvent problématiques dans le cadre des comparaisons, en raison des différences de définition. Toutefois, pour les 16 pays dans lesquels ces informations sont disponibles, elles sont fournies pour les travailleurs à plein temps dans le tableau 3 ci-dessous (beaucoup des chiffres de 2003 ne sont pas encore disponibles).

Tableau 3. Durée effective moyenne de travail hebdomadaire, travailleurs à temps plein, 2002 et 2003
. 2002 2003
Pays Tous Femmes Hommes Tous Femmes Hommes
Autriche: 40.1 39.9 40.2 ne ne ne
Belgique: 39.2 38.0 39.8 ne ne ne
Bulgarie: 40.9 40.7 40.2 40.7 40.6 41.0
Chypre 40.0 39.6 40.4 ne ne ne
Estonie: 42.4 41.5 43.1 ne ne ne
Finlande: 40.7 39.1 42.0 ne ne ne
Irlande: 37.8 32.8 41.9 37.4 32.5 41.4
Lettonie* 43.5 42.0 44.9 ne ne ne
Malte: 40.0 38.3 40.7 39.9 38.2 40.6
Pays-Bas: 39.1 38.1 39.4 ne ne ne
Norvège: 39.0 36.6 40.2 39.6 37.4 40.8
Roumanie 41.6 40.5 42.3 41.3 40.6 42.0
Slovaquie: 40.8 40.5 41.1 40.5 40.0 40.9
Slovénie: 41.5 40.3 42.4 41.1 39.8 42.1
Espagne: ne 37.3 39.8 ne ne ne
Royaume-Uni: 37.8 34.4 39.6 37.5 34.2 39.3

Source: EIRO. * Chiffres de 2001.

Les données du tableau 3 doivent être considérées en tenant compte des notes suivantes.

  • Autriche: statistiques de la chambre du travail (Arbeitskammer); le chiffre pour les hommes est une estimation.
  • Belgique: statistiques de l’enquête sur les forces de travail de l’Institut national de statistique/Nationaal Instituut voor de Statistiek, INS/NIS.
  • Bulgarie: statistiques de l’institut national de la statistique (NSI); les statistiques de 2003 correspondent au second trimestre.
  • Chypre: chiffres de l’enquête sur les forces de travail du service statistique de Chypre.
  • Estonie: statistiques de l’enquête sur les forces de travail de l’ESYE.
  • Finlande: statistiques de l’enquête sur les forces de travail de l’Office finlandais de la statistique.
  • Irlande: chiffres de l’enquête trimestrielle nationale auprès des ménages de l’Office central de la statistique (Central Statistics Office), pour le troisième trimestre de chaque année.
  • Lettonie: chiffres de l’enquête sur les forces de travail pour novembre du bureau central de la statistique (Centrālā statistikas pārvalde, CSP).
  • Malte: chiffres de l’Office national de la statistique pour le mois de juin chaque année.
  • Pays-Bas: statistiques de l’Office central de la statistique (Centraal Bureau voor de Statistiek, CBS), tenant compte des heures supplémentaires.
  • Norvège: statistiques non officielles fournies par les enquêtes sur les forces de travail de l’Office norvégien de la statistique (les salariés provisoirement absents du travail n’ont pas été inclus).
  • Roumanie: chiffres de l’institut national de la statistique (Institutul National de Statistica, INS); chiffres 2003 pour le premier semestre.
  • Slovaquie: chiffres de l’enquête sur les forces de travail de l’office slovaque de la statistique (Štatistický úrad Slovenskej republiky, ŠÚ SR), concernent le quatrième trimestre de 2002 et le second trimestre de 2003.
  • Slovénie: chiffres de l’enquête sur les forces de travail de l’office statistique de la république de Slovénie (Statistični urad Republike Slovenije, SURS), les chiffres 2003 correspondent au deuxième trimestre.
  • Espagne: chiffres calculés à partir de l’enquête sur les forces de travail de l’institut national de la statistique (Instituto Nacional de Estadística, INE), deuxième trimestre.
  • Royaume-Uni: statistique de l’enquête sur les forces de travail de l’Office national de la statistique (Office for National Statistics); les chiffres 2003 couvrent juin à août.

Pour 15 pays, nous disposons également de données sur la durée effective moyenne de travail hebdomadaire des travailleurs à temps partiel - voir le tableau 4 ci-dessous (à nouveau, de nombreux chiffres pour l’année 2003 ne sont pas encore disponibles). Il convient de noter que la définition du travail à temps partiel varie selon les pays.

Tableau 4, Durée effective moyenne de travail hebdomadaire, travailleurs à temps partiel, 2002 et 2003
2002 2003
Pays Tous Femmes Hommes Tous Femmes Hommes
Autriche: 22.0 21.9 22.1 ne ne ne
Belgique: 23.1 23.1 23.3 ne ne ne
Bulgarie: 20.7 20.3 21.6 19.2 19.3 20.8
Chypre 22.0 22.4 21.1 ne ne ne
Estonie: 22.2 22.2 22.2 ne ne ne
Finlande: 20.1 20.4 19.5 ne ne ne
France: 23.6 23.6 23.5 23.2 ne ne
Lettonie* 21.9 21.9 21.9 ne ne ne
Malte: 21.2 21.1 21.6 20.4 19.7 21.6
Pays-Bas: 21.2 20.8 21.9 ne ne ne
Norvège: 20.5 21.2 18.2 20.6 21.2 18.7
Roumanie 25.0 22.1 28.6 25.9 26.4 25.5
Slovaquie: 23.3 23.2 23.4 21.9 22.1 21.5
Espagne: ne 17.2 18.0 ne ne ne
Royaume-Uni: 15.6 15.8 15.1 15.7 15.7 15.5

Source: EIRO. * Chiffres de 2001.

Les données du tableau 4 doivent être considérées en tenant compte des notes suivantes.

  • Autriche: statistiques de la chambre du travail; le chiffre pour les hommes est une estimation.
  • Belgique: statistiques de l’enquête sur les forces de travail de l’INS/NIS.
  • Bulgarie: statistiques du NSI; les statistiques de 2003 correspondent au second trimestre.
  • Chypre: chiffres de l’enquête sur les forces de travail du service statistique de Chypre.
  • Estonie: statistiques de l’enquête sur les forces de travail de l’ESYE.
  • Finlande: statistiques de l’enquête sur les forces de travail de l’Office finlandais de la statistique.
  • France: statistiques basées sur l’enquête sur les forces de travail de l’Institut national de la statistique et des études économiques, INSEE; le chiffre de 2003 correspond au premier trimestre.
  • Lettonie: chiffres de l’enquête sur les forces de travail du CSP pour novembre.
  • Malte: chiffres de l’Office national de la statistique pour le mois de juin chaque année.
  • Pays-Bas: statistiques du CBS, tenant compte des heures supplémentaires.
  • Norvège: statistiques non officielles basées sur les enquêtes sur les forces de travail de l’Office norvégien de la statistique (les salariés provisoirement absents du travail n’ont pas été inclus).
  • Roumanie: chiffres de l’INS; chiffres 2003 pour le premier semestre.
  • Slovaquie: les chiffres de l’enquête sur les forces de travail du ŠÚ SR concernent le quatrième trimestre de 2002 et le second trimestre de 2003.
  • Espagne: chiffres calculés à partir de l’enquête sur les forces de travail de l’INE.
  • Royaume-Uni: statistique de l’enquête sur les forces de travail de l’ONS; les chiffres 2003 couvrent juin à août.

Les statistiques nationales sur les forces de travail en Hongrie, en Irlande, en Italie, en Pologne et en Suède ne font pas de distinction entre la durée effective moyenne de travail hebdomadaire des travailleurs à temps plein et celle des travailleurs à temps partiel, alors que les statistiques françaises ne font qu’une distinction partielle. Le tableau 5 présente la durée effective moyenne de travail hebdomadaire de l’ensemble des travailleurs, dans ces pays.

Tableau 5. Durée effective moyenne de travail hebdomadaire, ensemble des travailleurs, 2002 et 2003
2002 2003
Pays Tous Femmes Hommes Tous Femmes Hommes
France: 36.3 33.4 38.9 38.8 ne ne
Hongrie: 39.5 37.1 41.4 ne ne ne
Irlande: 37.8 32.8 41.9 37.4 32.5 41.4
Italie: 37.0 33.0 39.0 ne ne ne
Pologne: 42.9 39.8 45.4 43.0 39.7 45.5
Suède: 30.4 26.6 33.9 ne ne ne

Source: EIRO. * Chiffres de 2000.

Les données du tableau 5 doivent être considérées en tenant compte des notes suivantes.

  • France: les statistiques correspondent à la durée moyenne de travail hebdomadaire habituelle déclarée par les salariés à l’enquête sur les forces de travail de l’INSEE; les chiffres 2003 portent sur le premier trimestre.
  • Hongrie: statistiques de l’ILO; la proportion de travailleurs à temps partiel est relativement faible, les chiffres représentent donc approximativement les horaires des travailleurs à temps plein.
  • Irlande: statistiques de l’enquête auprès des ménages de l’Office central de la statistique (Central Statistical Office, CSO) pour le troisième trimestre de chaque année.
  • Italie: statistiques de l’Institut national de la statistique (Istituto Nazionale di Statistica, Istat).
  • Pologne: les chiffres de l’Office central de la statistique (Główny Urząd Statystyczny, GUS) correspondent à la moyenne du temps de travail en horaires normaux et supplémentaires; les chiffres portent sur le troisième trimestre de chaque année.
  • Suède: chiffres de l’enquête sur le marché du travail de l’Office suédois de la statistique.

Congé annuel

La durée de travail annuelle dépend en grande partie du nombre de jours de congés payés auxquels les travailleurs ont droit. La figure 7 présente le nombre moyen de jours de congés payés annuel convenu collectivement pour 16 pays disposant de données (harmonisées sur la base d’une semaine de travail de cinq jours). Les chiffres concernent généralement l’année 2003, les seuls changements significatifs par rapport à 2002 étant une augmentation d’un jour au Danemark. Les congés moyens dans l’UE et en Norvège s’élèvent à 26,5 jours et ont légèrement augmenté au cours de ces dernières années, avec 25,6 jours en 2000 (bien que le nombre de pays inclus et les méthodes de calcul n’aient pas été uniformes au cours de cette période). Les congés annuels établis collectivement varient considérablement selon les pays, de 33 jours en Suède à 20 jours en Irlande. Peu d’informations sont disponibles à cet égard dans les pays adhérents et candidats avec des chiffres présentés uniquement pour Chypre et la Roumanie - qui sont tous deux en dessous de la moyenne de l’UE et de la Norvège. Dans la plupart des pays adhérents, les congés annuels sont définis par la loi (voir ci-dessous); bien qu’en Slovaquie, en 2003, dans environ 25% des organisations, une convention collective prévoyait des congés supplémentaires au-delà du minimum légal, généralement d’une semaine.

Figure 7. Durée moyenne du congé annuel établi par convention collective (en jours), 2003

Figure 7. Durée moyenne du congé annuel établi par convention collective (en jours), 2003

* 2001 figure; ** chiffres de 2002, *** Moyenne de l’UE et de la Norvège, **** Moyenne de tous les pays

Source: EIRO.

La figure 7 doit être lue en tenant compte des notes suivantes.

  • Autriche: congés exprimés en jours ouvrables, soit 30 jours, samedis inclus; statistiques de la Chambre des travailleurs (Arbeiterkammer).
  • Danemark: cinq semaines de congé annuel plus quatre jours dont le travailleur peut bénéficier, au choix, sous forme de congés ou de rémunération en 2002 (augmentation à cinq à partir de 2003).
  • Finlande: 25 jours (ou 30 jours, samedis inclus) applicables au bout d’une année d’ancienneté, 20 jours (ou 24 jours, samedis inclus) pour les employés ayant moins d’ancienneté.
  • Allemagne: chiffres couvrant l’ensemble de l’Allemagne; les chiffres pour l’Allemagne de l’ouest sont de 29,2 jours en 2002 et 2003; les chiffres pour l’Allemagne de l’est sont de 28,4 jours en 2002 et de 28,3 jours en 2003; données provenant des archives des conventions collectives de WSI.
  • Grèce: point médian des congés accordés compris entre 20 et 25 jours, suivant l’ancienneté.
  • Italie: calcul basé sur quatre semaines de congés plus le point médian entre cinq et dix jours octroyés dans le cadre de la réduction du temps de travail.
  • Luxembourg: ces statistiques sont des estimations.
  • Pays-Bas: ce chiffre représente 25,3 jours de congés plus six jours attribués dans le cadre de la réduction du temps de travail.
  • Portugal: la norme est de 24 ou 25 jours, le 25e jour dépendant parfois de facteurs tels que l’âge et l’assiduité.
  • Roumanie: calculés sur la base de l'unique accord collectif tripartite national.
  • Suède: le chiffre est calculé comme 25 jours légaux plus le point médian des congés accordés compris entre cinq et 10 jours dans la plupart des conventions collectives.
  • Royaume-Uni: statistiques de l’IDS (voir note de la figure 1 ci-dessus).

Tous les pays étudiés ici prévoient une période minimale légale de congé payé annuel, tel qu’indiqué dans la figure 8 ci-dessous. Dans cette figure, les congés sont exprimés en jours et harmonisés sur la base d’une semaine de travail de cinq jours, et les statistiques fournies correspondent aux congés de base (congés supplémentaires accordés dans certains pays en fonction de l’ancienneté). Les pays de l’UE et la Norvège peuvent être répartis en deux groupes: d’une part, ceux qui appliquent un congé minimal de 20 jours (21 en Norvège et 22 au Portugal et en Espagne), tel que stipulé dans la directive de l’UE sur le temps de travail, et d’autre part, un groupe plus restreint qui applique un congé minimal de 25 jours. Tous les pays adhérents et candidats hormis Malte ont un congé minimal de 20 jours. Ce droit à 20 jours de congés a été introduit en 2003 en Pologne, en Roumanie et en Slovénie, qui avaient tous auparavant des congés minimums de 18 jours.

Le congé annuel moyen conventionnel dépasse de quatre jours ou davantage le minimum légal au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Roumanie, en Suède et au Royaume-Uni - illustrant bien le fait que la législation joue le rôle de «filet de sécurité» dans ces pays. Le congé annuel moyen conventionnel et le minimum légal sont très proches ou identiques en Autriche, en en France et en Irlande, ce qui témoigne du rôle plus actif de la législation.

Figure 8. Congé payé annuel minimal légal (en jours), 2003

Figure 8. Congé payé annuel minimal légal (en jours), 2003

* Moyenne des pays adhérents et candidats, ** Moyenne de tous les pays

Source: EIRO.

La figure 8 doit être lue en tenant compte des notes suivantes.

  • Autriche: le congé (30 jours ouvrables, samedis inclus) augmente de cinq jours à partir de 25 ans d’ancienneté.
  • Chypre: 25 jours pour ceux travaillant six jours par semaine.
  • Estonie: exprimé comme 28 jours calendaires - certains groupes comme les personnes handicapées, ont des congés supplémentaires.
  • Finlande: congé de deux jours (y compris le samedi) par mois calendaire travaillé dans la première année de la relation de travail et 2,5 jours par mois par la suite.
  • France: congé fixé à 30 jours ouvrables ou cinq semaines.
  • Allemagne: congé fixé à 24 jours ouvrables.
  • Italie: fixé à quatre semaines.
  • Lettonie: fixé à quatre semaines calendaires.
  • Malte: exprimé comme quatre semaines et quatre jours ouvrables.
  • Pays-Bas: fixé à quatre fois la semaine de travail conventionnelle.
  • Pologne: le congé passe de 20 à 23 jours après cinq années d’emploi et à 26 jours après 10 ans de travail.
  • Slovaquie: congé fixé à quatre semaines.
  • Slovénie: fixé à quatre semaines, le congé augmente pour les parents d’un jour par an pour chaque enfant jusqu’à l’âge de 15 ans.
  • Espagne: congé fixé à 30 jours calendaires.
  • Royaume-Uni: congé fixé à quatre semaines.

Temps de travail annuel

Les statistiques sur le temps de travail annuel établi par les conventions collectives (cette mesure du temps de travail semble plus précise car elle tient compte des facteurs tels que les congés, les vacances et les modalités de flexibilité) proviennent de sources statistiques nationales pour quelques pays, et sont présentées dans le tableau 6 ci-dessous.

Tableau 6. Durée moyenne conventionnelle de travail annuel, 2002 et 2003
Pays 2002 2003
Bulgarie: 1,718 1,710
Danemark: 1,643 1,636
Finlande: 1,630 ne
Allemagne: 1,656 1,656
Italie: 1,647 ne
Pays-Bas: 1,747 ne
Roumanie 1,840 1,840
Espagne: 1,756 1,757

Source: EIRO.

Les données du tableau 7 doivent être considérées en tenant compte des notes suivantes.

  • Bulgarie: statistiques du NSI correspondant à la durée effective de travail par an; les chiffres de 2003 sont une extrapolation des données pour les neufs premiers mois de l’année.
  • Danemark: statistiques de la confédération danoise des employeurs (Dansk Arbejdsgiverforening, DA).
  • Finlande: 1 686 heures en tenant compte des heures supplémentaires et des emplois secondaires.
  • Allemagne: les statistiques concernent l’ensemble de l’Allemagne; les statistiques pour l’Allemagne de l’ouest sont de 1 643 heures en 2002 et de 1 644 heures en 2003; les statistiques pour l’Allemagne de l’est sont de 1 723 heures en 2002 et 1 722 heures en 2003; données des archives de conventions collectives du WSI.
  • Italie: données de la banque d’Italie; 1 719 heures dans le secteur privé et 1 458 heures dans le secteur public.
  • Pays-Bas: les statistiques sont des estimations basées sur un échantillon des conventions collectives.
  • Roumanie: les chiffres (hors heures supplémentaires) sont des estimations basées sur les dispositions des accords nationaux et sectoriels.
  • Espagne: chiffres des statistiques du travail du MTAS.

Pour parvenir à une estimation annuelle brute du temps de travail normal annuel établi par les conventions collectives dans tous les pays pour l’année 2002, nous avons pris les statistiques sur la durée conventionnelle moyenne de travail hebdomadaire (voir figure 1 ci-dessus) et nous nous sommes basés sur une semaine de travail de cinq jours et une année de 52 semaines. Puis, nous avons soustrait du total annuel la durée conventionnelle moyenne de congé annuel (voir figure 7 ci-dessus) ou, en l’absence de ces données, le minimum légal annuel (voir figure 8 ci-dessus) - ainsi que le nombre de jours fériés annuels, principalement basé sur les données de la Commission européenne pour les États membres de l’UE actuels et de différentes sources nationales pour les autres pays. Lorsque le nombre de jours fériés varie en fonction des régions, nous avons tenté de fournir un chiffre médian (il convient aussi de noter que les congés supplémentaires peuvent être en vigueur localement ou sur la base de conventions collectives ou de coutumes). Le résultat, bien évidemment, ne tient pas compte des facteurs tels que les heures supplémentaires ni d’autres formes de congé. Il ne s’agit que d’une estimation très grossière, mais elle permet de faire quelques remarques d’ordre général.

Dans l’UE et la Norvège, la durée normale moyenne de travail annuel établie collectivement en 2003 se situe à 1 696,8 heures, allant de 1 800 heures en Grèce et en Irlande à moins de 1 600 heures en France. La Belgique et le Portugal sont aussi caractérisés par un temps de travail prolongé, tandis que le Danemark et les Pays-Bas affichent un temps de travail plus court. La moyenne annuelle en Grèce dépasse d’environ 232 heures (plus de 15% en plus) la moyenne française, soit l’équivalent de plus de six semaines de travail en Grèce.

L’examen du classement des 16 pays en termes de durée conventionnelle du temps de travail, montre que les pays affichant les temps de travail hebdomadaire les plus longs et les plus courts sont également ceux qui affichent les temps de travail annuel les plus longs et les plus courts. Toutefois, le classement dans la perspective annuelle ne correspond pas toujours fidèlement au classement dans la perspective hebdomadaire. Certains pays sont classés plus bas dans la perspective annuelle que dans la perspective hebdomadaire, en raison de l’impact du congé annuel relativement long (c’est le cas par exemple de l’Allemagne et du Luxembourg) ou à cause d’un nombre relativement important de jours fériés (par ex. le Portugal), ou en raison de l’effet conjugué de ces deux facteurs (par ex. le Danemark, l’Italie et la Suède). À l’inverse, certains pays sont plus haut placés dans la perspective annuelle que dans la perspective hebdomadaire, en raison de la durée relativement courte du congé annuel (par ex., la Belgique et l’Espagne, bien que les chiffres utilisés correspondent au congé légal minimum, en raison de l’absence de chiffres sur les congés conventionnels) ou d’un congé annuel relativement court conjugué à un nombre limité de jours fériés (par ex. l’Irlande, la Norvège et le Royaume-Uni).

Le total du congé annuel conventionnel et des jours fériés varie, dans l’UE et la Norvège, de 44 jours en Suède à 29 jours en Irlande, soit une différence de près de 50% ou de plus de trois semaines de travail. Parmi les autres pays à forte proportion de congés figurent le Danemark, l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas, tandis que parmi les autres pays à faible proportion de congés figurent la Belgique (bien que le congé annuel légal soit utilisé comme référence ici), le Royaume-Uni, la Grèce et le Portugal. Il est intéressant de noter les variations importantes quant au nombre de jours fériés, de 14 en Espagne à seulement huit aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

Dans les 10 pays adhérents et candidats examinés, la durée moyenne du travail annuel normal conventionnel en 2003 était de 1 805,8 heures - soit 109 heures de plus que la moyenne de l’UE actuelle et de la Norvège, ou l’équivalent de presque trois semaines de travail par an. Environ 80% de cette différence s’explique par un temps de travail hebdomadaire moyen supérieur dans les pays adhérents et candidats, et le reste est imputable à des congés annuels moyens plus importants dans les États membres actuels. La moyenne du nombre de jours fériés par an est légèrement supérieure dans les pays adhérents et candidats que dans l’UE actuelle et la Norvège.

Parmi les pays adhérents et candidats, la durée moyenne de travail annuel établie par convention collective la plus élevée est relevée en Estonie, en Hongrie, en Lettonie et en Pologne et la plus faible à Chypre et en Slovaquie, dont le temps de travail annuel n’est pas très loin de la moyenne de l’UE actuelle et inférieure aux statistiques de certains États membres actuels tels que la Grèce et l’Irlande. On note davantage d’homogénéité concernant les congés annuels dans les pays adhérents et candidats que dans l’UE actuelle, seules Malte et la Roumanie enregistrant un chiffre supérieur à 20 jours. Toutefois, le nombre de jours fériés varie considérablement, de 15 jours à Chypre à sept en Roumanie. Le total des congés annuels conventionnels et des jours fériés varie entre 38 jours à Malte et 30 jours en Estonie, en Hongrie, en Lettonie et en Pologne. (Mark Carley, SPIRE Associates)

Tableau 7. Durée moyenne normale de travail annuel, 2003
Pays A. Horaires hebdo. B. Horaires hebdo. (Ax52) C.Congé annuel (jours) D. Jours fériés (jours) E. Tous les congés (C D) exprimés en heures F. Horaires annuels (B-E)
Estonie: 40.0 2,080.0 20.0* 10.0 240.0 1,840.0
Hongrie: 40.0 2,080.0 20.0* 10.0 240.0 1,840.0
Lettonie 40.0 2,080.0 20.0* 10.0 240.0 1,840.0
Pologne: 40.0 2,080.0 20.0* 10.0 240.0 1,840.0
Roumanie 40.0 2,080.0 24.0 7.0 264.0 1,832.0
Bulgarie: 40.0 2,080.0 20.0* 13.0 264.0 1,816.0
Slovénie: 40.0 2,080.0 20.0* 13.0 264.0 1,816.0
Irlande: 39.0 2,028.0 20.0 9.0 226.2 1,801.8
Grèce: 40.0 2,080.0 23.0 12.0 280.0 1,800.0
Malte: 40.0 2,080.0 24.0* 14.0 304.0 1,776.0
Belgique: 38.0 1,976.0 20.0* 10.0 228.0 1,748.0
Slovaquie: 38.5 2,002.0 20.0* 13.0 254.1 1,747.9
Portugal: 39.0 2,028.0 24.5 11.0 280.5 1,747.5
Espagne: 38.6 2,007.2 22.0* 14.0 277.9 1,729.3
Luxembourg: 39.0 2,028.0 28.0 10.0 300.2 1,727.8
Autriche: 38.5 2,002.0 25.0 12.0 284.9 1,717.1
Chypre 38.0 1,976.0 20.0 15.0 266.0 1,710.0
Royaume-Uni: 37.2 1,934.4 24.5 8.0 241.8 1,692.6
Norvège: 37.5 1,950.0 25.0 10.0 262.5 1,687.5
Suède: 38.8 2,017.6 33.0 11.0 341.4 1,676.2
Finlande: 37.5 1,950.0 25.0 12.0 277.5 1,672.5
Italie: 38.0 1,976.0 28.0 12.0 304.0 1,672.0
Allemagne: 37.7 1,960.4 29.1 10.5 298.6 1,661.8
Pays-Bas: 37.0 1,924.0 31.3 8.0 290.8 1,633.2
Danemark: 37.0 1,924.0 30.0 12.0 310.8 1,613.2
France: 35.0 1,820.0 25.0 11.0 252.0 1,568.0
Moyenne de l’UE et de la Norvège 38.0 1,975.4 25.8 10.8 278.6 1,696.8
Moyenne des pays adhérents et candidats 39.7 2,061.8 20.8 11.5 256.0 1,805.8
Moyenne de tous les pays 38.6 2,008.6 23.9 11.1 269.9 1,738.7

Source: EIRO. * Chiffre du congé légal annuel.

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